Rassemblement pour la dignité des Migrants contre la loi Immigration 2018

Avait lieu un rassemblement contre la loi Asile-Immigration à la place de la républiques amedi 10 février. Une mobilisation pour la dignité des migrants qui dénoncait la politique du chiffre du gouvernement d'Emmanuel Macron et les différentes mesures à venir de la loi à venir. Thierry Paul Valette

Ce rassemblement dénoncait la future loi Asile-Immigration 2018 à venir pour les raisons suivantes :

Rassemblement pour les migrants à l'initiative de Thierry Paul Valette, président de l'Égalité Nationale © Thierry Paul Valette - Égalité Nationale. Rassemblement pour les migrants à l'initiative de Thierry Paul Valette, président de l'Égalité Nationale © Thierry Paul Valette - Égalité Nationale.

Une circulaire du ministre de l’intérieur Gérard Collomb fixant « LES OBJECTIFS ET LES PRIORITÉS EN MATIÈRE DE LUTTE CONTRE L’IMMIGRATION IRRÉGULIÈRE » en date du 20 novembre 2017, donne un triste aperçu de la future loi « Asile-Immigration ». Elle sera répressive et inédite depuis la seconde guerre mondiale.

Rassemblement à l'initiative de Thierry Paul Valette, président de l'Égalité Nationale © Egalité Nationale

Avant même la discussion parlementaire, le ton est donné : logique de l’expulsion au détriment de l’accueil et des droits des personnes étrangères.

En autorisant les contrôles des centres d'hébergement, afin d'identifier les migrants en situation irrégulière, le gouvernement, de facto, ne fait qu'aggraver les choses. Certains préfets ont déjà demandé d’obtenir des listes des personnes hébergées. À cet égard d’innombrables formules de l’accueil sont déployées sur le territoire: CHUM, CAO, CAES etc…

« CONTRÔLER, TRIER, EXPULSER » est la doctrine de la loi Asile-Immigration 2018.

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Plutôt qu’aider favorablement les associations à agir efficacement sur le terrain en offrant des moyens supplémentaires adaptés, nos responsables préfèrent adopter une politique qui fustige et indigne. Les associations réalisent un travail remarquable dans la dignité et n'ont pas à devenir des complices forcés malgré elles.

 

Autre mesure à venir : « LA DURÉE DE DÉTENTION DANS LES CAMPS DE RÉTENTIONS ALLONGÉE » ——>
Ces centres inadaptés et saturés qui ne répondent pas aux réelles difficultés deviendront de mini-centre de détention.
La ville de Rennes en est le parfait exemple.

Cette politique ultrarépressive met en lumière la faiblesse évidente du gouvernement en matière de gestion des flux migratoires et l’échec de sa politique.

Les populations migrantes ne doivent plus subir l'inacceptable. L'accueil de ces hommes, ces femmes et enfants doit se faire dans des conditions dignes. Les actes de violence racistes antimigrants explosent. Des violences physiques aux abus, à la vente d'esclaves, les migrants et réfugiés qui tentent de rallier l’Europe encourent encore plus de risques en raison de leur couleur de peau face à la montée des populismes. Nos véritables valeurs doivent demeurer indélébiles afin d’endiguer le racisme et le rejet de l’autre.

 

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Venir en aide aux populations en difficultés est un délit aujourd'hui en France et nous ne pouvons l'accepter.
Les exemples et témoignages à ce sujet sont de plus en plus nombreux. Les autorités tentent de passer sous silence nombreux d'entre-eux.

Rappelons le cas de Martine Landry, 73 ans, qui parce qu'elle est venue en aide à deux mineurs isolés guinéens venus d'Italie et risque jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.

Rappelons la mise en examen de Cédric Herrou pour aide à l'immigration clandestine.

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Rappelons les cas de toutes ces personnes solidaires traquées qui viennent en aide aux exilés qui empruntent la route des Alpes, au col de l'Echelle pour passer en France dont la plupart venant d'Afrique de l'Ouest.

Rappelons cette nuit du 10 au 11 décembre ou, porte de La Chapelle, des centaines d’Afghans et de Soudanais qui vivaient dans ces campements ont été chassé et les tentes lacérées par près de 350 fonctionnaires de police.

Récemment sur le plateau de "on n'est pas couché" , Yann Moix avait dénoncés des pratiques inhumaines à Calais : eau potable contaminée et couvertures gazée. Réponse immédiate et sans surprise de la préfecture du Pas-de-Calais affirmant que « l'État assure une prise en charge de 400 migrants dans des conditions dignes »

Les actes antisémites, xénophobes, islamophobes explosent également.
Accepter une telle loi Asile-immigration répressive c'est favoriser la montée des extrémismes et par conséquent exploser le nombre de tous ces actes odieux. Le danger est là et bien réel.

 

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