Emmanuel Macron absent de l’hommage national du 13 Novembre

Trois ans après le 13-Novembre, hommage national aux victimes à Paris et Saint-Denis mais sans le président Émmanuel Macron. Des cérémonies ou étaient les associations de victimes, le Premier ministre et les maires de Paris et de Londres. Thierry Paul Valette

Trois ans après, un hommage national est rendu mardi aux victimes des attaques du 13 novembre 2015 avec un cortège qui reliera les six lieux des attentats djihadistes les plus meurtriers commis en France, de Saint-Denis à Paris.

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© thierrypaulvalette

L'absence d'Emmanuel Macron n'est pas surprenante. Il a été remplacé par son Premier ministre, Édouard Philippe.

Aucun président de la République n'étaient donc présents pour assister à ces cérémonies. François Hollande, chef de l'État pendant les attentats, s'est exprimé sur Twitter.

Les deux hommes ont utilisé les réseaux sociaux pour rendre hommage aux victimes. 

Médaille aux victimes, sans Macron

Cette journée sera clôturée par la remise officielle d'une "médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme", créée en juillet 2016, à des victimes des attentats de novembre, à l'hôtel Matignon, la résidence du Premier ministre.

Pour la première fois, le président de la République n'assiste pas à la cérémonie.

En 2017, Emmanuel Macron, élu quelques mois auparavant, et son prédécesseur François Hollande avaient tous deux rendu hommage aux victimes des attentats en empruntant ce même parcours.

Le maire de Londres Sadiq Khan assistait également aux cérémonies pour "témoigner de l'amitié très forte qui lie leurs deux villes et de leur solidarité mutuelle face au terrorisme", souligne-t-on à la Ville de Paris, la capitale anglaise ayant été touchée elle aussi par plusieurs attentats en 2017 et 2018.

Nouvelle échéance : le procès

Certaines victimes attendent désormais le déroulement du procès, qui pourrait avoir lieu en 2020. Malgré l'absence probable des commanditaires, le box des accusés réunira des membres de la cellule qui ont participé à la préparation des attaques et l'unique membre des commandos encore en vie, Salah Abdeslam, actuellement détenu à Fleury-Mérogis, au sud de Paris.

Il avait déposé les trois kamikazes du Stade de France le soir des attaques avant d'abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu'il devait lui aussi effectuer une attaque-suicide.

 

Thierry Paul Valette

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