Force ouvrière: entre crise syndicaliste et dépenses somptuseuses.

Les cadres de Force ouvrière viennent d'être épinglés pour le montant de leurs notes de frais gigantesque. Près de 388 000 euros de notes de frais pour des hauts dirigeants du syndicat FO pour la seule année 2017. Les hauts dirigeants ont plûtot la main lourde. Thierry Paul VALETTE

Entre les loyers, les nuits d’hôtel et les billets d’avion, la direction de la confédération à confirmé les montants gigantesques. Ce scandale s'inscrit dans un contexte ou FO avait subi 635 182 euros de pertes. Pourtant en 2016, les comptes avaient été certifiés.
 Pascal Pavageau venait de quitter ses fonctions en octobre du poste de secrétaire général. Son salaire s'élevait à près de 100 334,65 euros pour la seule année 2017. Selon M. Mailly il s'agirait d'une campagne de dénigrement. 

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Pourtant en 2015 ce sont pas moins de 30 000 euros de vols sur Air France d’une cadre en 2015 qui étaient pointés du doigt. Les pratiques des hauts dirigeants de Force ouvrière sont opaques. La transparence fait défaut au vu de dérives révélées. Laurent Berger, numéro un de la CFDT, précise que,pour le syndicalisme ce n'est jamais bon qu'une organisation syndicale s'enfonce dans une crise.
 
Ce scandale intervient dans un contexte ou les syndicats vont mal. Concernant Fo, ce n'est pas la première fois qu'une polémique éclate. L'existence d'un fichier secret au sein du syndicat avait sidéré beaucoup de monde. Fo n'est pas une petite centrale mais il est le troisième syndicat français. Trouver un remplaçant à Pascal Pavageau n'est pas une mince affaire. Le 6 décembre prochain, 5 millions de personnes iront voter pour choisir leurs représentants. C'est la que se trouve le reservoir des syndicats, Le public représente 19% contre 9% de syndicalisés dans le privé.
 
Pour rappel, à la CGT, Thierry Lepaon était accusé d'avoir réalisé des travaux pharaoniques dans son bureau et dans son logement de fonction. Peu de temps avant il y avait l'hisoire de la caisse noire de l'UIMM qui avait éclaboussé le syndicat patronal. À l'heure ou le pouvoir politique met en difficulté les syndicats, cette crise arrive au mauvais moment. Le président de la République peut se frotter les mains. En effet, Emmanuel Macron n'a pas envie de se confronter avec les partenaires sociaux. 
 
 Par ailleurs, 17,5 millions d’euros ont été partagés entre 268 organisations patronales de branche. Mais les règles vont changer en 2018 : le fonds de financement du dialogue social va revoir ses règles, une centaine de petites organisations patronales devraient être éligibles aux dotations. Et qui dit plus de redistribution, sans hausse du montant global, dit aussi baisse des dotations pour chaque organisation
 
.Cette affaire scandalise d'autant plus qu'en 2016, les organisations avaient touché plus de 83 millions d'euros de financement via le fond du dialogue social dont 19 millions de gros lot pour la CGT. Un total de 122,8 millions d’euros ont donc été partagés en 2016. Un véritable jackpot. Les syndicats jouissent de subventions très importantes et d'avantages conséquents pour ses hauts dirigeants. 
 
La question de l'utilité des syndicats commence à se poser sérieusement et les insultes se font plus nombreuses : "ordure", "mafieux", "cancer" mais aussi "franc-maçon" ou "homosexuel". Les syndicats ont du mal à se renouveler et peu d'idées nouvelles sont apportées.
 
Thierry Paul Valette 

 

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