Plainte contre Brigitte Macron classée sans suite

La plainte contre Brigitte Macron est classée sans suite par le procureur de la république de Paris. Plainte déposée pour des faits de « corruption passive » et « trafic d’influence » dans le cadre du statut de Première Dame. Une assignation à comparaître reste possible pour passer outre la décision du procureur comme la procédure l’y autorise. Thierry Paul Valette

Plainte contre Brigitte Macron classée sans suite

Communiqué de presse : Plainte contre Brigitte Macron pour les faits de « corruption passive » et « trafic d’influence » 

Thierry Paul Valette dénonce le statut de Première Dame / Brigitte Macron © Thierry Paul Valette Thierry Paul Valette dénonce le statut de Première Dame / Brigitte Macron © Thierry Paul Valette
 

La plainte contre Brigitte Macron  https://actu.fr/normandie/lisieux_14366/un-lexovien-depose-plainte-contre-brigitte-macron_18276379.html est classée sans suite par le procureur de la république de Paris. J’avais déposé plainte pour des faits de « corruption passive » et « trafic d’influence » dans le cadre du statut de Première Dame que j'avais fermement dénoncé : https://www.google.fr/amp/s/www.europe1.fr/politique/qui-est-lhomme-a-lorigine-de-la-petition-contre-le-statut-de-brigitte-macron-3406502.amp

Une assignation à comparaître reste possible pour passer outre la décision du procureur comme la procédure l’y autorise. 

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Seulement, dans le contexte très particulier lié à la récente polémique concernant les propos déplacés du président Bolsonaro à l’égard de l’épouse du chef de l’Etat, des propos que je condamne et que je juge sexiste et impardonnables comme toutes les attaques sur son âge ou son physique, je me donne le temps de la réflexion concernant les suites à donner au classement de cette plainte contre l’épouse d’Emmanuel Macron ! 

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Les possibilités de saisir le doyen des juges d’instruction ou d’une assignation à comparaître par voie d’huissier, demeurent largement envisageables. 

 Le statut de « première Dame » doit être définitivement tranché ! La Charte de transparence imposée par le président Emmanuel Macron, suite à la pétition ma pétition virale de 2017 ne règle d’aucune manière la question du rôle de l’épouse du chef de l’Etat qui bénéficie tout de même d’un cabinet, d’un budget de près de 400 000 euros.

Nous précisions que la cour des comptes vient d’épingler l’Elysée pour ses dépassements de budget ! https://www.google.fr/amp/s/mobile.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/brigitte-macron/cour-des-comptes-lelysee-depasse-son-budget_3544167.amp

Cette même cour des comptes dans son rapport annuel avait eu du mal à lister les dépenses liées à l'activité de l'épouse du chef de l'Etat. Il n’avait pas pris en compte l'ensemble des dépenses.  https://www.google.fr/amp/s/mobile.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/brigitte-macron/combien-coute-brigitte-macron-a-l-elysee-on-a-passe-au-crible-les-depenses-de-la-premiere-dame_3542509.amp Je  souligne qu’une éventuelle assignation à comparaître pour Brigitte Macron s’inscrira dans le cadre de la crise des Gilets Jaunes ou la moralisation de la vie publique et la justice sociale et fiscale demeurent des enjeux importants. 

Je demande  à ce qu’un référendum soit proposé aux français concernant le rôle du conjoint d’un président. Seul un véritable encadrement juridique permettra un véritable contrôle si les français sont favorables à un rôle public !  D’aucune manière la question du statut est réglée par la « charte de transparence ».

Bien au contraire. Elle demeure dans une zone de floue inacceptable d’autant que cette charte a été faite sur mesure pour Brigitte Macron. L’épineuse question se posera à nouveau  lorsque Emmanuel Macron quittera l’Elysée. 

Cette charte et ce rôle sont sexistes ! En effet, la possibilité qu’une femme accède à la présidence de la république doit être une réalité. Dans le combat de l’égalité homme/femme, je  considère que cette vision de la place de la femme est un frein à l’égalité des sexes.

En ce sens ce statut est sexiste et renforce ce plafond de verre qui rend difficile l’accès au mandat de Présidente de la République pour les femmes.  Doit être envisagé dans un éventuel statut, suite au référendum que nous souhaitons voir proposé aux français, la possibilité du rôle d’un « premier Homme » !  Les français font le choix de qui accédera à la présidence de la république, il est donc pleinement légitime qu’ils décident de la place et du rôle "du" ou "de la" conjoint( e ) du ( de la ) président (e) ! 

Thierry Paul Valette 

Fondateur des Gilets Jaunes Citoyens 

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