Hommage aux frères Lumière

Je visionne depuis quelque jours, l’ouvrage de Jeanne Beausoleil, Christiane Roger, Jean Michel Lefrancq, Paul Gérard et André Barret ; se nommant : «  Les frères lumières et les premières photographies en couleurs ». ~ Quand la photographie était de la chimie.

C’est un grand livre assez épais, datant de 1989 imprimé par Weber, bienne. Publiant des photos vers 1906 par Louis et Auguste Lumière, avec en bonus un article de Sciences et Vie «  Les 28 étapes de la photographie en couleurs ».

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Emprunté à la médiathèque du coin, ce livre me fait plonger dans la mémoire du début des monochromes d’il y a plus d’un siècle maintenant, et aussi au monde de Albert Kahn.

 

Tiré du livre : «  Dès sa naissance en 1906, le premier procédé industriel de photographie en couleurs, l’autochrome de Louis Lumière, a donné des chefs-d’oeuvre. On découvre avec surprise une sensibilité photographique parallèle à l’oeuvre des grands peintres : Manet, Corot, Millet et des maîtres impressionnistes : Renoir, Monet, Sisley, Pissaro.

 

 

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Les documents choisis dans la famille Lumière, la collection Albert Kahn, la Société Française de Photographie et différentes autres collections donnent pour la première fois aux autochromes leur importance artistique et documentaire et prouvent qu’ils marquent une date essentielle dans l’Histoire de la photographie.

Des textes de divers spécialistes : Jean Beausoleil, Christiane Roger, Jean-Michel Lefranc apportent de nombreuses informations inédites sur l’aventure des pionniers de la photographie en couleurs.

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Un livre riche de sensibilité, de surprises, de rêves et d’émerveillements.

 

Les plaques autochromes.

 

[…]Les raisons de la disparition de la Société Héliographique restent à découvrir, tout comme le fameux album dont on ne saurait dire s’il fut effectivement réalisé, bien que de nombreux auteurs aient déposé des épreuves à cette intention. Le 15 novembre 1853, le journal La Lumière informe ses lecteurs de la création de la Société Française de Photographie, mais il faudra attendre le 5 janvier 1855 pour qu’elle obtienne du préfet de police de Paris, l’autorisation nécessaire.

 

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Dès 1913, l’usine Lumière livrait environ six mille douzaines de plaques autochromes 13 fois 18 par jour, et cette production se poursuivit jusqu’en 1930. A cette époque, la plaque autochrome acheva sa belle carrière : Auguste et Louis Lumière orientèrent définitivement leurs recherches dans des directions différentes : Auguste appliqua ses connaissances exceptionnelles en chimie à la recherche médicale et biologique ; Louis, depuis sa résidence parisienne, poursuivit ses travaux de mécanique, d’acoustique et d’optique physique. Les ingénieurs de la Société Lumière continuaient toutefois à la fabrication du réseau trichrome : Le film plastique remplaçait le verre dans la plupart des techniques photographiques. La levure de bière fut substituée à la fécule de pomme de terre (cette dernière ne pouvant être laminée sur un support souple) et d’intéressantes tentatives préludèrent à l’apparition du film cinématographique en couleur.

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La collection Albert Kahn :

 

[…] La réponse du ministre fut certainement négative puisquee ce n’est qu’en juillet et août 1884 qu’Albert Kahn obtint successivement le titre de licencié en droit et celui de bachelier ès sciences. S’il a quelque peu retardé ses études, ce voyage dans un « lointain pays », le Transvaal, où viennent d’être découverts des gisements importants d’or et de diamants, s’est révélé fructueux. Son intuition ne l’a pas trompé et les valeurs qu’il introduit sur le marché, le de Beers entre autres, subissent une hausse prodigieusement rapide. Après cette réussite il devient fondé de pouvoir puis en 1892, principal associé de la banque Goudchaux. Quelques années plus tard, il en est l’unique propriétaire. Albert Kahn est riche, très riche. Il peut maintenant réaliser la mission dont il se sent, tel un prophète d’Israël, investi.

 

Collections diverses :

 

[…] LOUIS Amédée Mante connaissait en tout cas fort bien Louis Lumière ; celui-ci au cours d’une visite à Seine-Port où Mante avait pris sa retraite, fit lui même de lui un portrait autochrome. On ignore tout des confidences professionnelles qu’avaient pu précédemment échanger les deux hommes et l’utilité qu’elles eurent éventuellement pour chacun d’eux. […] Le dernier autochrome, en dépôt à la Bibliothèque Nationale, est dans l’esprit de l’anecdote historique très appréciée entre 1880 et 1900, genre dans lequel le peintre Paul Delaroche s’illustra ; il prend aujourd’hui caractère d’imagerie comique.

 

Ci joint à ce billet quelques dessins peintures réalisés par mes soins en visionnant ces photos (dans la limite du reproduisible par mon crayon)...

 

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