Les marchands de porte

Quelques portes, quelques évènements, et quelques fruits...

Les portes qui sont grandes au temps des rois, à tailles humaines pour les nouveaux règnes liés aux grandes libertés. Dont certains bâtiments de lieu de rassemblement publique n’affichent plus de grandes portes d’entrer ou de sorties, mais parfois ces passages sont beaucoup plus petits.

Qui sont les spécialistes des petites portes modernes ? Dans certains avions, il s’agit de petites portes pour les toilettes, tandis que les toilettes publiques dans les rues de grande ville sont plutôt des portes coulissantes en mode “sésame ouvre-toi”. Et ces cages portes d’ascenseurs qu’on prie pour qu’elle ne se bloque pas de peur d’en devenir claustrophobe. L’automatisation des portes ou plutôt de leurs domotiques, permet donc parfois grâce à ce léger luxe, de ne même pas appuyer sur la poignée.

Quant-à celles qui ne sont pas misent en place dans le changement de pièce pour faire entrer la grande lumière de l’extérieur, et faire fuir le côté obscur. Ou mieux celles qui sont calées par un morceau de carton, pierre, ou planche, pour éviter qu’elle se ferme brusquement d’un courant d’air.

Sans oublier ces femmes qui découpaient les portes blindées d’un coup de scie circulaire, et ma préférée de porte celle de l’issu de secours avec son “néon” et son logo, qui est présente dans tous les backstages de salle de concert ou lieu très fréquenté, qu’est-ce que ça doit sauver des vies à s’en demander dans le monde tous les jours le chiffre de personne sauvé par ces portes issus de secours…

 

Il aimait les fraises sucrées avec ses grosses lèvres, bien pulpeuse, quand il en a léché quelques-unes, du bout de sa langue, une sensation le prenait dans le cou, un battement d’excitation, quelque chose de délicieux et doux sans nom. Sa grande langue sortait très lointainement, à s’en faire mal, il nommait ça “tirer sa langue au maximum, en la musclant”. Une technique propre pour savourer.

L’abondance de fraises, l’avait rendu dingue à ne plus savoir où se mettre la tête, c’est pourquoi, d’une fusée de pétard, Hagnique, se mit à observer les petites framboises. Il y en avait trop de toutes ces baies, et que faire de son accumulation ? Si ce n’est qu’aucune possibilité de partager, seul et face à cette surabondance, tout semble difficile d’être avalé en une seule fois. Tout engloutir, oui il voudrait tant, le bon remède est de se rendre malade pour avoir avalé d’un trait trop de fraises, ou pire à en chopper de petites chiasses, mais sans pour autant chier rouge comme de la betterave.

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Là où il en vient, de ces étages qu’il explore au fil du périple ; avec énormément de portes perpendiculaires les unes aux autres, permet pour les commerces de casser les prix, mais aussi casser ces portes pour en vendre de nouvelles en un bon matériel. Qui d’un double des clés emprunté en ville, vite fait en doublon lors d’une marche d’un naïf, qui lui aussi ne s’en douterait même pas un instant que ses clés ne sont plus dans sa poche ni dans son sac. Hagnique lui, c’est son secret, les portes qui ne le freinent pas, il les a vu et revu sur son ordinateur, les photos de porte dans sa base de donnée MySQL, répertorié par taille, épaisseur, ou prix.

Lui son métier c’est d’établir des devis pour vendre ces portes, dans tous les commerces. Rien ne l’arrête, “qui donc parle comme des putes derrière celle-ci ?”, c’est aussi ainsi qu’il se met pleins les poches dans la vente de caméra. Rien ne l’arrête, Hagnique mettait souvent du temps à examiner tous les devis qu’il traitait sous une loupe à la chaîne, son entreprise elle ne traversait pas la crise, c’est de cette façon qu’il engage un esclave pour l’embaucher (dit comme ça on y croit mieux) : continuer le rythme effréné de vente de son activité commerciale. Ce qui coule au fond, de ses chiottes, est lui aussi recyclable, puisque tout est réutilisable. Hagnique avait cependant oublié qu’une chose : que le cerveau de son esclave obéit à une force maléfique, qui n’éprouve aucun besoin particulier, cet esclave qui n’aurait rien demandé est nommé Glouri le jeune. Pas très futé mais très docile, lui qui accepte bien grand-chose comme une mal bouffe, des chips, quelques bonbons et surtout des sauces légèrement sucrées.

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