Fisémé : Clandestin et enfant !

Avec quelques illustrations rapidement faite pour la fiction !

Fisémé était un jeune garçon aimant la vie, il traversait les âges comme un vagabond sans parents, dans des trains à travers l’Europe, il connaît comment parcourir sans se faire attraper, dans les wagons, il peut dormir dans ses habits déchirés chauds, sans le moindre centime, aux saisons les plus durs, sans aucun papiers d’identités, il voyage aux frais de la princesse, quelques petits contrats avec l’appui de malfaiteurs, qui l’ont repéré déjà très jeune dans le berceau, lui qui savait que pleurer et dire « areu areu ».

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Fisémé, a des qualités indénombrables, une gentillesse hors limite. Cette nuit, le train s’arrête dans non pas une gare mais un endroit sans quai, un genre de forêt, sortie de nulle part, une voix fait écho et résonne au loin. Une lampe éclaire, ça sent la cigarette, puis d’un coup de sifflet le train repart lentement, en marche vers l’inconnu pour cet enfant. Ces trains ne sont plus équipés modernement mais bourré d’objet inutile ne servant à rien, en dégradation, sans aucun entretiens d’intérieur. Cette fois ci, le périple continue, dans la misère. Comment tenir le coup, sans avoir même pas une bible de voyage à lire, avec l’insalubrité les soucis de santé peuvent arriver rapidement. D’ailleurs, Fisémé aperçois dans un hublot de compartiment, un jeune couple qui ont l’air d’être exténué, se blottissant l’un contre l’autre pour peut-être avoir moins froid, ils étaient équipés d’un gros sac.

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Malheureusement, Fisémé ne les approchera pas, risquant de se lier d’amitié, et de perdre de vue plus tard en gagnant comme sentiment la nostalgie. Se demander « ce que devient tel ou tel personne » est très frustrant dans cette vie solitaire qu’il mène. Quant aux comportements des autres voyageurs est imprévisible, bien qu’ils soient assez peu à braver avec courage « les gares fantômes », certains ont des groupes qui forment des querelles, ils ne parlent pas tous les mêmes codes, langages ; d’autres se connaissent un peu mieux et forment des partenaires idéals pour certains commerces dit illicites, où le second marché de bazarderie, échangeant même de petits biens.

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