Coût du travail / coût du capital

Depuis 2002, les cotisations sociales pèsent moins lourd que les dividendes bruts distribués dans les comptes des Sociétés Non Financières (les SNF totalisent presque 65 % des rémunérations versées et 86 % des dividendes distribués).

Les salaires et traitements ont augmenté, mais ont été compensés par une diminution des cotisations sociales.

Du coup, la charge globale de la masse salariale pour les SNF n’a quasiment pas bougé depuis 1993.

Le coût du travail n’est aucunement responsable de la baisse des marges des entreprises.

 

Si  l’augmentation des dividendes n’a pas été prélevée sur la masse salariale, d’où provient-elle ?

En 2000, le montant de l’impôt sur les sociétés était 20 % plus important que les dividendes, il était en 2011 inférieur de 50 % (ce qui représente un manque à gagner d’environ 16 milliards d’euros)

 

Il est étonnant [?] que l’État ne retourne jamais vers les entreprises les accusations qui lui sont faites. Pourtant, les cadres ne sont pas les premiers à dénoncer des dirigeants parachutés dans des secteurs d’activité auxquels ils ne connaissent rien, choisis pour leur carnet d’adresses plus que pour leurs compétences, obsédés par la performance financière sans volonté de construire un outil de production, passant d’une entreprise à l’autre à toute vitesse. ”(Arnaud Parienty)

source :  http://www.legrandsoir.info/competitivite-et-cout-du-travail-le-mauvais-debat.html

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