Cela doit être le mieux de ce à quoi l’on peut s’attendre

Si les bourreaux ont la charge de consoler les victimes, Qui se charge de leur rendre justice ?.

Il y a une dame qui s’est présentée devant un opérateur, 
En pensant trouver chez cet opérateur de la sécurité, 
De la protection.
Elle est contrainte de s’adresser à lui, 
Contrainte par la violence, 
Contrainte par la peur, 
Violence dont elle porte les marques sur le corps, 
Peur qu’elle abandonne en confiance à son interlocuteur.

Il y a cette affaire qui concerne un opérateur, 
Un opérateur violent, 
Un opérateur suivit par un addictologue, 
Qu’est-ce que cela peut bien dire ?
Un opérateur condamnait pour violence intra-familiale ?
Qu’est-ce que cela peut bien dire ?
On ne sait pas, 
Mais la femme de cet opérateur a porté plainte contre lui. 

Et il y a une décision qui s’est énoncée, 
De placer cet opérateur, 
Violent,
Face à cette dame qui venait confier,
La violence,
Qu’elle subissait.

Si les bourreaux ont la charge de consoler les victimes,
Qui se charge de leur rendre justice ?.

Dans une dimension, beaucoup moins dramatique, j’ai un ami qui travaille dans une institution étatique et il me dit qu’il rencontre des situations similaires.

C’est-à-dire, qu’il y a à son travail, au moins une personne en responsabilité d’un domaine d’action stratégique qui exècre l’objet de l’action dont il a la responsabilité et qui prend toutes les décisions concernant le domaine en question, en rapport à l'aversion que le domaine lui inspire.

Est-ce cohérent, qu'à titre personnel et au mépris de la déontologie et des projets de la structure qui t'accorde sa confiance et une rémunération, de prendre des décisions, motivé par ses joies ou ses aigreurs personnelles, et cela, contre tes responsabilités, contre ta réussite, contre ton entreprise, contre tes clients, contre le bon sens ?.

Cela est viable et possible, précise-t-il, uniquement dans les structures étatiques où les agents considèrent leur budget illimité.

Quand il est question d’argent, ce n’est que de l’argent de perdu, mais quand l’on a en face de sois des personnes, c’est de la santé, c’est la vie qui peut se perdre.

Il me disait par exemple, que les 6 premières années du contrat d’un agent de l’état étaient réalisées en 2 CDD de trois années et lorsqu'un agent veut changer d’appartement, comme il faut un CDI pour rassurer les propriétaires, il lui est fourni un justificatif à cet effet, et bien, lorsque l’agent n’est pas apprécié par sa N+1, par exemple, on ne lui fourni pas les documents.

Cela veut dire que, un agent de l’état français, peut se retrouver à la rue, sans même que son administration soit sensible à sa situation.

C’est-à-dire que, un agent de l’état français, pour trouver un logement, est contraint de falsifier son contrat de travail. 

Les hommes ne sont pas des dieux pour les hommes, force est de constater qu’ils sont toujours des animaux les uns avec les autres, s’autorisant de faire leur travail avec probité ou avec mépris selon qu’il aime ou qu’il n’aime pas, ce qu’ils font, les personnes qu’ils ont en face d’eux, le temps qu'il fait.

Qu'aurait-elle pu dire ?
Qu'aurait-elle pu faire ?
À quoi aurait-elle du ressembler ? 
Pour être encore parmi nous aujourd'hui.

Il y a quelques jours, je rentrais chez moi et je passais à côté du commissariat de mon quartier et depuis les attentats, ils ont bloqués la rue, à ma gauche, il y a un groupe de policier de garde devant le commissariat et en arrivant à leur niveau, j’entends un agent qui s'adressait à ses interlocuteurs en ces termes : « Nik sa mère on s’en ba lé couiles », je ne me suis pas retourné, mais j’étais surpris, je ne voulais pas me faire remarquer, j’ai tracé, vite.

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