Le bruit des bottes et les kicks et les snares

Ils affirment que la terreur est plus forte que les émotions,
Que le consentement s’obtient sous les menaces et la pression,
Que le bruit des bottes est plus solennel que les kicks et les snares,
Qu’un rire sur le dancefloor déclare au silence, la guerre.

Ils ont troqués leurs uniformes austères contre des costumes,
Ordonnant de faire couler le sang sur l’herbe pour quelques dollars de plus,
Petit enfant petit enfant petit enfant de la terreur,
Souvient toi que la patrie est rancunière avec ses sauveurs.

Il est vrai que la violence écrase les émotions,
Qu’on obtient la soumission sous les harcèlements et la pression,
Que les bottes piétinent les hithats et les Toms
Que les cris et les pleurs sur le dancefloor abreuvent la folie des ordres.

Sommes-nous donc arrivés à l’impossibilité de la jeunesse ?,
Affolée, courant dans les rues, poursuivit par la détresse,
Petit enfant petit enfant petit enfant de la liberté,
Serre les dents, lève le poing, ta force est la fraternité.

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