Le théâtre des masques

Il ne s'agit pas ici de répéter les arguments éculés, mais d'analyser l'utilité des masques en ne s'intéressant qu'aux seules informations officielles (OMS, Santé Publique France, Olivier Véran), ce qui n'a pas été fait jusque là. Et même en s'en tenant à l'analyse des seules données qui servent de base à la politique sanitaire, il y a de sérieuses raisons de questionner l'utilité dudit masque.

L’Impéritie Sanitaire : ASSEZ !
Parce qu’il faut bien que quelqu’un le dise

               Préambule

                Si l’on prend la peine de faire des recherches sur l’utilité du masque, on tombe très rapidement sur deux catégories de publications :

  • Les publications des médias nationaux, du gouvernement et autres qui en font la promotion permanente et obligatoire, sans le moindre recul et sans la moindre retenue.
  • Et des propos essentiellement issus des réseaux sociaux qui mêlent le vrai au faux et expriment le plus souvent une opposition de principe au port du masque sans pour autant s’encombrer d’une analyse rigoureuse des connaissances scientifiques disponibles.

Et, dès lors que l’apport des seconds est des plus fragmentaires, les premiers, forts de leur sagesse autoproclamée, les traitent comme des complotistes qui s’opposent à cette mesure sans savoir pourquoi.

Le présent écrit a pour objectif avoué de déconstruire, en démontrant l’absurdité de certaines positions, le discours officiel sur l’utilité supposée du port d’un masque de manière systématique par la population générale (on parle aussi du port en communauté), discours qui dissimule ainsi le vrai problème : l’état du système hospitalier.

                Ce qui suit, jusqu’au paragraphe 4°)b), repose uniquement sur trois sources de données :

La fin du document, à partir du paragraphe 4°)b) repose sur des arguments qui n’ont pas été évalués à ce jour et sur des considérations politiques qui, par nature, sont éminemment subjectives.

               1°) Un revirement gouvernemental ubuesque…

                Cette pièce, digne de la Commedia Dell’arte commence au printemps 2020, lors du premier confinement, par un morceau à deux voix opposant le gouvernement qui explique que les masques sont inutiles aux réseaux sociaux et autres organisations syndicales qui en exigent la fourniture.

                Puis, par un coup de théâtre, le gouvernement se met à expliquer en fin de printemps que le port du masque est recommandé avant de le rendre obligatoire pendant l’été jusque dans des lieux aussi improbables que les plages ou les forêts. Tout contrevenant se voit infliger une amende que les représentants de la loi, sur lesquels on peut toujours compter en pareille circonstance, vont appliquer avec un zèle sans faille.

                De là, tous les politiques, les experts et les journalistes de presse nationale tiennent pour acquis que le port du masque est un élément indispensable de la lutte contre l’épidémie et que la position initiale n’était que le fruit de la pénurie de masques.

                Sauf que… sauf que… les données scientifiques, qui n’ont pas changé avec la venue du printemps 2020, ne disent pas tout à fait la même chose.

                2°)…du à un changement de doctrine de l’OMS sans aucune base scientifique…

                En fait, elles disent que, statistiquement, le port du masque en population générale (comprendre par là, les gens non infectés) n’a aucun effet perceptible sur la propagation des virus pulmonaires qui se répandent par les postillons et que, par conséquent, l’utilité du port du masque n’est pas démontrée à ce jour.

                Et quand on parle de données scientifiques, on ne parle pas des obscures données d’un gourou médical quelconque qui parle depuis le fin fond de son village de Triffouillis les Oies sur Ru.

                Non, non, il s’agit des mêmes données à partir desquelles, par un tour de passe-passe dont elle a le secret, l’OMS recommande l’usage du masque. Bien sûr, pour comprendre cela, il faut prendre la peine de lire au-delà des recommandations de la page 1 ou de la dépêche AFP.

                Pour trouver ces informations, il faut, muni quand même de vagues connaissances scientifiques, se rendre à la page 9 de la note de l’OMS du 1er décembre 2020.

                On y apprend ainsi, pour ceux n’iraient pas lire la note, que : « Un essai randomisé à grande échelle en milieu communautaire dans le cadre duquel 4 862 participants sains ont été répartis en un groupe portant des masques médicaux/chirurgicaux et un groupe témoin n’a pas constaté de différences en termes d’infection par le SARS-CoV-2 (76). »

Ou que : « Une récente revue systématique a recensé neufs essais…etc... La revue a conclu que le port du masque peut avoir un effet limité ou nul en termes de prévention de syndromes de type grippal (RR 0,99, IC à 95 % 0,82-1,18) ou d’affections confirmées au laboratoire (RR 0,91, IC à 95 % 0,66-1,26) (44). »

L’OMS devant quand même justifier qu’elle propose le port du masque pour tous (même si tout le monde sait que les phénix qui peuplent les plateaux de télévision ne prendront pas la peine de lire ses orientations), elle va ensuite chercher deux études à Beijing et en Thaïlande qui montrent un effet positif tout en se gardant bien de reconnaître que, vu les intervalles de confiance à 95% affichés, la fiabilité des deux études est plutôt douteuse et qui posent quelques questions subsidiaires : Pourquoi aller chercher des petites études faites en Thaïlande ou en Chine ? Ces pays sont-ils les seuls capables d’analyser l’effet du port du masque ? Personne en Europe ou aux US n’a-t-il fait d’études ? Une réponse probable est que ces deux études représentent tout ce que l’OMS a pu trouver pour étayer sa position… ce qui en dit très long sur l’utilité réelle de ce masque.

L’OMS enchaine avec des prépublications (vu qu’il n’y a rien, on gratte tout ce qu’on peut pour démontrer sa position) sur l’exploitation de données nationales (là, les auteurs ont quand même l’honnêteté de reconnaître qu’on ne peut avoir aucune assurance sur le rôle du masque dans ces études) et termine sur des éléments dont on peut penser qu’ils constitueraient peut-être une preuve indirecte d’une vague efficacité si les deux personnes sont en contact proche ou que la couleur du cheval blanc d’Henri IV finissait par virer au blanc cassé par temps d’orage.

Ensuite, l’OMS fait fi de ses propres données au moyen d’un « abracadabrantesque » : « Malgré les données limitées sur l’efficacité du port du masque au sein de la communauté, » pour… recommander le port du masque à tout le monde. Et après, Cruchot vous dit : « ça fait 135 € monsieur ! »…

 La lecture des avantages/inconvénients (en page 12 de la même note) montre que les orientations sont purement politiques pour donner l’impression qu’on fait quelque chose…

                Au passage on peut noter que l’un des avantages est : « encouragement de comportements parallèles de prévention de la transmission, comme veiller à l’hygiène des mains et à ne pas se toucher les yeux, le nez ni la bouche (123-125) ; »

                Et dans les inconvénients, on trouve : «faux sentiment de sécurité qui peut amener à négliger d’autres mesures de prévention cruciales comme la distanciation physique et l’hygiène des mains (105) ; »

                Il faudrait savoir Messieurs les experts : encourage-t-on un comportement vertueux ou fait-on le contraire ???

                Le manque d’efficacité des masques en population générale pour contrer les virus pulmonaires n’est pas un fait nouveau. Il  a été clairement établi par diverses études au cours des années passées, notamment sur le virus de la grippe. Dans ses avis d’expert, Santé Publique France indique ainsi dans sa note de mai 2019, après avoir analysé 9 essais, qu’« en intention de traiter, aucun de ces essais ne met en évidence une différence significative en faveur du port du masque » (page 21). Oui, ça veut dire que ceux qui n’ont pas renouvelé le stock de masques n’ont pas tiré à pile ou face mais ont juste tiré les conséquences du manque d’efficacité de ces derniers.

                On pourra également noter qu’aucun des 16 experts qui ont participé à la rédaction de l’avis ne sont présents dans le conseil scientifique, aucun. Etrange, non ?

                3°) …qui montre la lâcheté et la duplicité de politiciens uniquement préoccupés par leur carrière…

                C’est l’évolution subite de doctrine de l’OMS, sans aucun fondement scientifique réel, qui explique le revirement gouvernemental. Car si Jupiter a un goût prononcé du pouvoir, il n’a par contre aucun courage et se retranche systématiquement derrière les « avis scientifiques » même les plus aberrants dès lors qu’ils sont estampillés OMS.

                Olivier Véran le dit clairement dans son audition devant le sénat le 24 septembre 2020 pour expliquer que la pénurie de masques n’était absolument pas en jeu.  A partir du temps 02:21:30, il décrit comment il s’est contenté de suivre les recommandations de l’OMS en oubliant visiblement le cerveau sur la table d’à côté, ce qui pour un neurologue est quand même quelque peu fâcheux.

                Lorsqu’il pose la question de ce changement de doctrine à l’OMS, on se dit qu’il a dû penser à le remettre en place pour comprendre quelques secondes après qu’il a en fait subi une phase d’anoxie trop importante et que c’est désormais la mort cérébrale. En effet, à partir du temps 00:33:25 de la même audition, Olivier Véran explique que l’OMS a changé de doctrine parce qu’elle avait eu l’intuition que… le virus se propageant par aérosols, le port du masque est devenu incontournable… Ce qui rassure notre ministre sur le bienfondé de la mesure de l’OMS…

                Et là, on comprend pourquoi il n’y a pas d’experts de Santé Publique France au conseil scientifique : le ministre ne doit pas connaître l’existence de l’agence.

                Parce que s’il la connaissait et s’il avait ne serait-ce que vaguement lu les notes qu’elle publie (visiblement tout le monde se fiche complètement des données scientifiques disponibles, ce qui est quand même un peu gênant), il n’aurait pas proféré une ânerie pareille, d’ailleurs répétée plus tard !

                En effet que nous dit cette note au sujet de l’efficacité des masques pour capturer les aérosols (les petits postillons) ?

                Et bien, en page 22, on trouve un joli paragraphe dénommé « sur le plan expérimental » : « Une autre étude a concerné 37 patients infectés par le virus grippal (21 type A et 16 type B) depuis moins de 72 heures. Ces individus ont été placés dans des cabines de soufflerie permettant de vérifier l’émission des gouttelettes et aérosols, avec et sans port de masque ; 16 sujets sur 37 (43%) ont émis des gouttelettes infectantes sans masque contre seulement 11% avec le port du masque. En revanche, 92% émettent des aérosols quand ils ne portent pas de masques contre 78% avec port de masque ».

                Traduction : Quand on met des personnes infectées dans une cabine, on s’aperçoit qu’on divise par quatre l’émission de gouttelettes infectantes (les gros postillons) en utilisant un masque, mais qu’on diminue seulement de 15% les émissions d’aérosols (les petits postillons)…

                Ahem, cher ministre, voulez-vous toujours nous faire croire que le masque permet de lutter contre les aérosols alors que, précisément, il est moins efficace contre eux que contre les gouttelettes ?

                Dans la même veine, à partir du temps 03:05:00 de la même audition (sénat le 24 septembre 2020), Olivier Véran explique que la grippe arrivera plus tard et que les mesures barrière dont le masque permettront de protéger de l’épidémie… Et puis, il se reprend immédiatement pour dire que… euh… le masque, ça ne marche pas avec la grippe.

                Dites-donc, mon bon monsieur, ne vous moqueriez-vous pas un tantinet des citoyens de ce pays ? Etes-vous sérieusement en train d’affirmer que vous savez que le port du masque ne sert à rien pour lutter contre la propagation de la grippe mais que face à un virus qui se propage par un moyen moins couvert par les masques (les aérosols), plus contagieux qu’elle (R0 de 3 contre 1 à 2 max pour la grippe)… là, pouf, barbatruc, on a un moyen efficace de protection ? Ne prendriez-vous pas légèrement les français pour des imbéciles ?...

                4°) …alors même que cette mesure a un impact majeur sur la santé de la population

                Et, ce qui est terrible, c’est que pour servir sa tranquillité d’esprit et ne pas avoir à faire de choix, le gouvernement choisit d’ignorer les conséquences de l’adoption de cette mesure dont l’utilité est, au mieux, extrêmement réduite.

               a) Des effets néfastes avérés

En effet, sur une longue période de temps, outre son inconfort, le port du masque engendre au moins deux effets néfastes avérés et reconnus par l’OMS (page 12) :

  • Il provoque des « lésions cutanées faciales, dermite irritative ou aggravation de l’acné en cas de port fréquent et prolongé du masque (58 59, 127) ; » notamment car il maintient la peau dans un état d’humidité permanent et change son PH aggravant les problèmes existants sur les peaux fragiles ou chez les adolescents.
  • Il occasionne parfois des « maux de tête et/ou difficultés à respirer, selon le type de masque utilisé (55) ; ».

 

               b) Des risques à étudier

Contrairement à ce que claironnent les médias et les experts de plateau, le port d’un masque a donc bien des effets physiologiques reconnus qui devraient amener à d’autres questions que, visiblement, personne n’a très envie de se poser :

- Les céphalées provoquées par le masque n’ont rien de forcément bénin. Qui dit mal de tête, dit problème physiologique. Au-delà de la réfutation des délires sur le taux d’oxygénation, il faut quand même se poser la question de l’effet à long terme du port du masque sur le système cardiovasculaire au vu, notamment de l’essoufflement accru qu’il provoque.

- Bien que dans des conditions normales, cette perturbation soit faible et directement compensée par le corps, il n’est pas impossible que, par fortes chaleurs, l’effort supplémentaire demandé par le port du masque ait des conséquences graves sur les organismes affaiblis.

- Dernier risque non évalué, celui de la propagation de moisissure ou de bactéries par le port d’un masque. Ce risque est a priori nul dès lors que ceux-ci sont changés régulièrement. Sauf que les populations les plus pauvres n’ont pas les moyens de changer de masque (surtout s’ils doivent fournir 2 masques par jour et par enfant pour l’école). Pour éviter les contraventions, elles font durer un masque bien au-delà de la durée conseillée. Et là, le risque est non nul et, bien évidemment, personne n’a évalué les conséquences sanitaires d’un masque porté trop longtemps au-delà de la perte de ses qualités mécaniques.

Ces trois catégories de risque peuvent n’avoir qu’un impact faible sur la santé des personnes, mais il faut mettre l’absence d’études sur ces sujets face à la faible efficacité mesurée pour le port du masque et, peut-être, commencer à évaluer honnêtement, d’un point de vue purement physiologique, les avantages et les inconvénients de la mesure.

               c) Des conséquences dramatiques volontairement ignorées

Les éléments précédents devraient déjà pousser à la plus grande prudence dans le recours à un outil dont l’efficacité n’est pas démontrée et qui présente certains risques physiologiques avérés et pourrait en présenter d’autres qui n’ont pas été évalués.

                Mais, ce qui rend les orientations de l’OMS criminelles, et avec elles les prises de position de presque tous les gouvernements occidentaux, c’est le refus de voir les conséquences sociales et psychologiques afférentes au port du masque. 

  • Des conséquences sociologiques :

Car loin d’être neutre d’un point de vue sociologique, le port du masque est catastrophique sur plusieurs points :

              - Il handicape fortement les relations sociales. Par le visage, passe un nombre importants d’expressions. Avoir une personne masquée face à soi, qu’on s’en rende compte ou pas, c’est un peu comme communiquer au téléphone. La qualité de la relation s’en ressentira nécessairement.

              - Corollaire du point précédent, il déshumanise l’autre. On ne perçoit plus la finesse de ses émotions et une partie de lui nous devient encore plus inaccessible. Créer ou maintenir des liens forts devient plus problématique.

              - Et enfin, il rappelle en permanence que l’autre est un danger et pousse donc à le tenir éloigné, réduisant ainsi les interactions sociales qui sont la base du fonctionnement humain.

 

  • Des conséquences psychologiques à long et très long terme

D’un point de vue psychologique, les conséquences du port d’un masque à long terme sont encore pires :

               - Par sa simple présence, il rappelle l’existence permanente d’un danger, mettant sous stress les personnes les plus sujettes à l’inquiétude. Ce stress permanent a un effet de long terme très négatif sur la perception du monde comme dangereux.

               - Associé au délire médiatique autour du virus, le port du masque est un rappel permanent que la personne est en danger de mort. En termes psychanalytiques, cela signifie que le masque empêche la forclusion de la mort. En effet, l’être humain est en permanence confronté au paradoxe opposant son désir impératif de vivre à l’inéluctabilité de sa propre mort. Pour gérer cela, le sujet dispose d’un outil essentiel : l’oubli. La mort ne se rappelle au sujet qu’au moment du décès d’un proche. Ce temps, particulièrement douloureux, est encadré par le rituel de l’enterrement qui permet de dire adieu au proche et d’accepter de continuer à vivre sans lui. Ensuite, l’oubli fait progressivement son œuvre. Le port du masque, non naturel dans nos sociétés, vient en permanence rappeler la mortalité de l’être humain. En permanence. Ce qui va faire flamber les angoisses de l’individu en lui rappelant en permanence qu’il mourra un jour. Le masque, très loin de calmer les populations, fait flamber les angoisses. En son absence, une partie de la population hurlerait (comme au printemps dernier) puis, rapidement (comme au printemps dernier), passerait à autre chose. En sa présence, l’angoisse est là en permanence.

                - Enfin, avec le reste des éléments de contexte de l’épidémie (délire médiatique, interventions gouvernementales, etc…), il crée une dissonance cognitive insupportable pour le sujet. En effet, d’un côté, les propos et mesures gouvernementales se multiplient pour faire du virus un quasi équivalent d’Ebola (plusieurs experts de plateau et non des moindres ont d’ailleurs fait la comparaison) et, de l’autre, l’appréhension empirique de la situation indique au sujet qu’il ne risque pas grand-chose sauf s’il est âgé et déjà malade. Une fois tous les gros titres ronflants épuisés, une fois les discours apocalyptiques gouvernementaux entendus, une fois les démonstrations fallacieuses d’experts de plateau écoutées, il ne reste qu’une seule réalité : En 2020, pour les 0-50 ans, la mortalité globale est restée stable, voire a légèrement diminué ! Pourquoi ? Essentiellement, parce que pendant un quart de l’année, la circulation automobile a été interrompue et que les accidents de la route ont fortement chuté. La conclusion est claire : pour les moins de 50 ans, la mortalité routière est supérieure à celle du covid. Et ça le sujet le perçoit clairement au jour le jour, ce qui crée un paradoxe de plus et fait, à nouveau, flamber les angoisses.

De manière générale, l’augmentation de l’angoisse va, suivant les individus, conduire à la violence contre soi ou contre les autres, rigidifier les comportements (intolérance mutuelle) ou accroitre le recours aux drogues ou à tout autre moyen qui permettra au Moi de tenir (délires « complotistes » par exemple).

Les conséquences de la politique actuelle de la terreur seront dramatiques et durables pour l’ensemble de la société. Il faut donc y mettre un terme au plus tôt.

               Conclusion

En résumé, contre le port du masque, on trouve des conséquences physiologiques avérées (problèmes de peau pouvant altérer l’apparence à long terme, céphalées et essoufflements) ou à investiguer (effets de long terme sur le système cardiovasculaire, effet sur le corps avec la chaleur, risque de développement d’infections parasites en cas de port inadapté) et des conséquences psychologiques et sociologiques dramatiques qui vont faire exploser les décompensations diverses.

A son crédit, une fois qu’on a écarté le soi-disant effet d’apaisement des angoisses dont on a vu qu’il ne servait qu’à faire flamber l’angoisse de mort, une fois qu’on a ôté les avantages contradictoires, il ne reste qu’une seule chose : l’effet sur la propagation du virus. Or, les données sont contradictoires et ne permettent pas de conclure à quelconque effet avéré. On a donc au final, un masque qui, pour la population, ne sert à rien et présente même des dangers réels : il est donc urgent de le retirer.

Pourquoi, dans ces conditions, le gouvernement continue-t-il de prôner le port du masque ?

PARCE QUE C’EST BIEN PRATIQUE !

D’une part, ça donne l’impression qu’il fait quelque chose et il peut se réfugier derrière l’OMS en cas de problème. D’autre part, au lieu d’accepter ses responsabilités, ça lui permet de désigner la population comme seule responsable de la situation. S’il y a une épidémie, c’est forcément parce que les gens ne sont pas sérieux. Si le masque était mieux porté alors tout irait bien. Au passage, on en met une couche supplémentaire au 20 millions de jeunes (pas 100 000, 20 millions !!) qu’on rend responsable de tout.

Ici, il faut se souvenir de deux choses :

  • Les services de santé étaient déjà au bord de l’explosion AVANT l’épidémie (en décembre 2019, plus de 1000 chefs de services avaient démissionné de leurs fonctions administratives). Ce n’est pas le covid qui met l’hôpital à genoux, il l’était déjà avant.
  • Jupiter est un banquier et il ne sert que les milliardaires et personne d’autre. Pour vous en convaincre, il suffit de regarder qui s’est enrichi pendant la crise… J’ai comme qui dirait l’impression que ce ne sont ni les salariés, ni les artisans, ni les petits patrons, ni les restaurateurs…

Le port du masque n’est qu’un moyen de ne pas toucher à tout le reste : suppressions massives de lits, suppressions de personnels, salaires au rabais, obésité administrative, déstructuration complète du système de santé, absence de prise en compte de l’évolution des comportements, etc…

A ce jour, les ARS, monuments d’inutilité et de paperasserie restent en place. A ce jour, les suppressions de lits continuent. A ce jour, hormis quelques revalorisations symboliques, le personnel hospitalier est toujours en souffrance. A ce jour, les hôpitaux ne sont pas dirigés par des médecins mais par des ronds de cuir (qu’ils soient sortis de l’ENA ou d’un quelconque ISP ne change rien à cela) obsédés par la seule rentabilité financière.

Jupiter nous a fait le coup des « Jours Heureux » au printemps dernier pour mieux le piétiner juste après.

Applaudir les soignants, c’était amusant et puis ainsi on paye notre dette envers eux : on ne leur doit plus rien !

Et bien, si on leur doit ! On leur doit des conditions de travail décentes, on leur doit un salaire décent et surtout, on leur doit un travail qui ait du sens, pas qui ne soit qu’une succession de tableaux statistiques qui permettent de gérer la TAA (Tarification A l’Activité) ou la DMS (Durée Moyenne de Séjour) ! On le leur doit car on se le doit ! Nous sommes dans notre santé des êtres humains et pas des durées moyennes de séjour ou des tarifs moyens de prestation.

De même qu’au travail, nous sommes des êtres humains et pas des lignes de tableaux de productivité dans un monde où tout est déjà en surproduction sauf en ce qui concerne l’humain.

Nous sommes des êtres humains qui ont besoin de contacts humains et de relations humaines, pas des machines dont on va préserver la productivité en prétendant l’abriter derrière un morceau de tissu.

Pour démasquer l’hypocrisie gouvernementale permanente, peut-être faudrait-il commencer par remettre en cause ce morceau de tissu à l’efficacité ténue et aux conséquences néfastes graves qui n’a pour seule fonction que de nous faire oublier le reste ?

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