utopart
Clubiste mediapartien turbulent INSOUMIS à la macronsphère
Abonné·e de Mediapart

465 Billets

0 Édition

Billet de blog 15 mars 2015

Mediapart a 7 ans : VÉRITÉ DES COMPTES vs CONTREVÉRITÉS

utopart
Clubiste mediapartien turbulent INSOUMIS à la macronsphère
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Mediapart a 7 ans : TVA ET DEPENDANCE

Tout s'est joué le 28 juin 2012, lors de l’Assemblée Générale de la Société Editrice de Mediapart.

© 

  Depuis cette date Edwy Plenel trompe son monde, ses abonnés aussi.

Il ne provisionne plus le différentiel de TVA.

Il ne le cache pas, mais il annonce que Mediapart sort du rouge alors qu’il perd toujours de l’argent.

Pourquoi un tel mensonge ? Simplement parce qu’en continuant à provisionner, c’est la double peine :

Non seulement, pas d’annonce victorieuse, mais surtout un besoin important de nouveaux capitaux pour retrouver des fonds propres positifs.

Les graphiques ci-dessous sont très explicites.

Les chiffres dits « OFFICIELS » sont ceux  déposés au Greffe du Tribunal de commerce.

Les chiffres dits « REELS » ont été calculés à partir des chiffres « OFFICIELS » corrigés de la provision du différentiel de TVA telle que pratiquée jusqu’au 31/12/2010.

RESULTAT D’EXPLOITATION : Faux bénéfices ou vraies pertes ???

Sur l’évolution du résultat d’exploitation, on voit clairement que Mediapart ne sort du rouge que par l’arrêt du provisionnement de sommes réellement dues au Trésor Public en fonction du taux légal de TVA applicable à ces exercices. Il est à noter que seul le changement officiel de TVA en 2014 permet la réalisation de bénéfices importants, sans cela les comptes pour cette période auraient été à peine équilibrés.

© 
© 

CAPITAL SOCIAL ET FONDS PROPRES : le coup de ciseaux

 Les deux graphiques ci-dessous montrent l’évolution du capital social de Mediapart et de ses fonds propres

Il faut rappeler une règle essentielle du droit des sociétés: quand les fonds propres sont inférieurs à la moitié du capital social, il faut dans un délai maximum de deux ans, soit apporter de nouveaux capitaux, soit réduire le capital social, soit retrouver un niveau de bénéfices permettant de reconstituer les fonds propres.

A la fin de l’exercice 2011, Edwy Plenel mesure l’ampleur des sommes en jeu et le grand danger que court Mediapart.

© 

 En effet, fin 2010, les fonds propres sont négatifs, - 570 K€,  et il a déjà procédé à une forte réduction du capital social de 4 017 K€ à 1 539 k€.  Il sait qu’en provisionnant comme il l’a fait depuis la création de Mediapart, il va faire 300 K€ de pertes en 2011 qui viendront diminuer d’autant des fonds propres déjà négatifs. Il sait que même avec une croissance soutenue il ne fera pas de bénéfices avant deux ou trois années supplémentaires.

Pour tenir, les réductions de capital social (qu’il fera) ne suffiront pas. Il faudra trouver des capitaux non seulement pour remettre les fonds propres à niveau pour mais aussi pour couvrir les déficits à venir.

Edwy Plenel choisit donc de changer la « règle du jeu ». Il programme le redressement de Mediapart par un artifice comptable, un coup de baguette magique.

Plus de provisions et l’avenir est dégagé comme le montre ce graphique.  

© 

 Les pertes se transforment en bénéfices, les fonds propres repartent à la hausse, une réduction de capital en 2012 permet d’absorber une part des pertes antérieures, Mediapart semble sauvé.

Il reste cependant un point vital, les sommes dues au titre de la TVA, environ 4,7 millions d’euros comme le confirme Edwy Plenel.

Sauf si le fisc abandonnait cette créance, les fonds propres de Mediapart seraient à nouveau mis à mal, et sa trésorerie largement insuffisante après avoir racheté pour près 1,5 million d’euros une partie des titres de l’actionnaire sortant.

Avis de tempête à venir, sauf si Bercy efface l’ardoise.

Indépendance dites-vous Monsieur Plenel !!

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
En Inde, après l’attaque contre Rushdie, le silence éloquent des politiques
« Les Versets sataniques » ont été interdits en Inde, son pays natal, en 1988. Un an avant la fatwa prononcé par l’Iran contre Salman Rushdie, qui allait faire de sa vie un enfer. Son agression aux États-Unis en fin de semaine dernière n’a suscité aucune réaction officielle, dans un pays où les condamnations au nom du respect des croyants hindous se multiplient.
par Côme Bastin
Journal
Franquisme : des historiens démontent les thèses révisionnistes relayées par « Le Figaro »
La publication dans un hors-série du « Figaro » d’un entretien-fleuve avec l’essayiste d’extrême droite Pío Moa, pour qui les gauches sont entièrement responsables du déclenchement de la guerre civile en Espagne en 1936, suscite l’indignation de nombreux historiens. Retour sur une entreprise de « falsification ».
par Ludovic Lamant
Journal — Amérique Latine
Au Chili, la menace d’un refus plane sur la nouvelle Constitution
Face aux crispations sur certains points de la nouvelle Constitution, le gouvernement chilien prévoit déjà des réformes au texte en cas d’adoption par référendum le 4 septembre. Une position défensive qui témoigne de l’étroitesse du chemin vers la victoire du « oui ». 
par Mathieu Dejean
Journal — Amériques
Le jeu dangereux du Parti des travailleurs avec les militaires
Créé par Lula en pleine dictature, le PT, une fois au pouvoir, a malgré tout entretenu des relations cordiales avec l’armée brésilienne. Puis des tensions sont apparues, jusqu’à faire revenir officiers et généraux dans l’arène politique, en faveur de Jair Bolsonaro.
par Jean-Mathieu Albertini

La sélection du Club

Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·e·s, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
La sobriété, c'est maintenant ou jamais
Le bras de fer en cours avec la Russie autour des énergies fossiles est l’occasion d’entrer de plain-pied dans l’ère de la sobriété énergétique. Pourtant, nos gouvernants semblent lorgner vers une autre voie : celle qui consiste simplement à changer de fournisseur, au risque de perdre toute crédibilité morale et de manquer une occasion historique en faveur du climat.
par Sylvain BERMOND
Billet de blog
Réflexions sur le manque (1) : De la rareté sur mesure
Pour que l’exigence de qualité et de singularité de l’individu contemporain puisse être conciliée avec ses appropriations massives, il faut que soit introduit un niveau de difficulté supplémentaire. La résistance nourrit et relance l’intérêt porté au processus global. Pour tirer le meilleur parti de ces mécanismes psycho-comportementaux, nos sociétés "gamifiées" créent de la rareté sur mesure.
par clemence.kerdaffrec@gmail.com
Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart