Nos chers monarques républicains

Nos chers monarques républicains

 

Si l’Histoire se répète elle a tendance à accélérer.

Je me disais l’autre jour que notre V° République a tendance à singer la dynastie capétienne. Tout en haut et en premier de notre panthéon se trouve Charle(magne)s de Gaulle. Il a comme son illustre prédécesseur bâti un système politique. Il a soudé la Nation autour de lui et même si il n'a pas tout réussi, la France lui doit une ossature politique et sociétale. Comme Charlemagne, Charles a choisi son successeur pour éviter les guerres de succession.

Celui-ci est Georges Pompidou, le pendant de Jean II le bon. Un roi solide aimé mais mort trop tôt. Il garde ainsi une aura particulière entre le saint homme lettré et le grand organisateur.

Son suivant est Va(louis)ry Xv. Célèbre pour son amour des femmes (c'est lui qui le dit) et son goût de la tradition ostentatoire même et surtout quand il s 'en défend( ah, les diners avec majordomes en livret Louis XIV). Il connut d’ailleurs la même trajectoire, Valery le bien aimé puis Valery la mal aimé.

Vint ensuite la rupture, Mitterand et son monarchisme Louis quatorzien. Il a connu la Fronde dans son camp, il a mis au pas sa noblesse en leur promettant des avantages (un premier premier ministre ouvertement communiste tout de même).  Il avait le même goût du secret pour sa vie personnelle, l’envie aussi de laisser une trace visible dans le temps (une pyramide pour celui qu’on surnommé le sphynx).

Pour Jacques Chirac, la recherche est plus ardue car ce n’est pas un capétien direct mais plutôt un Louis Philippe. Il a voté la mort de Valery Giscard d’Estaing comme Philippe égalité, vota la mort de Louis XVI ( un coup de fil à François pour tuer Valery). Chirac n’est pas un roi fainéant, mais un bourgeois arrivé au pouvoir sur un malentendu et qui s’y maintient comme Louis Philippe, car il a l’air sympathique, proche du bon peuple mais expert en arts premiers.

Enfin, Nicolas Sarkozy, qui se rêvait en Napoléon I et qui ne fut même pas l’ombre de Napoléon III. Il est le premier président divorcé, il a rêvé d’un nouveau Paris et il a toujours choisi le camp des privilégiés. Il a cumulé les décisions autoritaires, les censures, le rapprochement avec les ultra libéraux, bref, il suivi la politique de Napoléon III.

Pour notre actuel, président, je vous invite à lire mon précédent billet d’humeur.

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