Karachi-Attentat-Vérité-Pétition

Karachi : Sarkozy parle de "fable" (19/06/09) © L'Obs
Karachi : Sarkozy parle de "fable" (19/06/09) © L'Obs

Et voici ce que l'on peut lire sur le site de la présidence, c'est vrai qu'il y a des ressemblances :

 

"QUESTION -- Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d'une réunion entre les parties civiles dans l'affaire de l'attentat de Karachi et les juges d'instruction, il semblerait que l'origine de l'attentat ne soit pas due à un acte de terrorisme mais plutôt à des représailles de l'Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétro commissions qui auraient dût alimenter la campagne électorale d'Edouard BALLADUR en 1995. Est-ce qu'en tant que ministre du Budget, vous avez été au courant de tels accords ?

LE PRESIDENT -- Ce n'était pas la peine de vous mettre à ma droite, pour parler de cela. Ecoutez, c'est ridicule franchement. Pas vous, je ne me le permettrais pas, je vous respecte. Ecoutez, soit il y a des éléments, donnez-les nous. C'est grotesque ! Voilà ma réponse. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Raisonnement : pour son financement, M. BALLADUR aurait accepté des commissions qui n'auraient pas été payées à la suite de l'attentat de Karachi.

Respectons la douleur des victimes ! Qui peut croire à une fable pareille ? Si vous avez des éléments, donnez-les à la justice et demandez à la justice qu'ils enquêtent. Franchement, qu'est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus, honnêtement ? Il y a quatorze ans de surcroît. On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d'Etat n'existe plus. Quatorze ans après, vous venez me dire si j'étais au courant de rétro-commissions qui n'auraient pas été versées à des Pakistanais dans le cadre de la campagne de M. BALLADUR. Et vous, vous n'étiez pas au courant non plus ? Vous, vous étiez peut-être journaliste à cette époque là, peut-être qu'à ce moment là, je vous aurais..... Non, je ne vous en veux pas, mais franchement.... S'il y a un braquage à Bruxelles aujourd'hui, j'y étais, c'est incontestable. Pardon, Karachi, c'est la douleur de familles, que voulez-vous que j'aille répondre là-dessus ?"

Et la pétition est ici

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.