Ami sarkozyste, je suis là !

Sermon anti Sarkozy d'Higelin © verts92
Sermon anti Sarkozy d'Higelin © verts92

 

Il n’y a pas d’affaire Woerth comme il n’y a pas d’affaire Karachi. En Sarkozie, tous les ministres sont inattaquables. Le président l’avait promis durant sa campagne, il voulait une république irréprochable, nous y sommes donc.

Il faut ainsi saluer cette nouvelle réussite présidentielle, parmi toutes les précédentes et parmi toutes celles qui, à n’en pas douter, viendront bientôt. Saluer et non dénigrer comme certains journalistes socialistes s’emploient à le faire si souvent. Certains, et fort heureusement, ce n’est qu’une toute petite minorité d’entre eux, mais ce comportement antidémocratique inquiète et j’ose espérer que notre chef de l’Etat réfléchit déjà au meilleur moyen d’y mettre un terme.

Car comment travailler sereinement si tel ou tel ministre doit sans cesse s’expliquer ou se justifier pour prouver sa bonne foi. N’est-il pas plus simple de considérer tous ensemble que tous les choix de notre président, choix des personnes ou choix des politiques, sont naturellement les meilleurs ? Qui oserait contester la stature du premier ministre ? La sincérité de l’engagement d’Eric Besson ? Qui pour oser émettre la moindre critique à l’égard de personnalités aussi brillantes que Messieurs Estrosi, Lefebvre ou Hortefeux ? Et comment ne pas voir le professionnalisme remarquable de Madame Bachelot ?

D’ailleurs, les véritables journalistes de ce pays ne s’y trompent pas et saluent comme il se doit le parcours jusqu’ici sans faute de l’homme de la rupture. Yvan Rioufol, par exemple, l’excellent journaliste du Figaro, sait décrypter l’information comme aucun autre. Ce qu’il écrit concernant la supposée affaire Woerth devrait servir de modèle aux colporteurs de ragots de la rue de Solferino.

Car Yvan Rioufol refuse de se laisser entraîner sur le chemin de la démagogie et du populisme qui gangrènent la France et dont l’opposition se réjouit. Toujours fidèle à ses valeurs qui sont aussi les nôtres, et sans jamais la moindre once d’idéologie, il parvient à nous expliquer chaque jour, sans excès ni outrance, pourquoi la mauvaise foi des adversaires du président ne fait aucun doute, pourquoi la voie suivie par ce dernier, est évidemment la meilleure.

Il a également su être parmi les premiers à applaudir vigoureusement la venue tant attendue du révolutionnaire bouclier fiscal, véritable clef de voute de notre relance économique. Les ingrats qui ne voient pas encore l’impérieuse nécessité de ne pas appauvrir les quelques riches qu’il nous reste devraient bien vite s’attacher à entendre et suivre le bon sens d’Yvan.

La France éternelle ne peut plus se permettre d’entretenir en son sein ses propres ennemis. Elle ne peut plus, désormais, vivre sur ces fausses idées qu’une triste révolution lui aura léguées, ni même poursuivre les utopiques volontés des compagnons de la libération. Ma dernière pensée sera donc pour Denis Kessler, en hommage, bien sur, au programme du CNR, que nous sommes en train de défaire.

Vive la France, vive Sarkozy !

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