Hommage à Yves de Kerdrel

Action discrète - Sauvons l'emploi (canal plus) © mimivar83
Action discrète - Sauvons l'emploi (canal plus) © mimivar83

Yves de Kerdrel est journaliste au Figaro et je voudrais à mon tour, après Jack Dion dans Marianne, saluer comme il se doit son professionnalisme exemplaire. Le titre de son papier se suffit presque à lui-même : « Arrêtez de tirer sur les riches ! » !

La crise que traverse la France et le monde, la plus grave depuis 1929, ne doit pas être l’occasion pour le peuple de se défausser de ses responsabilités aux dépens des pouvoirs publics. Bien au contraire, cela devrait être pour lui l’opportunité de prendre enfin conscience de tous ses archaïsmes qui empêchent le pays d’avancer.

Yves a bien raison de se lamenter face à cette ingratitude populaire, face à la mauvaise foi des Français, incapables de réaliser leur chance d’être présentement gouvernés par une équipe de très grands professionnels de la politique, des experts à chaque poste et très probablement par le plus grand président que la France ait connu.

Ne suffit-il pas de citer leur nom pour ressentir quasi physiquement la puissance intellectuelle qui les anime tous. Xavier Bertrand au parti, l’indépendance d’esprit poussée à son paroxysme, Christian Estrosi à l’industrie, l’ingénieur ou bien le génie incarné, espèce de prix Nobel en puissance, Brice Hortefeux à l’intérieur, le plus fidèle du régime sans sel présidentiel, une lumière qui ne cesse de progresser, Frédéric Lefebvre, porte-parole de haut vol, subtil et réfléchi, admirable d’humilité, et puis le plus intègre d’entre eux, le premier ministre le plus digne de la Vème République, François Fillon et sa personnalité charismatique.

Qui peut-oser penser que toutes ces personnes n’exercent pas leur fonction avec la plus grande honnêteté ? Avec un respect excessif de l’intérêt général et des valeurs qui ont construit notre démocratie ? N’est-il pas flagrant que tout est actuellement mis en œuvre pour tenter de sortir de cette crise ? Que tout ce qui est fait par ce pouvoir est toujours fait avec un souci de justice sociale qui dépasse parfois l’entendement ?

Alors, cessons je vous en prie, de jeter la pierre à celui qui sait mieux que n’importe qui quels sont les remèdes à apporter à la France, laissons ce président travailler sereinement et attendons 2012 pour juger de ses résultats. Après seulement trois ans de mandat, nul ne peut aujourd’hui tirer un quelconque bilan de son action.

Oui, Yves a bien raison d’écrire que « pour l’heure, il ne fait pas bon être riche en France », une France qui « souffre cruellement de cette haine des riches et de la richesse ». Je lui fais donc part ici de toute ma gratitude et de tout mon inconditionnel soutien. Continuez ainsi Monsieur de Kerdrel, informez nous encore de manière aussi objective. Vous êtes, je vous le garantis, l’honneur de la profession et à ce titre je vous engage à ne pas relâcher les efforts visibles que vous déployez inlassablement dans les pages du Figaro.

Et merci à Jack Dion.

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