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Billet de blog 18 mai 2022

Qu'est ce que la Chine fabrique en Syrie?

(Article complété le 22/06/2022 suite à une publication importante) Le régime de Bachar al-Assad en Syrie espère voire la Chine venir investir dans le pays ravagé par la guerre. Les Chinois affirment qu'ils soutiennent la Syrie, sans pour autant concrétiser cette rhétorique par une matérialisation de leurs déclarations. Que fait la Chine en Syrie?

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La Chine est régulièrement perçue comme la puissance mondiale capable de combler les vides stratégiques laissés par les occidentaux qui ne peuvent ou ne souhaitent plus jouer un rôle prépondérant. Suite au retrait américain d’Afghanistan, plusieurs analystes ont déjà annoncé que la Chine pourrait investir massivement suite à son rapprochement diplomatique avec les Talibans, voir l’incorporer dans son projet One Belt One Road. Cependant, en Syrie comme en Afghanistan, les discours chinois, ou prêtés à la Chine, ont certainement tendance à être sur-interprétés. Le cas syrien est particulièrement intéressant dans la mesure où les initiatives diplomatiques et économiques amorcées par Pékin se sont multipliées depuis le début de la Révolution de 2011, sans pour autant mener à des actions concrètes. Le régime d’Assad a de son côté régulièrement fait du pied aux Chinois, notamment en raison du fait que ni les Russes ni les Iraniens n’ont les moyens ou même la volonté apparente de reconstruire le pays. La Chine est à ce jour le seul pays favorable au statu quo politique, le maintien de la dictature Assad au pouvoir, à disposer des moyens nécessaires pour procéder à cette reconstruction. De plus, les Européens et Américains conditionnent une participation à la reconstruction à une transition politique conforme à la résolution 2254 de l’ONU, inconcevables pour « l’Etat de barbarie »[1]. Enfin, les pays du Golfe se rapprochent de Damas, mais aucun n’a pour l’instant des projets de reconstructions globaux du pays, y compris les Emirats arabes-unis après leur récente normalisation avec le régime Assad.

Trois paramètres déterminent la relation sino-syrienne à l’heure actuelle[2]. Tout d’abord, le soutien diplomatique et politique que Pékin a accordé au régime de Damas, opposant depuis 2011 son droit de veto à dix résolutions onusiennes, systématiquement au côté de la Russie. Deuxièmement, la « lutte contre le terrorisme » avec tout le flou que cette expression comprend est un des thèmes de discussion les plus évoqués entre les officiels des deux pays[3]. La question de quelques milliers de combattants djihadistes ouighours partis en Syrie a laissé la place à beaucoup d’interrogations. Enfin, la reconstruction demeure le sujet le plus déterminant quant au possible rôle de la Chine en Syrie. Ces trois paramètres de la relation bilatérale entre les deux pays ne sont pas neutres. Ils permettent d’alimenter un récit commun des pays membres ou soutenant « l’axe de la résistance » (Iran et Syrie dans ce cas), hostile à « l’impérialisme occidental ». Ce récit[4] fait de la Syrie une question géopolitique reniant la dimension primaire du conflit, à savoir celle d’une volonté populaire syrienne de renverser le régime d’Assad. L’intellectuel syrien en exil Yassin al Haj Saleh a récemment publié un texte de référence sur ces discours révisionnistes[5]. Parmi ces discours ayant « dépopulisés » les Syriens (les discours géopolitisants, culturalistes et anti-impérialistes), la Chine a adopté le récit géopolitique sur la question du terrorisme et de la reconstruction, comme nous le verrons dans la deuxième et la troisième partie. La première parti s’attèle tout d’abord à décrire comment le narratif anti-impérialiste est caractéristique du positionnement chinois.

  • La relation politique sino-syrienne depuis 2011

L’ancien ambassadeur français en Syrie Michel Duclos avait souligné en 2019 que « nous n’en sommes qu’au début de la géopolitique des nouveaux autoritaires, dont la Syrie aura constitué la scène primitive ». La Chine, dont la matrice idéologique rejette les valeurs démocratiques et les normes internationales, l’a illustré lors de ses dix vétos au Conseil de Sécurité de l’ONU (CSNU) envers des résolutions portant sur la crise syrienne, condamnant le gouvernement Assad. Elle a également maintenue en poste son ambassade à Damas.  Ce soutien politico-diplomatique n’est pas nouveau, les deux pays s’étaient reconnus en 1965 déjà dans une optique anti-impérialiste (le parti Baas au pouvoir à l’époque avait un réel penchant socialiste sous l’influence de Salah Jedid[6]). Au déclenchement de la Révolution en 2011, la Chine n’avait que peu d’investissements économiques en Syrie, qui ne représentaient aucun intérêt majeur pour l’Empire du milieu. Logiquement, les rapports commerciaux entre les deux pays ont été divisés par 10 au début de la Révolution en 2011. La Chine a depuis multiplié les formules creuses, réaffirmant son attachement à une solution politique en Syrie, le rejet de toute interférence internationale (comprendre, occidentale) et la nécessité de lutter contre le terrorisme, profitant de facto au régime de Damas. Cette diplomatie anti-interventionniste, sous couvert du respect de la souveraineté des États et de la nécessité d’une approche multilatérale est de toute évidence une hypocrisie politique. L’intervention massive de la Russie et de l’Iran pour conserver leur allié Assad n’a jamais fait l’objet de la réprobation chinoise ; préférant s’aligner sur un récit révisionniste quant à l’interprétation de cette guerre[7]. A défaut d’avoir une feuille diplomatique claire pour la Syrie, la Chine a adopté un positionnement de principes au long du conflit, guidé par le rejet de toute ingérence politique occidentale. La Chine a également refusé de reconnaitre la responsabilité de l’armée syrienne dans les massacres répétés à l’arme chimique, un élément clé dans le récit d’Assad faisant passer ces accusations pour une conspiration occidentale afin de justifier une intervention militaire à son encontre.

Cette position « anti-impérialiste » de la Chine se base en apparence sur des éléments intangibles du Droit International et des normes intégrées dans celui-ci. Ainsi il n’est pas surprenant qu’au nom de la non-ingérence étrangère Pékin se soit opposé à renouveler le point de passage humanitaire permettant de distribuer une aide vitale aux Syriens dans les zones non-contrôlées par le régime, aide humanitaire internationale que la Chine refuse toujours de financer. D’ailleurs, les officiels chinois ont boycotté un des seuls processus multilatéraux tenté d’être mis en place pour la Syrie pour amorcer une solution politique, toujours au nom du respect de la souveraineté de la Syrie.

  • La question du Jihadisme ouighour et de la présence militaire chinoise en Syrie

La présence de conseillers militaires chinois en Syrie, voire de Forces Spéciales dans la région d’Idlib n’est pas avérée, mais a été possible selon plusieurs sources ouvertes. Quelques milliers de Ouïghours ont rejoint Al-Qaida en Syrie (HTS, ancien groupe Al-Nosra), ou plus marginalement Daech. Il semble peu probable qu’ils constituent une menace sécuritaire pour Pékin. En effet, leur entrée en masse non-contrôlée sur le sol chinois semble quasiment impossible du fait de la surveillance et du contrôle que le Parti Communiste impose dans le Xinjiang et à ses frontières. La Chine, ayant fait part de ses préoccupations quant au terrorisme au Moyen-Orient, a régulièrement apporté à Assad son soutien contre ce danger.[8] Elle a notamment déclaré à plusieurs reprises être particulièrement inquiète de la présence de ces combattants Ouïghours au côté de groupes Jihadistes dans le Nord Syrien.

La question ouïghour au « pays de Sham » s’ajoute ainsi aux innombrables guerres de récits qui traversent la Syrie, et permet aux deux dictatures de déployer leur propagande respective. Si la Chine semble plus ou moins préoccupée par cette éventuelle menace sécuritaire, le régime syrien lui essaye d’en tirer tous les bénéfices géopolitiques. Le jeu de trouble, voire de connivence que celui-ci a entretenu avec les groupes djihadistes en Syrie ayant largement permis son maintien au pouvoir face à la Révolution de 2011[9], Assad n’a pas hésité à faire usage de cet enjeu, quitte à amplifier dans sa rhétorique le phénomène pour favoriser un partenariat sécuritaire ou économique (voir ci-dessous) avec Pékin. L’usage de cette rhétorique sécuritaire traduit également une faiblesse structurelle de l’armée syrienne, qui fut largement incapable de combattre Daech et les groupes Jihadistes[10], laissant à la coalition internationale le soin de le faire. Cette exagération du danger que représenterait les Ouïghours en Syrie n’est ni plus ni moins qu’un appel à l’aide à la Chine de la part du régime d’Assad. Le territoire qu’il contrôle en Syrie (10 à 11 millions de personnes sur environ 80% de la superficie totale du pays) est en ruines, et sa survie est encore largement assurée par le soutien russo-iranien. Les combattants d’origine ouïghour en Syrie ne sont qu’un prétexte parmi d’autres pour diversifier la rente géopolitique que le régime cherche à diversifier avec d’autres dictatures, devenant moins dépendant de ses parrains russes et iraniens. De plus, le groupe salafiste HTS qui contrôle l’enclave d’Idlib a acté son refus de cautionner des attaques à l’étranger projetées depuis la région sous son autorité. Le groupe, toujours considéré comme terroriste par les États-Unis a écrasé la branche locale d’Al Qaida et poursuit les combattants de Daech[11].

La Chine, quant à elle, est restée plus discrète que l’espère sûrement Assad. Si la présence de conseillers militaires en Chine est à confirmer, les échanges de politesse entre officiers chinois et syriens se sont multipliés sans jamais aboutir sur de concrets engagements de la part de Pékin. La saturation de l’espace militaire par la Russie et l’Iran, deux partenaires essentiels de la Chine sur d’autres dossiers majeurs, et la frilosité de la Chine à se projeter à l’étranger militairement semblent pour l’instant l’emporter sur l’insistance de Damas de voir un engagement militaire chinois plus concret.

  • La reconstruction : Volonté syrienne, attente chinoise et obstacles (géo)politiques

Certainement le projet géopolitique du siècle, les nouvelles routes de la soie (One Belt, One Road ou Belt ou Belt and Road initiative, BRI) pourraient être une opportunité pour le régime Assad de reconstruire le pays qu’il a détruit. La Chine est en effet aujourd’hui le seul Etat favorable au statu quo en Syrie disposant des moyens économiques de s’engager dans un projet aussi massif, les destructions physiques et sociales en Syrie étant évaluées à plus de 400mrds de dollars. Cependant, les promesses d'investissement de la Chine en Syrie et les perspectives de reconstructions organisées par des entreprises chinoises se cantonnent pour l'instant à des positionnements de principes. Un papier magistral[12] sur le sujet publié en 2019 a abordé la question narrative sur l’implication chinoise dans le processus de reconstruction syrien. L’idée principale des deux auteurs suggère que contrairement à ce que les pays de l’axe occidental ont entrepris, la Syrie n’est pas isolée sur la scène internationale. Ainsi, les promesses d’engagement des officiels chinois sur le terrain syrien sont avant tout une démonstration de solidarité de la Chine vis-à-vis du régime d’Assad (voir partie 1). Les chercheurs montrent d’ailleurs que le terme « reconstruction » est de plus en plus mentionné dans les réunions et communiqués entre les deux pays, sans pour autant être suivi par des investissements chinois. Dans ce cas comme dans les autres, la Syrie demeure « bien plus intéressée par la Chine que l’inverse »[13].

De manière plus générale, même si la Chine désirait adopter un caractère plus offensif sur le terrain économique syrien, trois obstacles majeurs l’en dissuadent actuellement. Tout d’abord, les sanctions américaines et notamment le Caesar act qui empêchent toute entité extérieure de commercer ou d’investir en Syrie au risque de perdre accès au marché américain. Ces sanctions massives furent décidées par l’administration Trump en 2019 et sont toujours en place. La Chine pourrait décider d’outrepasser ces sanctions, mais l’intérêt à le faire semble limité. En plus des sanctions, c’est aussi la situation politico-économique du pays qui ferait qu’investir en Syrie apparaitrait comme très risqué pour peu d’opportunités. La crise économique s’est transformée en désastre humanitaire, de même que le tissu social de la Syrie s’est décousu entre les 12 millions de déplacés internes et externes et l’affaiblissement du capital social de la plupart des Syriens. La Chine recherche avant tout des investissements rentables et/ou lui donnant une place géostratégique dominante comme au Sri Lanka ou en Afrique à défaut de rendement financier. Or, le troisième obstacle est celui de la saturation géopolitique de la Syrie. Les Américains parrainent les FDS présentes au Nord, la Turquie a mis la poche d’Idlib sous perfusion et le reste de la Syrie dominée par le régime a vu l’Iran et la Russie faire main basse sur les ressources restantes et les emplacements stratégiques principaux. La Chine ne semble donc simplement pas avoir d’espace politique suffisant pour pouvoir s’affirmer en Syrie. Le voisin libanais pourrait être le pays levantin sur lequel la Chine placerait ses cartes, notamment avec un intérêt particulier pour le port de Tripoli. Pékin semble n’avoir pas besoin de la Syrie dans sa stratégie moyen-orientale, si ce n’est que lui assurer un soutien politique de façade dans leur approche anti-occidentale des Relations internationales.

Conclusion

La Chine privilégie une approche de posture politique de la crise Syrienne. Elle n’y dispose pas d’intérêts économiques ou même sécuritaires majeurs, malgré les intérêts répétés qu’elle a laissé entrevoir pour investir en Syrie. Ce conflit marqua avant tout l’usage intensif du droit de veto chinois, aligné sur les décisions russes au CSNU. L’intégration de la Syrie au projet BRI, de même que le discours chinois sur l’amitié et la coopération sino-syrienne se limite pour l’instant à une valeur symbolique, permettant un vernissage politique d’une relation qui n’est entretenue par aucun lien matériel ou stratégique notable. La Chine n’a pas d’intérêt politique immédiat à se projeter en Syrie où les frictions entre puissances régionales et internationales sont déjà fortes. Le Parti Communiste Chinois a préféré utiliser la Syrie comme un vecteur de sa propagande anti-occidentale, en profitant également pour faire la promotion de son modèle politique autoritaire.

Mise à jour du 22/06/2022

Un article publié par les deux auteurs déjà cités, Andrea Ghiselli et Mohammed Al-Sudairi a été publié le 13 mai 2022 (disponible à https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1758-5899.13094) . Les deux chercheurs continuent d'affirmer, à travers des matériaux nouveaux et une étude quantitative, que la Chine joue en Syrie un rôle mineur sur le plan stratégique. L'argument central reste le même, celui d'une importance narrative de la Syrie pour la Chine et d'une volonté forte du régime syrien de voire la Chine investir dans le pays détruit, sans pour autant que Pékin ne concrétise sa rhétorique de soutien  à la Syrie. L'article est en accès libre

[1] Syrie, l’Etat de barbarie, Michel Seurat, 2012.

[2] The Red Dragon in the Land of Jasmine: An Overview of China’s Role in the Syrian Conflict, Samy Akil , Karam Shaar, 2021.

 [3] Ibid

[4]Yassin al-Haj Saleh, Wordless Syria: Depopulated discourses and denied agency, 2021. Disponible à: http://www.yassinhs.com/2021/07/10/worldless-syria-depopulated-discourses-and-denied-agency/

[5]Ibid

[6] Mattieu Rey, Histoire de la Syrie, Fayard, 2019.

[7] Syria’s “China Dream”: Between the Narratives and Realities, Andrea Ghiselli, Mohammed Al-Sudairi, 2019.

[8] Ibid

[9] Sam Dagher: Assad or we burn the country, 2019

[10] Ibid

[11] A. Zelin, The age of political jihadism, 2022 The Washington institute, disponible à: https://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/age-political-jihadism-study-hayat-tahrir-al-sham

[12] [12] Syria’s “China Dream”: Between the Narratives and Realities, Andrea Ghiselli, Mohammed Al-Sudairi, 2019.

[13]Ibid, p. 3

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