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Billet de blog 2 juin 2010

Le FMI version DSK s'est-il adouci ?

. Dans le cadre du Mémorandum conclu avec le FMI, le gouvernement grec réalise un vaste programme de privatisation des entreprises de service public. Quels secteurs sont touchés ? Quelles conséquences ?

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Dans le cadre du Mémorandum conclu avec le FMI, le gouvernement grec réalise un vaste programme de privatisation des entreprises de service public. Quels secteurs sont touchés ? Quelles conséquences ?

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Les privatisations annoncées sont les suivantes:

- L'entreprise publique ferroviaire OSE.

- La Poste

- Les compagnies d'eau d'Athènes et de Thessalonique (EYDAP et EYATH).

- L'entreprise d'électricité PPC (DEI), le secteur du gaz naturel (DEPA) et du raffinage (ELPE).

- les parts restantes dans le capital de l'ex-entreprise publique de télécommunication OTE.

- Les ports, aéroports et autres infrastructures publiques.

- les transports

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Dans le but de promouvoir la concurrence dans le secteur de l'énergie, des augmentations de 30% sont déjà annoncées sur les tarifs des petits consommateurs (les ménages).

Dans le secteur de l'eau, il est envisagé de procéder par délégation de service public (« concession ») impliquant des multinationales comme Véolia ou Suez déjà présente dans le capital de EYATH.

Dans le secteur ferroviaire, des suppressions massives d'itinéraires sont prévues en parallèle avec le développement de la concurrence sur les segments rentables.

Les partenariats publics-prives sont aussi privilégiés par le Mémorandum du FMI. Dans tous les secteurs, la dissociation réseau-services est en voie ou déjà réalisée.

Ces mesures viennent achever les programmes de privatisation et libéralisation engagés depuis la fin des années 1990.

Manifestation à Athènes © 

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La marchandisation brutale des services publics est créatrice de déséquilibres sociaux, économiques et territoriaux grandissants en ce qui concerne les conditions d'accès et d'usage de ces services fondamentaux.

Ces politiques viennent s'ajouter aux mesures de réduction drastique des salaires et des retraites, à la reforme radicale du système de protection sociale, à la baisse des dépenses publiques, à l' augmentation des taxes indirectes, à la flexibilisation du marché du travail (hausse des licenciements, baisse des indemnisations) qui plongent l'économie dans une intense récession avec une hausse vertigineuse du chômage (plus de 15%),

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C'est à une gigantesque paupérisation d'une majeure partie de la société grecque (les prestations sociales étant particulièrement insuffisantes en Grèce) à laquelle nous assistons.

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Que n'a-t-on entendu, depuis un mois, sur les supposées réformes du FMI apportées par l'expert en social-libéralisme - peut-être candidat du PS aux futures présidentielles - Dominique Strauss-Kahn. Le FMI, avec lui, serait devenu moins farouche !

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Avec ce plan de privatisations et d'ajustement structurel, nous savons à quoi nous en tenir sur DSK : il applique scrupuleusement les accords de l'OMC - dont l'AGCS qui impose la privatisation de toutes les activités de services. OMC gérée par son camarade du PS, Pascal Lamy, pendant que la Grèce est mise en coupe réglée par leur camarade Papandréou, Président de l'Internationale socialiste - qui accueille aussi, pour faire bonne mesure, les dirigeants israéliens du gouvernement Netanyahu...

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Allo, qu'en pense Solférino ?

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