« Sans patrie ni frontières » ?

. "Sans patrie ni frontières", c'est le récit de l'incroyable vie de Jan Valtin ( 1904 - 1951), de son vrai nom Richard Julius Hermann Krebs, qui se conjugue étroitement avec l'incendie révolutionnaire qui s'est propagé dans le monde entier au cours des années vingt et trente.

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"Sans patrie ni frontières", c'est le récit de l'incroyable vie de Jan Valtin ( 1904 - 1951), de son vrai nom Richard Julius Hermann Krebs, qui se conjugue étroitement avec l'incendie révolutionnaire qui s'est propagé dans le monde entier au cours des années vingt et trente.

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Né en 1904, spartakiste à seize ans, responsable communiste à Hambourg et syndicaliste endurci, Valtin parle plus de dix langues. Mousse, marin, puis capitaine, il est l'un des meilleurs agents du Komintern, alors très offensif. Figure de l'ombre et du secret, il appartient à cette avant-garde "rouge" qui tentait sans relâche de mener les masses ouvrières sur le chemin de l'insurrection armée. De Shanghai à Los Angeles, il porte le fer contre le patronat et les « ennemis du parti », fomente des dizaines de révoltes ouvrières et sème les graines de futures révolutions. Obéissant, malgré ses doutes, aux consignes de son Parti, Valtin finira, comme nombre de ses camarades, par désigner la social-démocratie comme l'ennemi principal, en Allemagne (1).

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Entre mille révélations passionnantes, ce livre dévoile aussi tout ce que l'accession de Hitler au pouvoir doit aux stratégies dictées par Moscou. Mais la Gestapo arrêtera Valtin en 1933 et l'enverra, comme des milliers de communistes et de socialistes, dans les premiers camps de concentration.

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Après des années de tortures, il échappe à l'enfer en faisant mine de jouer l'agent double au sein de son organisation. Bientôt pourchassé par les tueurs de la Guépéou comme par ceux de la Gestapo, il s'exile aux Etats-Unis et, sans rien renier de ses combats antérieurs, rédige d'un trait ce livre témoignage à couper le souffle.

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(1) La haine entre communistes et socialistes venaient de loin. En 1919, lors de « la révolution spartakiste », Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht sont arrêtés puis assassinés par les « Corps Francs » sur ordre de Gustav Noske, « commissaire du peuple » social-démocrate chargé de réprimer l’insurrection…

 

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"Sans patrie ni frontière" de Jan Valtin

Actes Sud - Babel

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http://www.franceculture.com/print/1015441

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