Un syndicaliste détenu en "préventive" lors d'une visite de Sarkozy !

. La lourde défaite de l'UMP aux élections régionales a entraîné une multiplication de "visites" de Sarkozy dans les zones rurales.L'hostilité au Chef de l'Etat s'est manifestée à plusieurs reprises lors de ces déplacements entraînant des colères élyséennes à l'encontre des services préfectoraux allant jusqu'à la mutation punitive du préfet de la Manche après une visite durant laquelle Sarkozy avait du faire face, horreur, à des manifestants retenus à 300 mètres de son cortège.

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La lourde défaite de l'UMP aux élections régionales a entraîné une multiplication de "visites" de Sarkozy dans les zones rurales.

L'hostilité au Chef de l'Etat s'est manifestée à plusieurs reprises lors de ces déplacements entraînant des colères élyséennes à l'encontre des services préfectoraux allant jusqu'à la mutation punitive du préfet de la Manche après une visite durant laquelle Sarkozy avait du faire face, horreur, à des manifestants retenus à 300 mètres de son cortège.

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Les forces de sécurité de l'Allier en ont pris de la graine. Lors de la venue du Président dans la commune de Mayet-de-Montagne, comptant moins de 2 000 habitants, près de 400 CRS, gendarmes et policiers sont sur les dents. Un policier pour 5 habitants !

Malgré ce déploiement démesuré quelques dizaines de personnes, ce 25 novembre, ont prévu de manifester leur hostilité à la réforme des retraites. Mal leur en a pris et l'un d'eux en sera dûment empêché. Frédéric Le Marrec, militant à SUD, sera préventivement incarcéré durant les cinq heures de la visite de Nicolas Sarkozy dans les sympathiques locaux de la gendarmerie !

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Frédéric Le Marrec, éducateur spécialisé dans un foyer pour ados dans ce village, a porté plainte pour "arrestation arbitraire".

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Son récit démontre les graves dérives du système sarkozyste.

Ce 25 novembre, il prend son poste à 6 h 30. A 9 h 30, il quitte le foyer en compagnie d'un autre militant pour rejoindre les manifestants. Devant le foyer, deux gendarmes l'attendent et le prient, sans ménagement, de les suivre à la gendarmerie. Il est alors interrogé par des gendarmes venus de Moulins au sujet d'un collage d'affiches en faveur du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), la nuit précédente.

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Après cette « grave affaire », vite réglée, "les gendarmes n'avaient plus grand-chose à me dire, raconte Frédéric Le Marrec. Et comme je n'étais pas officiellement en garde à vue, j'ai voulu m'en aller. Lorsque j'ai commencé à rassembler mes affaires, ils m'ont dit : 'On vous déconseille de partir'". Voulant "éviter tout incident", le militant prend son mal en patience. Au bout d'un moment, il reçoit cette mystérieuse confidence : "Le préfet vous en veut." Peu après 14 heures, Frédéric Le Marrec peut enfin quitter la gendarmerie. L'hélicoptère de Nicolas Sarkozy vient de décoller...

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C'était « une journée banale en Sarkoland ».

 

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