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Izieu, les enfants, et tous les réfugiés du monde

Izieu est le lieu le plus chargé en émotion que je connaisse: dans les années 1990 nous y emmenions régulièrement les élèves de notre collège. C'est en revenant du mémorial, pour préparer une prochaine sortie, que je suis tombé sur ce bois: un bois d'arbres prêts pour l'abattage.
  1. Jacques Vermorel: "Izieu, les enfants, 1998. Le mémorial". Photographie d'origine argentique.

    J'ai été frappé par le rapprochement de ces arbres et le destin des enfants.

     

  2. Jacques Vermorel, "Izieu, les enfants, 1998. Les enfants jouent".

    Sabine Zlatin, et tant d'autres, avaient réussi à créer pour ces enfants, retirés des camps (français), cachés à Izieu, un milieu de vie à la campagne, loin des regards. Une nouvelle chance pour l'enfance...

  3. Jacques Vermorel, "Izieu, les enfants, 1998. Traqués".

    Mais  cela n'a pas suffit: traqués par Klaus Barbie, "le boucher de Lyon", les enfants, les adultes qui s'occupaient d'eux, ont été raflés le 6 avril 1944.

  4. Jacques Vermorel, "Izieu, les enfants, 1998. La prison".

    Les enfants et leurs éducateurs ont été déportés, en France vers Drancy, puis exterminés pour la plupart à Auschwitz-Birkenau.

     

  5. Jacques Vermorel, "Izieu, les enfants, 1998. La disparition".

    Les deux adolescents les plus âgés, Théo Reis et Arnold Hirsch (ainsi que Miron Zlatin)  sont déportés en Estonie, pour travailler pour les nazis: je ne sais pourquoi, j'ai toujours imaginé qu'ils avaient dû mourir dans un bois comme celui-là.

  6. Jacques Vermorel, "Izieu, les enfants, 1998. La disparition (2)"

  7. "Comme les arbres, au printemps" Jacques Vermorel, 2017. Photographie d'origine numérique.

    Les arbres parviennent toujours à pousser. Les réfugiés sont toujours plus nombreux.

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