BOUM ! L'Otan veut-il faire BOUM ?

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« RAPA », ça vous dit quelque chose ? Ben, c'est la troisième personne du singulier du passé-simple du verbe « raper », non ? Mouais, mais ça veut dire aussi « Russian Aggression Prevention Act » - Loi sur la prévention d'une agression russe ! Ce machin donne à des pays non-membres de l'Otan le statu « d'allié privilégié » des États-Unis, donnant la possibilité de transfert de matériels et de services de défense. Ceci permet aux USA d'agir militairement dans ces pays sans l'approbation des autres membres de l'Otan et court-circuite l'opposition européenne et particulièrement allemande et française à l'entrée de l'Ukraine et de la Géorgie dans l'Otan. RAPA permet à l'administration d'Obama l'utilisation de toutes les forces US approprié pour protéger l’indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale et économique de l'Ukraine et d'autres nations souveraines en Europe et en Eurasie de toute agression russe. Ce qui inclut une augmentation significative de l'aide militaire à la Pologne, l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie.

 

Ces opérations belliqueuses ont déjà commencé à se mettre en place (troupes, avions, équipements militaires) dans ces pays. Le journal britannique Guardian, se référant au porte-parole du secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen, indique que l'OTAN s'apprête à déployer pour la première fois des troupes à proximité des frontières russes. Selon M.Rasmussen, les troupes de l'OTAN seraient déployées dans de nouvelles bases en Europe de l'Est pour« empêcher le président russe Vladimir Poutine d'importuner les républiques baltes issues de l'ex-URSS ». « Tout agresseur potentiel doit savoir que s'il envisage d'attaquer un pays allié de l'OTAN , il fera face aux soldats de ce pays, mais aussi aux militaires de l'Alliance », a ajouté le secrétaire général.

 

C'est carrément une machine de guerre contre la Russie. Les pays membres de l'Otan pourraient s'entendre sur le déploiement de troupes à la frontière russe lors du prochain sommet de l'Alliance programmé les 4 et 5 septembre à Cardiff, au pays de Galles.

 

Pour justifier cette volonté de confrontation avec la Russie, les Etazuniens donnent des « preuves » de « l'invasion » des troupes russes en Ukraine, avec photos satellites à l'appui. Des photos qui peuvent être prises n'importe où, n'importe quand et qui sont aussi fiables que les « preuves » des « armes de dissuasion massives » de Saddam en d'autres temps...

 

Qu'il y ait des soldats russes dans l'Est de l'Ukraine, c'est fort probable et c'est tout à l'honneur de la Russie de ne pas laisser les populations de ces territoires frontaliers – qui l'appellent au secours – se laisser massacrer par la soldatesque des mercenaires de Kiev. Parce qu'en fait de troupes étrangères en Ukraine, il y a sûrement plus de mercenaires à la solde des Étasuniens que de Russes : d'abord quelque 500 « Blackwaters » ces tueurs qui se sont « glorieusement » illustrés en Irak, puis il y aurait des combattants de sociétés militaires privées américaines, britanniques, polonaises et italiennes.

 

Maintenant, il faut arrêter de sodomiser les diptères et appeler un chat, un chat : avec l’affaire ukrainienne, l’Otan, bras armé d’un système de domination économique et financière étazunien en pleine déconfiture, conduit le monde à la guerre en soutenant les agissements d’un pouvoir putschiste clairement fasciste alors que la Russie ne fait, elle, que défendre des intérêts géopolitiques historiques.

 

Vous imaginez à quoi peut mener le face-à-face entre troupes russes et troupes de l'Otan ? Vous pensez que ce ne serait que quelques escarmouches ? Naïveté et même konnerie : l'Otan, comme la Russie, possèdent un arsenal nucléaire apocalyptique. Et aucun des deux protagonistes ne voulant perdre la face, en cas de confrontation directe, même limitée, que se passerait-il ? Les bombes partiraient...

 

Non mais à quoi il joue le Barrak « Blackbush » ?

 

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