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Billet de blog 7 sept. 2013

pauvres, vous voulez que vos enfants réussissent à l'école ? (I)

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chers copains pauvres (enfin, sauf les lèche-bottes), j'aimerais vous donner quelques tuyaux pour que vos enfants réussissent à l'école :

- déjà, il faudrait que vous arriviez à avoir une vie familiale calme : cela suppose, pour une mère célibataire par exemple, de renoncer à avoir des petits copains, car le petit copain de la mère célibataire a souvent un profil un peu spécial, et mis à part quelques cas de coeurs généreux et solidaires, ils ont plutôt vocation à s'immiscer dans une famille déjà constituée et à faire le xième enfant, logé, nourri, blanchi...

(une vie familiale agitée provoque un sentiment d'inquiétude chez l'enfant, et l'inquiétude provoque des troubles de l'attention. (une bête effrayée ne regarde pas le monde comme une bête paisible, c'est pareil).

- il faut assurer à vos enfants les heures de sommeil nécessaire : à 3 ans, sieste et dodo à 19h30, puis progressivement avec les années, plus tard, mais en primaire, jamais après 8h30 (avec le droit de lire au lit un quart d'heure. Le sommeil est aussi nécessaire que la nourriture pour que le cerveau reconstitue ses forces, et coup de bol, s'il est difficile de nourrir ses enfants correctement quand on est pauvre, le sommeil, lui est gratuit.

- il faut aussi donner à votre enfant le sentiment que son travail scolaire est important : lui acheter un bureau à emmaüs, ou si pas possible, lui réserver une place de telle heure à telle heure à la table familiale (dès le début de la primaire), ce qui entrainera la reconnaissance de l'importance de ce travail. (bien des petits génies ont eu des mères analphabètes dans la langue de l'école, mais qui respectaient le travail scolaire).

La vie scolaire suppose en effet deux préalables : la capacité à rester longtemps assis (ce qui explique en grande partie la plus grande réussite scolaire des filles), et surtout la capacité d'attention.

En effet, on ne mémorise que ce à quoi on fait attention (heureusement, car si on mémorisait tout, ce serait un vrai bordel dans nos têtes).

Il faut aussi apprendre à vos enfants que si ils sont très attentifs, le temps nécessaire au travail scolaire diminue. Au lieu de trainer comme des limaces devant leurs devoirs, ils peuvent en être débarrassés très vite, pourvu qu'ils se concentrent sur la tâche. (et hop, disais-je à ma fille, tu seras débarrassée et tu pourras aller jouer. (je lui ai tellement bien appris, qu'elle s'ennuyait en classe à cent sous de l'heure, mais c'est une autre histoire).

Chouchouter leurs capacités d'attention, c'est aussi travailler sur la motivation essentielle, l'envie d'apprendre.

L'envie d'apprendre est présente dans tous les enfants quand ils sont petits : ça s'appelle souvent autrement : la curiosité.

Cette curiosité est fragile, on l'entretient par une curiosité partagée : si un tout petit enfant me pose une question à laquelle je ne sais pas répondre, je ne lui réponds pas une bêtise, je ne l’envoie pas balader, on lui propose d'aller chercher ensemble la réponse. (bibliothèque, livres à la maison s'il y en a, personne ressource (instit, voisine ou voisin prof, personne qualifiée dans le domaine de la question : les gens adorent être mis en position d'apprendre quelque chose à quelqu'un).

Toutes ces choses là, la plupart des familles bourgeoises le font sans même y penser. (si elles ont le temps de s'occuper de leurs enfants). (je me souviens avec bonheur des chaînes de question que j'imposais à ma mère, et qui souvent se terminaient par : "parce que c'est comme ça et pas autrement" mais cela était dit sur le mode humoristique, et laissait gentiment  l'espoir d'avoir un jour la réponse !

Quand on envoit trop souvent un enfant balader lorsqu'il pose une question, il arrête d'en poser. On a alors tué dans l’œuf sa curiosité, on a tué sa motivation pour apprendre ! (heureusement, ça peut revenir, mais c'est du boulot).

 (je publie aussi ce billet sur MISERE !

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