Agrandissement : Illustration 1
Un abbé intégriste a été renvoyé ce jeudi devant les assises par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles pour "viols" et "viols avec actes de barbarie" présumés sur des enseignantes d'une école privée des Yvelines, a appris l'AFP de source proche du dossier.
Le religieux avait été mis en examen et écroué en avril 2014 pour ces actes présumés commis au sein de l'école Notre-Dame de la Sablonnière à Goussonville, près de Mantes-la-Jolie, un établissement proche de la Fraternité Saint-Pie X, mouvement en rupture avec l'Eglise catholique.
La justice reproche alors à l'ancien directeur de l'école d'avoir violé à l'automne 2010 trois enseignantes et de leur avoir fait subir des sévices. Il aurait usé de son "influence spirituelle" sur ces trois femmes, dont au moins une avait subi des abus sexuels, pour leur faire subir des séances d'exorcisme où il mimait l'acte sexuel, avait révélé "Le Parisien".
La Fraternité Saint-Pie X est une communauté intégriste proche des milieux d'extrême droite et en particulier de Marion Maréchal Lepen, fondée en 1970 par Mgr Marcel Lefebvre. Elle ne reconnaît pas le Concile Vatican II qui a, selon eux, rompu avec la tradition. L'évêché de Versailles avait précisé à l'AFP n'avoir "aucun lien avec ce mouvement" et "être profondément attristé pour les victimes" et "blessé que la figure du prêtre soit salie".
"Infiltrés" à Bordeaux : les clés pour comprendre le procès perdu par les traditionalistes
L’enquête des journalistes établit un lien entre Dies Irae, dirigé par un ancien militant du Front national, Fabrice Sorlin, et le milieu catholique traditionaliste, représenté à Bordeaux par la paroisse de l’église Saint-Éloi, rue Saint James à Bordeaux et l'Institut du Bonpasteur (IBP), dirigé par l'abbé Philippe Laguérie, ancien curé de l’église intégriste Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris.