Jean-Luc Mélenchon et le cumul des mandats ?

Dans le programme de Jean-Luc Mélenchon et de ses insoumis on retrouve le non-cumul des mandats: "rendre effectif le principe de non-cumul du mandat dans le temps". Vraiment ?

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Dans le programme de Jean-Luc Mélenchon et de ses insoumis on retrouve le non-cumul des mandats:
"rendre effectif le principe de non-cumul du mandat dans le temps".

Jean-Luc Mélenchon, médaille de bronze des cumulards.

Parvenu à la notoriété nationale en 2012 avec sa fracassante campagne présidentielle à la tête du Front de Gauche (11%) Jean-Luc Mélenchon a su faire oublier sa longue carrière d'élu socialiste et apparaître comme un homme neuf. Sénateur dès 1986 à l'âge de 35 ans, l'ancien professeur et journaliste cumule pourtant aujourd'hui 58 ans de mandats électifs, sans compter un passage de deux ans au gouvernement Jospin (ministre délégué à l'Enseignement professionnel).

2 ans ministre = 2 ans au gouvernement / 19 ans sénateur, 8 ans député européen, 13 ans conseiller général, 18 ans conseiller municipal = 58 ans de mandats
Il arrive en 3eme position derriere François Fillons (91 ans de mandats et fonctions gouvernementales)et Jean Lassalle avec 88 ans de mandats cumulés.

 

cumul

Mais l'insoumis entend revenir sur ce qui lui a permis d'amassé un patrimoine de 1,13 million d'euros (déclaration officielle de Jean-Luc Mélenchon). Plus que François Fillon ou Emmanuel Macron par exemple. Un seul autre candidat a la présidentielle affiche ainsi un patrimoine supérieur: Nicolas Dupont-Aignan. Sur la 3e marche du podium Jean-Luc nous propose de "Rendre effectif le principe de non-cumul du mandat dans le temps" pour les autres, cela va de soi.

Jean-Luc propose d’interdire le cumul, ce qu'il a utilisé pour s'enrichir de 1983 à nos jours.
Notre Jean-Luc s'est d'ailleurs offert un superbe appartement de 800 000 euros en 2014.

Membre du Parti socialiste (PS) à partir de 1976, il est successivement élu conseiller municipal de Massy en 1983, conseiller général de l'Essonne en 1985 et sénateur du même département en 1986 réélu en 1995 et 2004 siégeant dans l'opposition. Il est par ailleurs ministre délégué à l'Enseignement professionnel de 2000 à 2002, auprès du ministre de l'Éducation nationale Jack Lang, dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin.
Il fait partie de l'aile gauche du PS jusqu'au congrès de Reims de 2008.
Sous les couleurs de la coalition du Front de gauche, dont le PG fait partie, il est élu député européen dans la circonscription Sud-Ouest en 2009 et réélu en 2014. Il est candidat de cette coalition à l'élection présidentielle de 2012, où il arrive en quatrième position au premier tour, avec 11,1 % des voix. Il s'est autoproclamé candidat à l'élection présidentielle de 2017, « hors cadre de partis »
 
Jean-Luc Mélenchon me fait penser à Syriza et Alexis Tsípras qui avaient promis monts et merveilles aux peuples grecs et qui aujourd'hui appliquent une politique d’austérité dont les victimes sont les retraités et les plus pauvres. Tsípras signe à tour de bras des plans d’austérité en dépit de ses promesses électorales.
Les espoirs des insoumis grecs se sont évaporés et ne restent que l’austérité au pouvoir. 

 

 

 

 

 

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