La « contribution climat-énergie » (CCE) s’applique depuis 2014 et taxe les combustibles et les carburants en fonction de la quantité de CO2 que leur consommation émet. Ce principe de « taxation du carbone » consiste à créer une incitation monétaire à un mode de vie moins polluant ; il apparaît consensuel et emporte l’adhésion de nombreuses figures de l’écologie ou de l’économie établies, tels MM. Nicolas Hulot ou Jean Tirole.

Mais son inconvénient est d’envisager la consommation comme un acte économique individuel, alors qu’elle dépend de l’appartenance sociale. Ainsi, selon une étude de l’Insee parue en 2010, les 20 % des ménages les plus aisés induisent 29 % du CO2 émis en France par la consommation, contre 11 % pour les 20 % les plus modestes ; une proportion de 1 à 2,7 qui, en toute raison, devrait se retrouver dans le montant de CCE dont ils s’acquittent.

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Un grand merci à la rédaction de Reporterre d'avoir accepté et publié ce texte en tribune libre.

Bien cordialement,

Vincent Doumayrou,
auteur de La Fracture ferroviaire, pourquoi le TGV ne sauvera pas le chemin de fer,
Préface de Georges Ribeill. Les Editions de l'Atelier, Ivry-sur-Seine, 2007.
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