Lettre à ma fille: «Demain, la faim si l’on ne fait rien»

La crise climatique en éclipse une autre, plus apte à mobiliser : celle de nos systèmes alimentaires, qui se profile avec la raréfaction du pétrole. La faim et le déclin démographique pourraient être une réalité, mais non une fatalité. Des solutions existent, comme le biogaz. Mais elles impliquent un changement de culture, dans tous les sens du terme.

Ma chère petite fille,

Les prochaines pages ne sont pas d'une lecture facile, même si je me suis efforcé d’aller à l’essentiel. Tu comprendras d’ailleurs vite : c’est un texte sur l’essentiel, la base, les conditions de notre existence. Je te demande de t’accrocher car la suite n’est guère réjouissante. En cela, je ne fais qu’adopter la stratégie de ton égérie, la jeune suédoise Greta Thunberg, qui a lancé les grèves pour le climat. Pour pousser les adultes à enfin agir, il faut les paniquer : telle est sa position. Elle a ainsi repris la célèbre formule de notre ancien président, Jacques Chirac : notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Mais aujourd’hui pas plus qu’hier, la métaphore ne suffit à mobiliser. Beaucoup peinent à croire que leur survie soit en jeu dans cette histoire de réchauffement. L’environnement, c’est l’extérieur peu concret de leurs vies. Et 2050, 2100, c’est si loin. Alors peut-être faut-il plutôt viser leurs intérieurs, les tripes, en prenant le problème par un autre bout. Leur expliquer qu’eux, habitants des pays riches et développés, pourraient mourir de faim dans un futur proche, si l’on ne fait rien. Je dis s’attaquer au problème sous un autre angle, car le climat et la production alimentaire sont deux versants d'une même crise : celle des énergies fossiles, et tout particulièrement du pétrole.

Pour comprendre comment tout est lié, un rapide détour par ton manuel de sciences naturelles s’impose. Allons droit au chapitre « Le cycle du carbone ». Tu connais déjà le dioxyde de carbone, abrégé CO2, le principal gaz à effet de serre. Les plantes s’en nourrissent pour leur croissance. Grâce à l’énergie solaire et la photosynthèse, elles le captent et le transforment en composés carbonés. Ceux-ci sont ensuite mangés par les autres êtres vivants. Une partie est convertie en matière pour se maintenir et grandir, une autre fournit le combustible nécessaire au fonctionnement des cellules, nos petites usines internes. Celles-ci utilisent l’oxygène inspiré pour « brûler » le carbone, et dans ce processus rejettent du CO2, que nous expirons dans l’atmosphère. Le cycle est bouclé. Enfin presque. Il manque un élément indispensable : le sol, sans lequel rien ne pousse.[1] Cette terre noire que tu vois en forêt est un mélange de matières minérales et organiques. Et je te le donne en mille, la portion organique, appelée aussi humus, est essentiellement... du carbone. Celui des feuilles et bois morts, mangé, digéré, évacué par toute la faune et la flore sous tes pieds : vers de terre, acariens, champignons, bactéries, etc.

Sans pétrole, ton assiette serait aussi vide que le réservoir des tracteurs

« Et nous là-dedans ? » me demandes-tu. Nous, nous avons tout bouleversé. D’abord en inventant l’agriculture : nous produisons notre nourriture au lieu de la cueillir ou de la chasser. Mais surtout en maîtrisant le feu : nous sommes les seuls animaux à brûler, à l’extérieur de nos corps, du carbone pour produire de l’énergie. Longtemps ce fut du bois, et puis au XVIIIe siècle nous avons découvert sous terre d'extraordinaires réserves d’énergie fossiles : le charbon, le gaz, le pétrole. Il s’agissait à l’origine de plantes, qui se sont déposées et décomposées en profondeur, il y a environ 300 millions d’années. Le carbone étant leur élément principal, on parle aussi d’hydrocarbures.

Maintenant, imagine notre civilisation industrielle comme un super organisme gavé de ces stocks hyper énergétiques. Un corps géant qui aurait incroyablement grossi, très rapidement, en moins de deux siècles, en milliards d’humains, de biens et de services. Un monstre qui, avec ses pots d’échappement, ses cheminées d’immeubles ou d’industrie, recrache dans l’atmosphère le carbone qu’il ingurgite pour se développer. Et toi, je te l’apprends, minuscule cellule de ce monstre mutant, tu manges du pétrole, beaucoup de pétrole, sans t’en rendre compte.

Sans pétrole, ton assiette serait aussi vide que le réservoir des tracteurs. Sans pétrole, pas d’engins pour labourer, semer, traiter, récolter, conditionner et transporter notre nourriture. Sans pétrole, pas d’engrais ni de pesticides et herbicides de synthèse. Sans pétrole, les trois piliers de l’agriculture moderne s’effondreraient : la mécanisation, la fertilisation minérale et les produits phytosanitaires. On leur doit les gains exceptionnels de la productivité agricole, qui permirent l’explosion économique et démographique du siècle dernier. Grâce à eux, seul 3% de la population se consacre aujourd’hui à la nourrir (contre 25% en 1945), la quasi totalité restant ainsi disponible pour d’autres activités : se déplacer, voyager, fabriquer et consommer plein de choses plus ou moins utiles, excitantes et polluantes, comme ton Iphone.

Tu devines la suite : puisque tout dépend du pétrole, sa fin pourrait rimer avec faim. De toute façon, à force de te l’avoir répété, tu sais le modèle agricole conventionnel condamné pour des raisons biologiques : en détruisant la structure et la vie des sols, le labour diminue leur fertilité naturelle, obligeant à recourir toujours plus aux engrais chimiques, sources de pollution de l’air et des eaux. Les pesticides et herbicides, outre leurs effets sur la santé humaine, sont responsables d’une chute dramatique de la biodiversité. La disparition des insectes, par exemple, compromet la pollinisation des plantes, et donc la production alimentaire.

Sans pétrole, aucun système agricole n’est capable de couvrir nos besoins caloriques

Je t’entends déjà : « Mais Papa, il existe des agricultures respectueuses de l’environnement ! ». C’est juste, alors examinons-les ensemble. La plus connue, l’Agriculture Biologique (AB[2]). Elle exclut tout produit chimique, mais tolère le labour, pour le désherbage notamment, suppléant ainsi les herbicides comme le fameux glyphosate. En 2017, une étude internationale soutenue par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) affirmait que l’AB serait à même de nourrir l’humanité. À deux conditions notables : la division par deux du gaspillage alimentaire, et le passage à un régime essentiellement végétarien. Autrement dit, il faudrait renverser la tendance mondiale, qui va vers la consommation accrue de lait et viande dans les pays émergents tels que la Chine ou l’Inde. À cette gageure s’ajoute une contradiction : ce système appelle à réduire la taille des troupeaux, alors qu’il exige en même temps une utilisation importante de fumier en guise de fertilisant.

Passons au second modèle alternatif, l’Agriculture de Conservation (AC)[3], dont les principes essentiels sont un travail minimal des sols et leur couverture végétale permanente. Elle obtiendrait sans engrais chimiques des rendements équivalents, voire supérieurs, à ceux de l’agriculture conventionnelle. Hélas, elle aussi requiert une condition invalidante : que les sols présentent entre 5 et 8% d’humus, niveau dit d’auto-fertilité[4]. Or la moyenne des terres arables françaises est tombée à 1,5%, conséquence de décennies de labour. Confrontée à cette limitation, l’AC s’autorise l’utilisation d’engrais chimiques, tout en favorisant les engrais verts. Ainsi, des couverts végétaux associant des légumineuses[5] à des plantes rustiques (par exemple le seigle), semés entre deux périodes de cultures alimentaires, sont détruits et laissés au sol pour le nourrir. Le taux d’humus est ainsi doucement restauré, année après année[6]. Mais on ne recrée pas en 4-5 ans ce que la nature a mis des millénaires à constituer, et nous quelques décennies à épuiser. Au rythme de l’AC, l’auto-fertilité se profile vers 2050. Or, le temps presse.

Outre leurs spécificités, tu remarqueras qu’AC et AB se rejoignent sur un point : ni l’une ni l’autre ne peut se passer d’engins mécaniques, donc de pétrole. Nullement résignée, tu brandiras le troisième modèle, la permaculture, qui se démarque par une productivité manuelle très élevée sur de petites surfaces[7]. Je poursuivrai dans mon rôle de rabat-joie : ses fermes fournissent pour l’essentiel des légumes pauvres en amidon, donc peu caloriques. L’amidon, ce sont les hydrates de carbone (encore ce fameux carbone), issus des céréales et des tubercules, comme la pomme de terre, cultures financièrement peu rentables en permaculture. Sans cette base de ta ration alimentaire, le modèle ne saurait à lui seul te remplir le ventre.

Tu l’as compris : à ce jour, sans pétrole, aucun système agricole n’est capable de couvrir nos besoins caloriques. Ton regard s’obscurcit en imaginant la suite. Si nous apprenions qu’il n’en restait que pour 4 ou 5 ans, crois-tu que les États et les groupes économiques les plus puissants, attendront sagement ? Non, et tu as raison. Ces entités engageront des conflits armés pour capter les derniers stocks, gisant pour la plupart hors des pays industrialisés, afin d’assurer leur sécurité alimentaire. Tu as là le scénario d’une troisième guerre mondiale et totale.[8]

Game over

Cette vision d'apocalypse t’horrifie, mais tu te rassures, comme tout le monde : ce n’est pas pour demain, nous avons quelques décennies d'or noir devant nous. Détrompe-toi : le pic des réserves conventionnelles a été atteint en 2008. Le niveau de la production mondiale est maintenu grâce au shale oil américain, ce pétrole issu de la fracturation hydraulique de roche. Jusqu’à l’an dernier son exploitation était déficitaire. Depuis, son prix de vente couvre à peine les coûts d’extraction. Ainsi notre avenir énergétique repose-t-il sur une industrie à rentabilité minime, devant relever un défi gigantesque : selon l’Agence Internationale de l’Énergie, pour compenser le déclin engagé des champs traditionnels, les USA devront doubler, voire tripler, leur production de shale oil d’ici 2025. Faute de quoi, l'offre de pétrole sera insuffisante. En clair, le monde manquera de carburant. Voici donc l’autre scénario très envisageable, d’ici 2025 : un blocage général de l’économie, sans possibilité de redémarrage, avec effondrement de la production alimentaire et du pouvoir d’achat. Une seule issue alors : l’exode massif des citadins vers les champs et le retour à la traction animale. Or l’élevage et l’agriculture ne s’improvisent pas du jour au lendemain. Former les hommes, reconstituer et reconvertir le bétail au travail agricole prendra du temps, et ce retour à la terre se fera sur des sols appauvris. En l’absence des compétences et des moyens nécessaires, la famine et l’effondrement démographique seront inévitables.

2025 : cela laisse moins de six ans pour nous sevrer du pétrole, pour diminuer drastiquement notre consommation tout en développant les énergies renouvelables de substitution[9]. Sans vouloir t’alarmer plus, c’est une version relativement optimiste. Une nouvelle crise financière pourrait tout précipiter. Nombre d’experts[10] la prévoient pour... 2020, et la prédisent bien pire que celle de 2008. Je te rappelle l’origine de cette dernière : le surendettement des ménages américains, incapables de rembourser leur prêts immobiliers. Qui vint au secours des établissements bancaires et financiers ruinés ? Les États, en s’endettant, encore et toujours. Jusqu’à un point critique. Nous pourrions ainsi parvenir au terme du jeu, sans personne pour nous sauver de l’ultime banqueroute. Game over. Fin d’une fuite en avant débutée dans les années 70, avec la fin du pétrole bon marché. Depuis, nous n’avons cessé de compenser la hausse du prix de l’énergie par de la dette[11].

Le prix pour éviter la faim !

Tu relis. C’est beaucoup à digérer. Puis tu laisses éclater ta colère : « Vous nous avez maudits ! Vous avez condamné notre avenir en mangeant et polluant tout égoïstement ! ». Et je te réponds : « peut-être que non. » Un autre scénario existe, peu médiatisé, celui d’Afterres2050, proposé par l’association Solagro. Il place en son coeur une énergie encore confidentielle : le biogaz, issu de la fermentation en cuve de matières organiques : déjections animales, résidus de récolte, mais aussi les couverts végétaux précités. Une fois épuré et compressé, le méthane obtenu est identique à celui utilisé par les véhicules roulant au GNV (Gaz Naturel pour Véhicules). Enfin une grande et bonne nouvelle : le potentiel couvrirait amplement les besoins en carburant agricole. Le bois fournirait quant à lui le combustible solide pour produire chaleur et électricité. Nous aurions ainsi la voie tracée vers des fermes autonomes en énergie.

L’espoir te revient : « S’il y a la solution, qu’attend-t-on ?! » L’adulte rompu à la réalité te répond : « L’argent... toujours l’argent. » Seul un engagement massif de l’État permettrait un tel investissement, évalué par Solagro à 70 milliards d’euros. Imagine ce que cela représente : une année entière de notre production agricole, ou 1000 euros par Français ! Alors, tu t’insurges : « Moins d’un mois de salaire médian ? Ce n’est rien, le prix pour éviter la faim ! » Comme tu as étudié l’Histoire, tu me rappelles le plan Marshall, la reconstruction de l’Europe dévastée et ruinée en 1947. Je t’objecte qu’il fut payé par les Américains, pour écouler leurs marchandises. Le président Trump est aujourd'hui plus occupé à développer chez lui le charbon et le pétrole de schiste, ou à dresser un mur entre son pays et le Mexique.

D'une pierre deux coups

Tu ne baisses pas les bras, affirmes que tout est affaire de volonté politique. Tu me cites en exemple le général de Gaulle, son programme nucléaire, lancé pendant les trente glorieuses, lorsque le pétrole ne coûtait rien. Bien sûr, tu n’es pas adepte du nucléaire, tu as vu les catastrophes qu’il a provoquées, tu connais le problème des déchets. Mais tu partageras ma conviction profonde : il nous faut un programme d’ambition comparable pour le biogaz, une énergie propre, neutre en carbone. Non pas dans dix, vingt ou trente ans, mais dès maintenant. Plus nous le ferons tôt, plus nous économiserons en importations de pétrole. Plus nous tarderons, plus nous serons menacés par la montée de son cours et sa raréfaction. Aussi l’autonomie énergétique agricole doit-elle rapidement être érigée au rang de priorité nationale. C’est la condition première d’une transition douce et pacifique vers l’après pétrole.

D’aucuns diront que la réussite de cette transition exige bien plus, un vaste plan multisectoriel pour économiser et remplacer les énergies fossiles[12]. C’est vrai, dans l’idéal. Mais les grands chambardements rebutent et tétanisent nos dirigeants. Il est donc préférable de commencer par cette mesure unique, la plus fondamentale, celle qui garantira notre sécurité alimentaire, le socle de l’édifice social.

C’est également le seul moyen de faire d’une pierre deux coups : se prémunir contre la faim et agir en faveur du climat. Te souviens-tu ? Produire plus de végétal c’est capter plus de CO2. Enrichir les sols en matière organique, c’est remettre sous terre le carbone que nous avons rejeté dans l’air[13].

L’immense changement de culture à venir

Enfin, au-delà de la solution technique, le biogaz induit l’immense changement de culture à venir : nous avons brûlé le carbone des sous-sols, désormais il nous faut le cultiver au sol. L’humanité ne peut plus pomper, miner, couper, ou simplement capter son énergie à l’aide de barrages, éoliennes ou panneaux solaires. Pour la première fois, elle doit la produire avec les seules forces de la nature. Et comme d’un jardin, cela nous obligera à enfin en prendre soin.

Alors devant toi se déploie un nouvel objectif de croissance : non pas celui d’une civilisation industrielle, productrice de biens matériels inertes et non-renouvelables, exploitant des ressources mortes au détriment du vivant. Ce que tu imagines : la croissance par et pour le vivant, la production de matière végétale et animale abondante et renouvelable. Et tu te mets à rêver que l’on ne parle plus de PIB, mais de PBB, Production Brute de Biomasse.

Ton papa, professeur et agronome amateur, qui t’aime et s’inquiète tant

[1] Pour être complet, il faut ajouter les mers et océans, qui absorbent un quart du CO2 émis par les activités humaines : https://wwz.ifremer.fr/L-ocean-pour-tous/Nos-ressources-pedagogiques/Comprendre-les-oceans/Ocean-et-climat/Absorption-de-CO2-comment-l-ocean-regule-le-climat

[2] L’abréviation renvoie ici au modèle agricole, non au label.

[3] Site de référence sur l'Agriculture de Conservation : https://agriculture-de-conservation.com/

[4] Vidéo assez courte, présentant les enjeux agronomiques en chiffres : https://www.youtube.com/watch?v=7CVWje_qSjU&t=270s

[5] Les légumineuses, grâce à une symbiose bactérienne au niveau racinaire, parviennent à assimiler l’azote atmosphérique. Ce nutriment est indispensable à la croissance des plantes. Il constitue le principal facteur de rendement. Bien qu’il compose 78% de l’air, les plantes ne peuvent le fixer directement, contrairement à certaines bactéries. Combiné au carbone, l’azote sert à la formation des protéines. Cela explique que les légumineuses en soient riches. Le processus industriel Haber-Bosch capte l’azote atmosphérique pour le transformer en engrais minéral. Il est à la base de la révolution verte du siècle dernier, et de la démultiplication des rendements agricoles. Il exige cependant beaucoup d’énergie, notamment de gaz naturel, indispensable à la synthèse de l’ammoniac. Sa production n’a cessé d’augmenter, culminant en 2017 à 142 millions de tonnes (contre 92 millions en 1994) : https://minerals.usgs.gov/minerals/pubs/commodity/nitrogen/mcs-2019-nitro.pdf

[6] Pour regagner rapidement un taux optimal d'humus, une solution existe : épandre des tonnes de matière carbonée, par exemple de la paille ou du bois déchiqueté, le Bois Raméal Fragmenté (BRF). Cette technique a été expérimentée avec succès sur des terres maraîchères. Elle n’est cependant pas transposable aux grandes cultures, dont les surfaces exploitées sont incomparables. Pour donner un ordre d’idée, raser et broyer la totalité de la forêt française couvrirait nos champs céréaliers de... 2,5 cm de BRF, alors qu’il en faudrait une trentaine pour arriver au chiffre magique de 5-8% d’humus. 

[7] La ferme du Bec Hellouin, en Haute-Normandie, sert de référence en permaculture : https://www.fermedubec.com/la-recherche/les-rapports-scientifiques/

[8] Pour une synthèse générale des crises et de leurs interconnexions, ainsi que des scénarii d'effondement(s), l’ouvrage de Pablo Servigne et Raphaël Stevens est incontournable. Comment tout peut s’effondrer : Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes. Le Seuil. 2015

[9] Liens vers les deux associations principales travaillant à la transition énergétique en France et en Europe. The shift project :  https://theshiftproject.org/ Negawatt : https://negawatt.org/

[10] Notamment Georges Ugeux, ex n°2 de la banque de New York : https://georgesugeux.com/

[11] Excellent site, en anglais, sur les liens incestueux entre la croissance, le pétrole, et la dette : https://ourfiniteworld.com/2015/09/14/how-our-energy-problem-leads-to-a-debt-collapse-problem/

[12] Cf les différents scénarii de Negawatt. 

[13] Note parlementaire faisant le point sur la question et les initiatives en cours : http://www2.assemblee-nationale.fr/content/download/65344/663392/version/1/file/note+4+pages+stockage_carbone_sols.pdf

 

 

 

 

 

 

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