La Noosphere et le Global Consciousness Project

La noosphere est un concept popularisé par Pierre Teilhard de Chardin pour représenter l’ensemble de la conscience humaine telle une fine couche enveloppant la Terre. Aux USA l’astronaute d’Apollo 14 Edgar Mitchell cofonda en 1973 l’Institut des Sciences Noétiques suite à une expérience initiatique dans l’espace, dans le but d’étudier divers aspects du potentiel humain. Cette initiative se base, entre autres, sur le concept de noosphère et intègre depuis 1997 un projet très particulier appelé le Global Consciousness Project (GCP, aussi connu sous le nom de EGG project). visant à tester ce concept en pratique.

La noosphere est un concept popularisé par Pierre Teilhard de Chardin pour représenter l’ensemble de la conscience humaine telle une fine couche enveloppant la Terre. Aux USA l’astronaute d’Apollo 14 Edgar Mitchell cofonda en 1973 l’Institut des Sciences Noétiques suite à une expérience initiatique dans l’espace, dans le but d’étudier divers aspects du potentiel humain. Cette initiative se base, entre autres, sur le concept de noosphère et intègre depuis 1997 un projet très particulier appelé le Global Consciousness Project (GCP, aussi connu sous le nom de EGG project). visant à tester ce concept en pratique.

Le GCP est conduit par une centaine de scientifiques, essentiellement à titre bénévole, et se compose d’un réseau mondial de générateurs de chiffres aléatoires (Random Event Generators ou REG). L’idée est de détecter des signes de “conscience globale” en mesurant les pics de déviation par rapport à la moyenne, et de corréler ces déviations avec des évènements mondiaux.

Ca marche.

Des grands évènements tels les funérailles de Lady Diana, le 11 septembre 2001, le tsunami asiatique de 2008 sont corrélés avec des pics statistiquement significatifs. Je laisse aux personnes intéressées par les aspects techniques le soin de parcourir le site du GCP (toutes les données sont publiques et accessibles en lignes).

Personne ne sait ce qui pourrait lier une émotion humaine largement partagée par la population mondiale et des générateurs aléatoires, mais cela ressemble à une validation du principe de la noosphere. Plus précisément il semblerait que la notion de corrélation soit plus qu’un simple concept abstrait mais une réalité physique dont la nature serait basée sur la relation et le motif (pattern), une sorte de champ dont l’influence ne se ferait sentir qu’au delà d’un certain seuil de pensée ou d’émotion. Les chercheurs établissent un lien tentatif avec la synchronicité de Jung et de manière générale reconnaissent que les aspects psychiques jouent nécessairement un rôle dans ce phénomène. Il existe d’ailleurs à ce sujet un article intéressant de 2003 sur “la théorie des cordes, l’esprit universel et le paranormal“. Que ces trois éléments coexistent dans un article scientifique publié par un membre du département de Physique de l’université de Cambridge est déjà, en soi, spectaculaire…

Un article par Philippe Viola basé sur les travaux de David Bohm sur les champs d’informations actifs (Bohm est un physicien de renom dont nous avons déjà parlé dans le cadre du modèle holographique de l’univers, et ce n’est sans doute pas une coïncidence…) et de Rupert Sheldrake traite d’une théorie nommée Bioquantum. Il est également suggéré de lire une étude de Alain Bondies sur la Conscience Universelle.

Je retiens pour conclure une phrase de Roger Nelson, directeur du GCP, qui me semble encapsuler ce à quoi nous sommes confrontés avec ces phénomènes, dans le texte:

Consciousness has a creative, productive, generative role in the world such that what we wish for is more likely to be than if we hadn’t wished for it.

La conscience a dans le monde un rôle de création, de production, de génération faisant en sorte que ce que nous souhaitons a plus de chances d’arriver que s’y nous n’y prêtons pas attention.

 

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