ad nauseam !

Cette expression latine (que l'on pourrait traduire par "jusqu'à la nausée") exprime bien la sensation de ras-le-bol que l'on éprouve aujourd'hui face aux décombres d'un monde qui n'en finit plus de pourrir...

...que ce soit ailleurs, avec notamment la lamentable exhibition des catcheurs de la Maison blanche ou dans un Royaume uni traumatisé par l'inconséquence de ses dirigeants pyromanes, et que ce soit aussi dans notre pays où la bourgeoisie affolée par la deuxième vague du virus, patauge en prenant à tort et à travers des décisions incompréhensibles sinon aberrantes.

Et les médiocres médias (les mass-medias), qui sont évidemment à l'unisson, nous immergent d'un flot putride ininterrompu comme s'ils voulaient traiter le mal par le mal, avec une pharmacologie de la communication délétère !

Comment résister à cette offensive généralisée de l'horreur de vivre ?

Il me semble que la conscience humaine, tant éprouvée par la longue litanie des catastrophes de l'histoire, reste toujours en mesure de nous proposer des sauvegardes, non seulement par l'observation des fondamentaux de la nature à l'instar des magnifiques leçons de géographie d'Elisée Reclus, mais aussi et surtout par la réflexion personnelle sur la nécessité absolue de l'altruisme. 

Car il faut bien comprendre que nous sommes en train de sortir de la morale individualiste pour approcher les rivages du sauvetage collectif.

En effet, les plaques tectoniques de la lutte des classes sont en train de bouger, en priorisant la solidarité, et en balbutiant à mots couverts, ce mot de "fraternité", trop longtemps galvaudé sinon ignoré !

L'irruption du Covid est sans doute le choc qui va réussir à ébranler l'ignominie capitaliste.

Mais va-t-il nous en débarrasser ?

 

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