Les poubelles de l'humanité

« La France est un grand pays », dit et répète François Hollande qui fait souvent appel à la méthode Coué car c'est la seule qui lui semble pouvoir conforter sa parole présidentielle. Mais ne s'est-il jamais demandé pourquoi et comment notre « douce France » était peu à peu en train de devenir une « décharge publique » des migrants de la misère ou de la guerre ?

« La France est un grand pays », dit et répète François Hollande qui fait souvent appel à la méthode Coué car c'est la seule qui lui semble pouvoir conforter sa parole présidentielle. Mais ne s'est-il jamais demandé pourquoi et comment notre « douce France » était peu à peu en train de devenir une « décharge publique » des migrants de la misère ou de la guerre ?

En effet, que ce soient les Roms du "campement" de La Chapelle ou les Syriens, les Afghans et tous ces Africains qui se retrouvent à Paris, à Dunkerque, à Metz ou à Calais qui constitue pour des milliers d'entre eux, la dernière frontière vers l"Angleterre, tout une humanité qui a échappé à la mort en Méditerranée, se débat pour survivre...

Ces exclus de la civilisation, ces parias de la vie vivent au jour le jour, dans d'effroyables conditions, et s'efforcent de tenir le coup, dans un état endémique de précarité absolue.

Vieillards, femmes et enfants sont devenus ainsi les déchets d'un monde devenu fou qui les a exclus de la terre des hommes.

Toutes les villes portuaires de la cote nord sont touchées par ce phénomène devant lequel les pouvoirs publics semblent impuissants.

"Il y a une volonté politique de ne pas intervenir, accuse Jean-François Corty, directeur des missions France à "Médecins du monde". On ne peut pas imaginer que dans un pays comme le nôtre, on ne puisse pas avoir des structures en dur, leur apporter de l'eau, à manger, de reconsidérer leur projet migratoires et d'ouvrir dans de bonnes conditions leur droit d'asile en France...Les autorités politiques ne veulent pas donner l'impression qu'on accueille bien ces gens de peur que cela fasse appel d'air. Un argument qui ne tient pas, puisqu'ils sont nombreux à ne pas vouloir rester ici !"

Au Moyen-Age, qui fut une période d'altruisme et de générosité, on tendait la main à l'étranger, au voyageur en détresse.

Serions-nous, aujourd'hui, confits en égoïsme et en indifférence ?

Fraternité.

 

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