Castex sacristain ou bedeau ?

En renvoyant son assistant trismégiste vers les grandes avenues venteuses du Havre d'Auguste Perret, le muscadin élyséen a fait un pas décisif vers le trône en donnant ainsi raison à un narquois détournement de la prédiction de Séguéla :"un gouvernement qui n'a pas son Castex a raté sa survie !"

...tant et si bien que le Sancho Pança gascon (ou catalan ?) qui va désormais servir de valet à notre hidalgo picard, va se trouver aux prises avec une France dévastée, malade et passablement agitée par une légitime colère.

Alors que l'opposition populaire vient de s'exprimer massivement par l'abstention et aussi par l'occupation des mairies des principales grandes villes du pays (Lille, Rouen, Rennes, Paris, Strasbourg, Besançon, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Lyon, Grenoble, Marseille, etc ), le pouvoir bourgeois n'a d'autre recours que le subterfuge : comme si le remplacement d'un affidé par un autre (sans doute jugé plus jovial) était susceptible d'escamoter la crise profonde, économique, sociale et démocratique qui risque de nous entraîner vers le chaos.

De toutes façons, le fait du Prince n'est pas un faux semblant : un homme de droite peut en cacher un autre, bien à droite lui aussi...

Profitant de l'euphorie induite par le déconfinement et de cette atmosphère de fête à Neu-neu qui s'en est suivie, les noms de nouveaux ministres vont être tirés des pochettes surprise, afin de constituer un casting de circonstance...

Blanc bonnet ou bonnet blanc : la droite n'en finit plus d'épuiser les ressources de la girouette politique et de repeindre son portail avec toutes les nuances du gris. Mais on attendra encore pour le vert de gris ! 

Et le brav'homme de Matignon, glabre et innocent sacristain, tel le "ravi de la Crèche", psalmodiera cette action de grâce !

Dormez en paix mes bons moutons, Panurge veille sur le troupeau...

De qui se moque t'on ?

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