Permettre l'avenir...

En faisant de notre pays une démocrature organisée pour la satisfaction des nantis qui excluent toute revendication de la France d'en bas et en instaurant pour cela un état policier, Emmanuel Macron a délibérément pris le contre-pied de ce que préconisait Saint-Exupéry dans son oeuvre majeure "Citadelle" : "L'avenir, tu n'as point à le prévoir mais à le permettre".

Ainsi cette année 2019 commence sous le signe de la schlague, de la répression tous azimuts et de l'approfondissement de la fracture des classes sociales dans un pays qui n'a jamais connu autant de divisions ni n'a jamais été imprégné par autant de haines !

Dans mon précédent billet qui risquait un parallèle avec l'empereur Caligula* je me permettais d'attirer l'attention sur la nature de plus en plus explosive de la situation présente où le dialogue de sourds est en train de muter vers l'affrontement physique.

Car si les blindés ne sillonnent pas encore les rues des villes et des villages de France, nous sommes sur le point de subir les interpellations à vue et les couvre-feux...

Cette colère populaire , irrépressible, vient de loin car les moutons en ont marre d'être tondus, les petites gens sont révoltés d'avoir été bernés, la coupe de l'infamie ayant déjà débordé sous le calamiteux quinquennat de François Hollande dont l'imposture politique a induit la candidature par effraction de son ministre des finances, coopté par les oligarchies du fric !

Dans l'impasse tragique où nous nous trouvons, seule la volonté populaire serait en mesure de dénouer l'imbroglio en jetant à bas les oripeaux de cette république bourgeoise et toujours versaillaise qui n'est plus qu'un ersatz d'état de droit et un simulacre de démocratie.

Mais les classes dominantes sont rouées et rusées ; elles détiennent tous les leviers du pouvoir...

Alors ?

* "Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent", un pamphlet qui n'a pas été retenu par la rédaction de Mediapart mais qui a été largement recommandé par les abonnés

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