Un sinistre théâtre d'ombres

En portant Richard Ferrand au perchoir, les moutons macroniens ont parachevé ainsi l'opération de destruction de la séparation des pouvoirs désirée par celui qui prétend être "le président de tous les Français" alors qu'il n'est que l'homme lige des classes dominantes...

...car, ne nous y trompons pas, l'élection "libre" du maréchal (sic) vient d'abattre la mince cloison qui subsistait encore entre le législatif et l'exécutif, l'Assemblée étant désormais vouée à n'être plus qu'une chambre d'enregistrement.

Et "l'esprit des lois" me direz-vous ? Nous sommes bien dans un régime démocratique ; la Ve République est bien une république...Que nenni !

Charles de Secondat Montesquieu, baron de la Brède, réveille toi, ils sont devenus fous : que deviennent les garanties institutionnelles, le goût des réformes équitables, le respect de la personne humaine...lorsqu'un monarque-républicain fait nommer comme contre-pouvoir destiné à équilibrer le sien et instiller bon sens et sagesse, son affidé le plus proche ?

Le décor est planté, on peut jouer la pièce : le pouvoir politique n'a plus de frontières et la galerie y trouvera son compte car elle apprécie les facéties d'une opposition stérile, réduite à faire des simagrées...

Les médias en transmettront les péripéties, contribuant ainsi à conforter l'image d'une démocratie vivante, soucieuse du bien public.

Dans un billet posté en mars dernier, intitulé "la politicaillerie", j'avais pressenti et annoncé l'évolution de ce "théâtre d'ombres".

Le palais Bourbon jouxtera-t-il  le boulevard du crime ou restera-t-il un simple guignol ?

Avec ou sans marionnettes.

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