La fuite à Erevan

Ce n'est évidemment pas celle de Louis XVI à Varennes et encore moins celle du général à Baden-Baden, mais ça lui ressemble à un moment crucial où se joue le bien-fondé du quinquennat...

...car la caste des "élites" bourgeoises qui a coopté l'Inspecteur des finances Macron au pouvoir élyséen attend de lui la formation d'une équipe techno déterminée à conduire sans faillir ni faire de concessions majeures, la politique néo-libérale qui convient le mieux à l'accroissement sinon au maintien de ses prvilèges.

Le ministère de l'Intérieur, le royaume de la flicaille, est en l'occurrence la pierre d'achoppement de cette gouvernance : pourquoi ?

Tandis que des remugles de nostalgie conservatrice viennent perturber l'alchimie gouvernementale, on a l'impression que l'establishement opte plutôt pour une autocratie bicéphale à la sauce Directoire que pour le Consulat d'un seul homme...

Car le nouveau Bonaparte inquiète : il a donné tout au long de cette première année de nombreux signes de fragilité et de vulnérabilité : narcissisme enfantin, impulsivité, manque de sang-froid, trivialité corporelle, etc

Or il peut être amendé sinon corrigé par un premier ministre "droit dans ses bottes" qui veille au grain, mais il ne peut exercer cette "tutelle" qu'avec la complicité d'un de ses affidés, le nouveau Fouché.

D'où les reports successifs de l'annonce du remaniement...

Péripéties subalternes.

 

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