Omissions, falsifications et duperies mémorielles

Dans cette "imprégnation sournoise" des esprits que je pointais avec un billet ouvrant un débat qui a été saboté, il y a toute la tromperie historique qui n'est pas négligeable et qui permet aux classes dominantes d'appeler à la rescousse les grandes figures du passé afin d'enfumer, de mentir, et d'imposer leur point de vue...

 

C'est en particulier le cas avec un personnage emblématique dont on va célébrer le 250e anniversaire de la naissance : Napoléon Bonaparte.

Naturellement, la chaîne publique France 2 va lui consacrer toute une soirée, pilotée par l'inénarrable Stéphane Bern. Mais, en ce qui me concerne j'ai choisi Henri Guillemin qui, avec son "Napoléon tel quel", l'a habillé d'infamie pour l'éternité !

Ce sera le sujet de mon billet du 15 août 2019.

Il serait sans doute fastidieux d'énumérer toutes les figures de proue qui ont été altérées, démolies, caricaturées ou qui sont tout simplement honnies par l'historiographie bourgeoise ainsi que les événements qui ont été travestis ou falsifiés, mais on peut néanmoins dénoncer les scandales mémoriels qui nous affectent présentement et qui polluent notre problématique citoyenne :

- l'omission des causes économiques et financières de la grande boucherie de 14/18

- les effets induits d'une décolonisation mal assumée et l'inéluctable engrenage migratoire

- la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme, ces poisons culturels de la vie sociale

- la résurgence des nationalismes, de la démagogie et de la haine

- l'Europe issue du plan Marshall devenue le champ de tir des oligarchies financières

- le mythe du sauveur et de l'homme providentiel qui obère la démocratie

etc...

J'ai pour ma part, dénoncé le hold-up mémoriel de la Commune de Paris, j'ai établi avec certitude la responsabilité de la guerre civile, j'ai détruit l'ignoble accusation contre "les pétroleuses", et j'ai montré comment pouvait fonctionner une démocratie participative et libertaire en analysant les débats des Clubs rouges : "Les 72 Immortelles" sont en quelque sorte un hymne à la fraternité.

De cette altérité et de ce retour au collectif, que nous montrent les Gilets Jaunes.

 

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