La grande sauvegarde ?

Dans cette atmosphère livide de fin du monde qui envahit peu à peu notre quotidien, quelques infos heureuses apportent tout de même leur réconfort à l'angoisse de notre devenir...

...pollution carbonique en train de diminuer, décroissance industrielle amorcée, prise de conscience de la priorité absolue des services de santé publique "quoi qu'il en coûte", changement des comportements, etc...

Ainsi aura-t-il fallu cet électrochoc mondial du coronavirus pour que l'infernal engrenage mortifère du capitalisme néolibéral soit remis en question voire freiné dans sa course folle vers la destruction de la planète !...

Et puis, il convient de stigmatiser désormais l'impuissance et la débilité congénitale de l'Union européenne dans cette affaire : à quoi servent cette Commission et ce Parlement qui coûtent fort cher aux contribuables de 27 pays du vieux continent ? Comme pour le grave problème des réfugiés, Bruxelles avoue son incapacité à faire face à l'invasion d'un virus qui se moque des frontières et sème la mort partout où il est en mesure de trouver des proies...

Alors, ne serait-il pas urgent de créer immédiatement une véritable gouvernance fédérale européenne de la santé publique ?

Dans cette antichambre du désespoir, le peuple italien s'est distingué de jolie manière* en suscitant des chorales d'immeubles sur les balcons des grands ensembles des banlieues à Milan, à Sienne, à Rome et à Naples. Ces chants collectifs de toute une population expriment leur désir de vivre dans un monde qui ne serait pas inéluctablement une société du gaspillage et à terme, un théâtre de l'apocalypse !

Les harmonies des voix humaines conjuguées pour barrer la route aux ravages des microbes impitoyables... 

Certes le fond de l'air est absolument terrifiant, mais ne peut-on pas admettre que la planète, face à la gabegie, se serait ainsi mise en sécurité ?

Les ides de Mars sont parfois bénéfiques.

* comme l'avait fait jadis le néo-réalisme italien avec "Miracle à Milan" de V de Sica et C Zavattini

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.