Le spleen est-il une fleur du mal ?

Cet automne 2019 sera-t-il celui de la désespérance ? En effet, quel que soit l'horizon qui nous entoure, tout est décevant sinon effrayant, gris sinon noirâtre, et d'une tristesse accablante...

...et même si on ne peut que se réjouir de l'indépendance financière enfin acquise par Mediapart, on est malgré tout en droit de se demander ce que les hiérarques journalistes qui le pilotent comptent en faire ?

En effet, je dois dire sans détours que je suis trés étonné, et même affligé, par le silence du Journal concernant la disparition de Marie-José Nat et l'absence de réponse (même négative) à mes suppliques...comme si l'inoubliable interprète d'"Elise ou la vraie vie" dont l'anticolonialisme militant m'a permis d'atténuer mon terrifiant cauchemar du métro Charonne, ne pouvait trouver un petit espace afin qu'on lui rende un juste hommage !

Et puis, mais c'est probablement sans doute l'effet du vieillissement, je ne comprends plus le bien-fondé humain de la déontologie journalistique dans sa manière d'exposer aujourd'hui les situations et de traiter les problèmes de l'actualité, en prenant ou en ne prenant pas partie...

Nous ne sommes pas des spectateurs ou des témoins impassibles, nous sommes des figures vivantes de la collectivité !

Je me suis abonné à Mediapart en 2009 parce que j'étais convaincu qu'Edwy Plenel était le porte-parole de l'honnêteté, de la générosité et de l'intelligence de gauche, bref qu'il était le parangon du Communeux refusant toute compromission avec la bien-pensance bourgeoise.

Depuis lors, le journal a bien changé : il est devenu la vitrine de l'actualité rapportée dans sa trivialité, qui plombe chaque jour le moral.

J'avais cru opter pour un nouveau "Cri du peuple" mais je me retrouve avec un fac-similé du "Monde".

Faut-il mourir neurasthénique ?

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