"Le chemin du muletier"

Cette expression utilisée par l'écologiste Yannick Jadot pour indiquer la voie d'un "avenir bienveillant", montre si besoin en était, toute l'ambiguïté du grand combat qui a été engagé vaille que vaille depuis la COP 21, contre le "réchauffement climatique" ...

...en effet, il faut bien admettre aujourd'hui que tous les traités, toutes les déclarations et toutes les gesticulations, etc...n'ont eu aucun effet sur le dérèglement du climat, sur la sécheresse endémique ou sur les pluies diluviennes qui s'abattent et ravinent de temps à autre quelques régions ainsi que sur les effroyables incendies qui ravagent certains pays.

Et ce ne sont pas les larmes de Laurent Fabius, les glapissements de Ségolène Royal ou les colères enfantines de Nicolas Hulot qui changeront quoi que ce soit à cet état des choses, déplorable et désolant : notre planète est en voie de destruction.

Alors que faut-il penser de cette "convention citoyenne pour le climat" qui n'est autre qu'un "coup de communication", une esbroufe élyséenne, ainsi que des partis politiques qui s'affichent écologiques et qui obtiennent des scores non négligeables aux élections ?

Comme l'exprime Yannick Jadot, sans doute avec une grande sincérité, la tache est tellement immense qu'elle implique un vaste effort collectif pour en limiter les effets. Et ce ne sont pas des décisions gouvernementales, prises d'ailleurs à tort et à travers, qui changeront quoi que ce soit à cette terrifiante menace...ce ne seront que des "cautères sur jambes de bois".

On peut faire des lois, prendre des décrets, frapper d'interdiction telle ou telle nuisance...nous sommes les passagers d'un véhicule fou qu'il est impossible de freiner ou d'arrêter !

Car on ne s'attaque pas au véritable ennemi, à la cellule-souche de cet anéantissement de la planète : le capitalisme, qui porte en lui l'apocalypse "comme la nuée porte l'orage". 

Pour cela, il faut changer la vie, c'est à dire changer le monde. Il faut mettre un terme à la politique du profit !

Une économie basée sur l'échange, la sobriété, la décroissance.

Notre survie est à ce prix.

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