En marche...vers la haine !

Avec ses déclarations au banquet du CRIF, Emmanuel Macron a enfoncé un peu plus le clou de son action néfaste et probablement délétère de cette grande division du peuple français, qu'il avait déjà provoquée dès le début de son quinquennat...

...pourtant on se souvient de l'unanimité fervente qui avait suivi l'odieux attentat décimant l'équipe de dessinateurs et de journalistes de Charlie Hebdo, ainsi que les innombrables cortèges que cette tragédie avait suscités !

Et nous voilà, quelques années après, errant parmi les décombres d'une société fracturée, divisée, émiettée, dominée par les cris d'insulte, les quolibets, les graffitis racistes, les pancartes agressives et les affrontements du samedi...

Dix-huit mois après son élection par défaut, Emmanuel Macron ne peut éviter de regarder cette réalité dont il est le grand responsable : par son arrogance de premier de la classe, par son mépris bourgeois, et par son cynisme autocratique, il s'est affirmé comme étant le digne héritier d'Adolphe Thiers, l'homme qui a semé la haine des nantis contre les faubourgs parisiens, et qui a laissé à ses successeurs le soin de moissonner le chagrin des petites gens abusés par les faux semblants républicains.

Autre point commun selon Kierkegaard : le manque de courage, "la haine étant la vengeance du poltron". L'un, saisi d'une trouille irrépressible quittant Paris à bride abattue après le fiasco de l'affaire des canons en Mars 1871, l'autre, s'assurant de la protection de barbouzes dont il a couvert tous les forfaits avec les affaires Benalla après le fatidique 1er Mai 2018.

L'histoire qui le jugera sans doute sans aménité, retiendra probablement ces deux éléments de sa nocivité :

- la réponse aux "gilets jaunes" par l'octroi d'une grande jactance nationale destinée à éponger "le besoin de parler" des sujets macroniens.

- l'assimilation de l'antisionisme à un délit antisémite, c'est à dire qu'il est désormais interdit de stigmatiser les actions criminelles colonialistes de Netanyahou sous peine de prison et d'amende.

La devise de la République française, qui devait être "une et indivisible", n'est plus qu'une pièce d'archives.

L'ouragan de la haine va-t-il tout balayer ?

Gare au boomerang !

 

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