Neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuf

Alors que je commence ma huitième année d'abonnement à Mediapart, ce mille-quatre-cent-soixante-deuxième billet sera exclusivement dédié à toutes celles et à tous ceux qui me font l'honneur d'être en "contact" avec moi...

Tout d'abord je tiens à remercier chaleureusement Edwy Plenel et toute son équipe pour l'inestimable cadeau qu'ils m'ont offert en me permettant d'être l'un des bavards impénitents d'une grande famille d'indignés qui n'a pas sa langue dans sa poche...

Ensuite, même si les "bouteilles à la mer" que constituent les billets de ce blog "Vingtras" ne sont pas toujours ramassées, lues et comprises, je voudrais dire à toutes celles et à tous ceux qui me lisent régulièrement ce que je souhaite en dehors de mon désir de décapage ou de désenfumage : l'instauration d'une véritable réflexion collective dans l'esprit d'une "liberté sans frontières" afin que nous puissions sortir du marasme politicien dans lequel nous sommes englués, et qui nous empêche d'apprécier le lever du soleil et le chant des oiseaux.

Il se trouve que j'ai le privilège de travailler à un immense et fructueux chantier historique où je partage la vie des Communeux : Flourens, Benoit Malon, Charles Delescluze, Ranvier, Lefrançais, Eugène Varlin, etc...sans oublier naturellement Jules Vallès, Arthur Arnould, Louise Michel et mes ancêtres Babick, Jean Guerrier, Victoire Tinayre...Cette convivialité révolutionnaire me procure un antidote puissant pour lutter contre la médiocrité du débat actuel et la sinistrose ambiante.

Je peux (et je dois) vous faire partager cette cure libertaire ; elle vous requinquera ! Car l'histoire de l'émancipation des hommes est une source inépuisable de jouvence et d'optimisme...

Avant de clore ce message, je voudrais saluer toutes celles et tous ceux qui nous ont quittés et qui demeurent à jamais les pionniers de ma mémoire affective : comment ne pas citer "Velveth", ce militant pur et dur, ou bien Pierig, ce vidéaste breton, émule de René Vautier, dont les pertinents commentaires venaient assaisoner mes billets...

Aujourd'hui 26 avril, les Francs-Maçons se ralliaient à la Commune, il y a cent-quarante-cinq ans, et leur délégation précédée de ses bannières, arrivait à l'Hôtel de Ville de Paris.

Les cerises allaient bientôt rougir.

Fraternité !

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