Un virus peut en cacher un autre...

De même que la Renaissance et sa victoire contre l'obscurantisme religieux ont succédé aux grandes hécatombes de la peste, il n'est pas impossible d'imaginer qu'une nouvelle civilisation pourra naître avec son cortège fleuri du resorgimento des valeurs humaines..

...mais pour cela, il me semble impératif de prendre conscience que le coronavirus n'est que le maléfice caché du capitalisme mondialisé, cet argent-roi qui est l'ennemi mortel et implacable de l'homme !

Dans un billet précédent où je faisais part de mon analyse de la captivité militaire des années 40* afin de mieux appréhender le phénomène du confinement que nous sommes en train de subir, j'ai retenu cette idée essentielle et salutaire : le retour à l'esprit collectif, avec ses corollaires (la solidarité, la coopération, l'échange, le partage, la fédération des énergies et des compétences, la fraternité sans rivages, etc...) constitue une arme de dissuasion massive contre la rapacité, la barbarie et le malheur.

Déjà, le poète-visionnaire de la Commune de Paris, Arthur Rimbaud, avait crié son "Changer la vie !" à la fin d'un siècle de bouleversements techniques, économiques et sociaux qui avait considérablement remis en cause la condition humaine...

Aujourd'hui où le néo-libéralisme mondial des oligarchies financières règne avec férocité sur la planète, il risque néanmoins d'être durement atteint par l'effet boomerang de cette pandémie qu'il n'arrive pas à maîtriser puisqu'il a marchandisé les services de santé publique.

Alors il faut que les peuples reprennent en mains leur propre sauvegarde !

Il faut que se lève un grand vent purificateur...

* "Les captfs de l'an Quarante", un grand documentaire historique de 3 h, réalisé en 1985 avec le concours d'Yves Durand et Guylaine Guidez, co-produit par l'INA et Antenne 2

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