LINDEN BLOSSOM : PLAIN-COURAULT

Troublé jusqu’au vertige Des éclats anisés des voûtains de tilleuls, L’air se dilate…
  • PLAIN-COURAULT

    Troublé jusqu’au vertige

    Des éclats anisés des voûtains de tilleuls,

    L’air se dilate…

    Puis s’engouffre insolent et sublime

    Dans la fracture cosmique d’un Temps

    Hors du temps…

    Un Temps dont l’haleine clandestine

    Porte les blessures sacrées du grand rêve nilotique

    Celui où l’absence d’ombres portées

    Libèrent l’âme des pesanteurs terrestres…

    Emportées dans l’élégant chromatisme d’une émotion deux

    mille fois née

    Nos âmes vivent en transparence

    Derrière les consoles en loupe d’orme

    Où doucement s’éteignent des solanées…

    Elles murmurent leurs errances en un champ d’azur sororal

    Ouvert à l’amplitude d’un Ordre sacré, celui de l’aube dorée

    oubliée…

    Et soudain, là.

    L’aube amie, de sombritudes irisations nous surprend.

    Elles avancent, par vagues crescendo

    Brassant nos songements,

    Oiseaux de mer égarés dans le sfumato grondement

    1

  • Des mystiques envols.

    Bientôt les heures bleues oseront d’étranges mélancolies

    Blotties au creux de niches impromptues

    Là où dorment de leur rose toujours satisfait

    Des fleurs consumées au delà de leur terme…

    Epoux jamais blessé du vert ennui

    Nous sommes, sans exister.

    Ainsi, fiancés du vent nous perdons nos contours

    Pour n’être plus

    Dans la grande sommeillance des nuits Plain-Couraldiennes

    Que ce Luxe

    Improbable autant qu’Absolu

    De Présence à l’Être…

    Linden Blossom

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