LINDEN BLOSSOM : UNANTARA LE CŒUR QUANTIQUE

L’INÉCLOSION Ou L’ACCORD DE TRISTAN Çà faisait déjà quelque temps que les anges ne vannaient plus dans l’air… C’est arrivé comme çà, par petites touches, au coin d’un rai de lumière, quand le soir est déjà là mais sans y être vraiment

UNANTARA

LE CŒUR QUANTIQUE

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L’INÉCLOSION
Ou
L’ACCORD DE TRISTAN
« And when he shall dies
Take him and cut him out
In little Stars
And he will make the face
Of Heaven so fine,
That all the world
Will be in Love with night,
And pray no worship
To the garish Sun »
Shakeaspeare
Çà faisait déjà quelque temps que les anges ne vannaient
plus dans l’air… C’est arrivé comme çà, par petites touches, au coin d’un
rai de lumière, quand le soir est déjà là mais sans y être vraiment, juste
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soupçonné à des petits riens, comme un orange plus orange ou un rose
moins rose, ou une odeur clandestine qui se laisserait dévoilée mais par
éclairs d’instant, un petit rien style « Glossy vapoting » ou « Sun-kissed
syncopé » avec les nuages, un coup de vent ou une bouche de métro
soulevant impudiquement un jupon avec l’air mine de rien, » Faceless »
genre :
« Do you object to my disturbing your universe ? »…
Petites provocs qui, à peine apparues déjà pardonnées.
Ou encore un accent qui s’accroche désespérément au coin d’un mot,
avec toujours cette odeur de vendanges tardives, entêtante autant
qu’insaisissable qui s’écoute mourir dans un rubato étincelant sous des
cascades d’émotions improbables, d’impressions surprenantes, allant au
delà de leurs termes en même temps que persistantes, bien ancrées au
sol des sables mouvants du flux pérenne et qui, allez donc savoir
comment, vont remonter sur la pointe des impulsions, quelque chose qui
dérange jusqu’au jour où il s’impose dans toute la violence de son
dévoilement. Ce mot, ce mot qui prenait un malin plaisir à se cacher
dans les profondeurs, au plus profond du plus profond, ce mot va
percuter de plein fouet la jolie gueule qu’on promène derrière un
« Frozen smile » convenu.
Il est là, flottant, éblouissant. Mais trop de lumière aveugle.
On ne le voit pas. Autant qu’on ne veut pas le voir !
Mais avec le temps, avec l’accumulation des images sucées et
resucées, quelque chose remonte, « Moderato cantabile », sorte de
vase, sourde à notre mémoire, de fructuation d’âme laissant en arrière
gorge une pointe d’amertume comme « A Hint of Bitterness »,
désinspirant telle la méchante grimpée d’un raidillon, donnant à entendre
des chuchotements, des murmures entrecoupés de clapotis, brisures
sonores qui « À plus Hault Sens» finiront sans qu’on sache pourquoi ni
comment à se syntoniser à la fréquence de la réalité de leurs désirs et
donc s’imposer à notre conscience.
Ce jour là, « D day » où, sans crier gare, sans alerte ou « Burst of
warning : toxic zone », un mot parvenu à son plus haut degré de sens,
va surgir avec toute la dureté de son silex sémantique, toute la
puissance corsetée par sa virtualité latente et enfin recevoir le coup de
grâce du geste adoubant, qui l’élèvera au rang de « Verbe ». Là, la
magie de sa puissance va étrangler le son que notre bouche s’apprêtait
de produire et ce qui sonnera vibrera de la couleur létale d’un râle,
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charriant des faisceaux de basses fréquences émanant du monde des
esprits « Post-mortem ».
Quelque chose qui se meurt, là, dans un « ici et maintenant »,
et qui était pourtant mort bien avant, longtemps en amont lointain, au
creux du dernier pli de notre mémoire, bien enfoui parmi les ruines d’un
naufrage invisible. On l’avait d’un revers de volonté et de rage balayé,
repoussé aux confins des ténèbres d’Hadès jusqu’au jour où nous
traversons le miroir : le face à face, les yeux dans les yeux, nous
percevons au fond de nous « The » mot assassin. Il va sonner, percuter,
percussionner, de plus en plus fort jusqu’au silence.
Car le silence est un cri qui parle plus haut dans le fleuve du Sens. Car
le silence peur hurler et hurler au delà des infra rouges.
C’est là où il s’appelle par son nom véritable : conscience.
Et ce qu’il dit nous tue : traître.
Mais enfin, sommes nous vraiment des traîtres ?
Par rapport à qui ? à l’Autre ? Qui aurait donné sa vie pour nous ?
À Soi-même ? À notre « Ego » Tout- puissant assoiffé de pouvoir ?
À la croisée des chemins Qui ? Nous guide et parfois nous pousse à
Commettre ces choses irréparables ?
Ou seulement en partie si reconnues.
Les limites de la Rédemption ressemblent à ces nuages électroniques
qui les effacent.
L’Intelligence Artificielle jouera t-elle à l’apprenti sorcier ?
Nos convictions sur la « structure fine « de l’implémentation et surtout
sur la « topologie de la désirabilité » dansent sur les sables mouvants
d’un « Dreamy-bed » de lavande et de roses…
Comme l’enseigne le Yi-King, la réponse est dans la voie médiane !
« And Through Runs A River »…Et entre temps nous faisons une partie
de canotage avec nos fantasmes.
La Vie, telle la sarabande de Haendel syntonisant les aventures de Barry
Lindon, harmonise nos désirs à la même fréquence que leur réalité.
L’enfant dit « Je veux mais le Roi dit Nous voulons » !
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Notre vie n’est-elle pas cette éternelle mise en tension vers la « Pierre
philosophale » ? Et si j ‘en crois l’ami Spinoza, le chemin du « Conatus »
ressemble plus à la méchante grimpée d’un raidillon qu’à un « Gorgious
Wonder Heart-warming Touch » !
Derrière le joli minois lifté sous le fard d’un Ego surdimensionné et
boosté par le must des plus performants artifices de la cosmétique.
La faille assassine va percer dans l’entre deux d’un sourire incontrôlé !
Sourire qui en faisant un pas en décalé avec son label « Frozen Smile »
Va laisser voir toute la violence d’une décrépitude jusqu’alors inéclose
À l’image d’une déconstruction architecturale : interrogative et ouverte,
charriant moins de réponses définitives qu’un questionnement.
La Vie n’est jamais vraiment implantée dans le marbre d’une certitude
mais toujours quelque peu en suspension…
Ce « Dur désir de durer » cher au poète, aspiré autant qu’inspiré, tel le
bourgeon ou lumière gelée, qui n’est d’autre que mise en tension vers le
« Dégel » chuchoté par Cocteau au soir de sa vie.
Ne percevons-nous pas « In Nubbia » d’autre sublissime mise en tension
Celle qu’intuita Wagner avec le mythique « Accord de Tristan » ?
Accord partiellement résolu, qui va vibrer en surfant sur des
effets d’atmosphères parfumés d’érotisme latents, de désirs qui font
l’école buissonnière autant que soulevés vers les rampes de lancement
d’une fusée sans programme à l’instar de ces « Eroici Furori » chers à
Marsile Ficin ou de « l’Abrazo della serpiente » cette Ayahuasca qui de
la simple étreinte vous basculeront par strangulation dans
l’embrasement d’autres espace temps…Pour enfin revenir à l’Origine…
C’est la fin de l’Opéra qui verra la résolution totale de l’Accord en partie
« Irrésolu »…
Nous syntonisant à la fréquence du cosmos. Là où on se sent
VRAIMENT « existé » !
Quelque part, la gravité quantique à boucles avec sa tentative
d’unification de la relativité générale nous rattrape tandis que la « Folle
du logis » se sent pousser des ailes : « It’s Not Rocket Science » !
Orphée touche la Lyre.
L’Alpha et l’Oméga dansent l’Inéclosion avec le Ying Yang.
« Love moves The Stars »… pensait Dante.
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Face à « The Beauty Of Intricacy », Ouroboros peut toujours se mordre
la queue…


Linden BLOSSOM

LINDEN BLOSSOM artiste lyrique- ( you tube 2 vidéos ) écrivaine- ( essayiste- 4 ème culture: philo-sciences)
PARIS - FRANCE

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