Linden Blossom : BAISER DANS L’ŒIL ou MAGIE DU BITTER-SWEET

Comment arrondir les angles ? Telle était la question qui dansait au plafond de ma chambre d’enfant sous forme de papillons…
  • BAISER DANS L’ŒIL

    ou

    MAGIE DU BITTER-SWEET

    Comment arrondir les angles ?

    Telle était la question qui dansait au plafond de ma chambre d’enfant

    sous forme de papillons…

    Jamais cette question ne m’avait brûlé les neurones comme ce soir là.

    Et soudain, elle vibra avec un ton d’une telle impérialité que j’eu

    l’impression de fondre sous sa violence.

    Jamais la nébulosité du sens ne m’avait sauté aux yeux à ce point là !

    C’est seulement quand je visionnai « And through runs a river » que un

    bourgeon de sens commença de poindre sous forme de question :

    Qu’est-ce qui, tel un coup de laser beam ou court circuit de conscience,

    fait exister un objet inanimé ?

    Et donc mon processus inné de métaphorisation dû à une grande

    plasticité neuronale entraina une fluidité dans les mécanismes de

    connexion enchainant à leurs tours sur un mode kaléidoscopique tout ce

    qui me passait dans l’imaginaire « Al Diletto », le tout venant exploser

    sous le palais de ma conscience en nappes d’exquises saveurs.

    De glissements de sens en résonances sensorielles, de de

    frémissements en frissonnements, mes états de conscience dansaient

    sur le fil du sens…bref, J’étais en incubation.

  • Complètement démagnétisée.

    Et là, un flash émergea soudain me rappelant Ingres derrière sa fenêtre,

    après avoir renoncé à composer le coloris précis de jaune sur sa toile.

    En écoute flottante de tout signe, il s’abandonnait à son destin

    lorsqu’une calèche s’en vint à passer sous ses fenêtres.

    Et ce fut là, dans l’effet stroboscopique des roues en mouvement qu’un

    reflet jaune exactement de la nuance désirée déclencha l’étincelle de

    l’intuition !

    Son violet il l’avait ! Et c’était un certain reflet jaune qui était la réponse à

    sa créativité.

    Forte de cette connexion, je persévérai à surfer en ondes alpha

    Tout en cheminant avec au bras une barquette de fraises…

    De clairière en clair-obscur, s’expériença une réflexion de plus en plus

    lumineuse autour de « the » question :

    « : Qu’est-ce qui peut libérer l’arôme si subtil de la fraise et le fait

    exister ? »

    Tandis que les fraises dans leur gentille barquette résistaient aux feux

    de midi, ce diablotin d’arôme invisible mais bien présent commença de

    chatouiller mes papilles.

    Diable ! Encore un qui non content d’être veut en plus exister !

    C’est alors qu’un reflet d’or réfracté sur une glace étincela et m’apparut

    dans toute la puissance d’une évidence aux accents woolfiens :

    Çà y est ! Je l’ai ! C’est le citron !

    Quelques gouttes de citron et la fraise bascule dans une autre

    dimension !

    « Hineni ! » Me voici !

    Venant des mémoires akashiques tel le neutrino invisible !

    Linden BLOSSOM

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