Linden Blossom : RYTHMOS: DE L’ÉCORCE À L’AUBIER CHRYSOPEAN RESONANCE

Entre rythme et mélodie de Fauré l’inexprimable à la danse des Sénoufos « Tempo fugile ! »
  • RYTHMOS:

    DE L’ÉCORCE À L’AUBIER

    CHRYSOPEAN RESONANCE

    entre rythme et mélodie

    De Fauré l’inexprimable à la danse des Sénoufos

    « Tempo fugile ! »

    Arrive « The » moment ! Le temps irrépressible où un coup

    d’accélérateur sonne double imposant quelque lisibilité minimale, un

    élément d’univocité, une sorte d’équivocité analysable résistant à la

    surcharge de la condensation sacrée pour qu’une lecture « commence à

    avoir lieu».

    Et le geste stratégique de cet oisillon, que nos cousins grands bretons

    appellent de leur accent shakespearien « Unfledged » se doit de frapper.

    De frapper fort.

    Alors, pour que quelque chose du « Je est Nous Tous » passe tel un

    orage magnétique dans un ciel politique aux reflets algoritmement

    boréens passe le seuil d’une intelligibilité adaptée aux mille et un sens

    d’une jeunesse implacable et gorgée de désirs nourris d’un virtuel létal, il

    faut une autorité à son image.

    Une autorité capable de babeliser la totalité asymptotique de

    l’équivoque de ce « Je est Nous Tous » !

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    Oui ! Il faut non pas un oisillon aux plumes en devenir, non !

    Il nous faut un aigle d’une autre envergure ! Il nous faut un Condor !

    Alors, nous électeurs ne nous y trompons pas !

    Certes la vaccination bat campagne. Mais c’est d’autre nature que cette

    campagne bat son plein.

    Si l’arbre peut cacher la forêt, parfois cette forêt est une jungle !

    Et les forces qui tendent les cordes du ring ne peuvent échapper aux lois

    de la cosmologie !

    Les grandes structures de l’Univers trouvent leur origine dans les

    fluctuations quantiques du vide !

    Ce n’est pas la barque d’Isis qui les contredirait !

    Le « More Géométrico » de l’Éthique spinoziste fluctue entre les vagues

    quantiques, celles là même qui naguère déposaient sur le rivage de la

    jeunesse dorée de la « Dolce Vita » Telle Vénus dans sa conque, le

    corps d’une sylphide aux résonances d’Icône déposant aujourd’hui

    d’autres coquillages…

    « Carlito » et ses gentils babils colorés emporte un public neuf, et mûr en

    même temps !

    Mais ne soyons pas dupe !

    Aussi touchants soient ces babioles, elles tintent comme les clochettes

    accrochées aux mollets des bouffons !

    Les enjeux sont ailleurs !

    Et le passage des vapeurs océaniques aux nuages électroniques semble

    flirter sur les ailes improbables d’une bergamasque…

    Le soir, tous lustres éteints, le condor ne perçoit-il pas le murmurant

    appel d’un fantôme d’Elseneur soufflant :

    « Moi, Héraclite, les pieds baignés dans la source du Nil, l’œil enténébré

    par les vapeurs d’Isis la noire, je doute d’avoir traversé le rocher ;

    j’attends de devenir vapeur »…?

    Linden BLOSSOM

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