QUAND BLOSSOM CHANTE LES NEUTRINOS INVISIBLES DANSENT SUR LES AILES D’AKASHA

De même que chez Schubert l’intervalle n’est pas deux notes, de même les fantômes ne fredonnent pas sur deux fréquences…
  • QUAND BLOSSOM CHANTE

    LES NEUTRINOS INVISIBLES DANSENT

    SUR LES AILES D’AKASHA

    De même que chez Schubert l’intervalle n’est pas deux notes, de même

    les fantômes ne fredonnent pas sur deux fréquences…

    Les résonances akashiques dansent « Out Of Nowhere », dans une

    autre dimension dont la source est le cœur.

    Christique j’entends.

    Ah ! « Mein Arms Hertzchen »…Wie Am Brunnen Vor Dem Tore Da Ist

    Ein Lindenbaum… »

    Passer du lied à la mélodie…N’est pas passe moi le sel !

    Et ce qui apparaît au commun des mortels comme un vulgaire tour de

    passe passe requiert tout le génie d’un Jankélévitch pour en faire jaillir la

    substantifique moelle !

    L’intervalle n’est pas deux notes ! Dans cet « Entre » subtile autant

    qu’insaisissable fluctue et transmodule l’Infini des mémoires

    akashiques…Ou champ quantique.

    Et sur les bords se laisse deviner le coloris timbrique de ce qui nous

    dépasse :

    Le parfum d’ailleurs diffus flottant dans « In Der Ferne » que l’on sent

    jailli d’un soir de nostalgie, cette « Sehnsucht » :

    « Ich Träumte Von Bunten Blumen, So Wie Sie Wohl Blühen Im Mai »…

    Dont la Grande Arche célèbre les lumineuses épousailles avec

    le « Letzter Frühling » du slave des glaces : Grieg !

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    Partout en transversale vibre le silence habité de cette musique

    dont Célibidace nous rappelle l’origine chez les Sages d’Orient :

    « Celle qu’on n’entend pas » !

    Ou plutôt se donne à entendre à ceux qui ont des antennes cosmiques :

    Ainsi dans cet « Ailleurs déjà ici », Mallarmé et sa

    « Rose de tout bouquet absente»…

    La résonance de ce qui est « Bien là » mais ne s’entend pas, ce

    fameux « Ici est ailleurs » des courants bouddhistes, claque au vent des

    esprits frappeurs quantiques, ces écouilleurs de sensations océaniques

    qui à l’instar de mes ancêtres s’usaient les doigts à polir des lentilles ou

    encore à rouir le chanvre…

    Ces zappatistas d’antan et tellement brûlantes d’actualité avec leur

    drapeau flamme :

    « Réveillez vous ! »

    N’accompagnent-elles pas dans le magnétisme chromatique de leur

    murmurante absence « virtuelle » la Princesse aux reflets déjà pixellisés

    du mallarméen « Placet Futile » :

    « Princesse !

    À jalouser le destin d’une Hébé

    Qui poind sur cette tasse au baiser de vos lèvres,

    J’use mes feux mais n’ai rang discret que d’abbé

    Et ne figurerai même nu sur la Sèvres. »

    Ici comment ne pas effleurer et flairé ce parfum d’ « Aïon » que Spinoza

    Labellisa avec son troisième genre de connaissance ?

    Alors Respect !

    Alléluia aux plus que discrets neutrinos immatériels, ces anges gardiens

    qui veillent sur nous… Sans nous surveiller !

    Linden Blossom

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