...et m'advint l'Annonciation d'une bise et d'un textede Fée Linden Blossom (III)

Les édiles avec gravité, lèvent le voile. Un silence troublant prend tout l’espace, le colore d’une solennité à peine supportable...Isis, cette Déesse invisible, daigne un saut quantique : elle aussi le temps d’un éclair se laisser dévoiler et s’invite aux festivités…« And Through Runs A River »…Linden Blossom
  • QUAND LONGCHAMP

    SE PREND POUR ISIS…

    Something Somewhere Ring :

     

    « AND THROUGH RUNS A RIVER »

    À tout les heureux de ce monde genre « Café de Paris », je rhizome à

    « turlute que veux tu « ma plénitude du vide :

    « Tu Tut, Tu Tut ! Voici la suprême déjection de l’Hiérophante ! C’est

    avec force gouleyants excréments que je vous conchie et compisse !

    Oui, c’est bien moi le syntoniseur de vos puanteurs fécales. Et c’est avec

    une jouissance sadique que je vois vos dindonnances et autres redondances

    aplatir leur fiente sur l’Or sacré de ma poétique d’ailleurs.

    Sur vos accents allurés à grands coups de CAC 40 je laisse ruisseler les

    viscères encore fumantes du Dieu Dollar élégamment ficelées par le « Ludus

    « divertissant de votre petite musique.

    Vous pavanez, là, chaudement encocoonnés dans le doux ronron de

    votre volupté d’être, bien séparés de ce « Tout-venant » couronné de sa

    craillante marmaillerie. Tandis que Dame Pintade aux ongles soigneusement

    vernissés, caracolant et cacabant, armée de la machette encore sanglante de la

    découpe du zèbre chez les Algonquins, ce « Must », cette coupe-rituel de

    champagne, Vous, « Warrior estampillé « Wall Street», droit dans vos bottes

    encore crottées, suivez du bout de vos doigts manucurés les volutes d’un cigare

    bien sûr parfumé du « Best Blend » côté en bourse.

    Je contemple tout ce beau monde hissé sur les échasses de leurs

    nauséabonderies, gonflé, ou plutôt soudé, à l’ultra-son de l’hélium d’une

    plénitude vacuité, s’éclatant de toute la force de leur superbe, indifférent à tous

    ces gagne-petits croupissant dans leurs marigots.

    De jets privés en bateaux de plaisance, de palaces en paquebots, , ils

    bougent.

    « Porcs balancés », vautrés dans leurs limousines, ils promènent leur

    fatuité de golf en golf, pâturant à gogo dans ces prés dorés des gens bien nés,

    de casinos en casinos, ils flambent la vanité d’un élégant mal de vivre sur l’autel

    de l’insatiable cannibalisme du Dieu Dollar.

    Ils « bougent ». Là où d’autres heureusement démunis « voyagent ».

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  • À eux, humbles et « obscurs, flambards », eux les claque-dents et les

    exclus, les « égarés », les « Mozart assassinés, les condamnés de naissance,

    la sueur et les tourments d’une vie harassante autant que douloureuse. Mais

    aussi à eux, les joies du partage, celui « À Plus Hault Sens » qui règne dans la

    plénitude du vide.

    Car vide et vacuité ne sont de même étoffe.

    Contre le néant de l’« Horror vacui » la « Plénitude du vide ». Qui est

    « Présence ».

    Et ce Paradis leur appartient.

    À la lueur d’un flash, je revois la Garance des « Enfants du Paradis »,

    face au Comte, son époux, implorant son amour :

    « L’Amour, il faut le laisser au pauvres » !

    Alors j’ai envie de hurler : « Wipe your Glasses ! », oui, nettoyez vos

    verres !

    Soudain, là, j’aperçois une balle qui roule, indifférente, franchissant

    allègrement les clôtures, comme poussée par des forces invisibles, passer avec

    une légèreté insouciante des mains d’un bambin labellisé « Lacoste » à celles

    d’un vulgus pécus… Sous l’effet du jeu et de l’action ils s’adressent la parole.

    Se repassent la balle… Et, sans trop le savoir, ils s’éprouvent, découvrant une

    chaleur inconnue, poursuivant leur échange au delà du convenu. Pour un peu,

    ils franchiraient cette barrière afin d’être plus proches. Hardis pages ! Vous

    faites fi de la doxa. Des sacro saintes règles qui régissent vos appartenances.

    Vous découvrez que les lois de la Nature nous gouvernent. Vous éprouvez, le

    temps d’un Éclair leur toute Puissance.

    Le Temps d’un éclair, certes, mais CET instant, pavillon vibrant aux

    couleurs d’un pur antropomorphisme, au sens schopenhauerien, où toutes les

    contraintes protocolaires se sont dissoutes dans le bain quantique, s’inscrira de

    façon irréversible en vous.

    Là, « Au milieu, coule une rivière »… Celle de la voie médiane de Lao

    Tseu. Moment de grâce d’une communion égaré dans ce monde de

    communication.

    Déjà vos familles sont là.

    Plus loin, c’est un autre Instant qui est célébré. Celui du dévoilement de la

    plaque commémorative de l’Inauguration du nouvel hippodrome de Longchamp.

    Les édiles avec gravité, lèvent le voile. Un silence troublant prend tout

    l’espace, le colore d’une solennité à peine supportable...

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  • Isis, cette Déesse invisible, daigne un saut quantique : elle aussi le temps

    d’un éclair se laisser dévoiler et s’invite aux festivités…

    « And Through Runs A River »…

    Linden Blossom

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