Une adelphie ...

Ce billet fait suite à mon billet "Ma bienveillance" et se veut être une mine de biscuits pour l'avancée d'un discours et surtout d'une pratique sur le fleuve Mediapart !!!

Sur le fleuve Mediapart pour chanter

Schubert/Liszt: "Auf dem Wasser zu singen"

Bertrand Chamayou  https://www.youtube.com/watch?v=8poCTjBuQ4U

Dietrich Fischer-Dieskau https://www.youtube.com/watch?v=srLP11tZ7-4

Elisabeth Schwarzkopf https://www.youtube.com/watch?v=Y_OngFeNJJw

http://4.bp.blogspot.com/-gTZ6gNiT_8I/UzXG4I9NjlI/AAAAAAAAAp0/-0gXGHGSCXo/s1600/miroir+r.jpg

Source : https://blogs.mediapart.fr/edition/la-galerie-des-mediapartistes/article/290314/expo-sur-leau

 

Mediapart

Ô terre innomée, sans ce nom Mediapart,

ton parfum est monté en moi par les racines

jusqu'à la coupe où je buvais, jusqu'à ce mot

le plus gracile, encore à naître de ma bouche.

 Adaptation à parti d'un extrait du poème : Amor America (1400) de Pablo Neruda

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Adelphiques, sœurs et frères dans la littérature française du xixe siècle,

textes réunis par Claudie Bernard, Chantal Massol et Jean-Marie Roulin

Paris, édition Kimé, coll. « Détours littéraires », 2010, 397 p.

Stéphane Gougelmann

Bibliographical reference

Adelphiques, sœurs et frères dans la littérature française du xixe siècle, textes réunis

par Claudie Bernard, Chantal Massol et Jean-Marie Roulin, Paris, édition Kimé, coll. « Détours littéraires », 2010, 397 p.

https://journals.openedition.org/litteratures/204?lang=en

(« L’Adelphie : stratégies auctoriales et constructions narratives »), l’adelphie est envisagée principalement comme source d’inspiration fictionnelle, matière à poétisation. Gisèle Séginger s’attache ainsi à montrer que Paul est présenté par Alfred de Musset comme une muse et une mère et que, d’une façon générale, la fraternité est « un modèle auquel comparer toute relation humaine », à tel point que Musset propose à Sand, en guise d’amour, « une camaraderie fraternelle ». Pourtant, dans l’univers sandien, il ne fait pas toujours bon vivre en Adelphie, comme le prouve Damien Zanone dans son étude sur le statut d’Hippolyte et de Caroline dans Histoire de ma vie. Le demi-frère et la demi-sœur sont « marqués et définis par des scènes d’exclusion », non seulement parce qu’ils s’éloignent, à des degrés divers, de Nohant, mais aussi parce qu’ils sont peu à peu rejetés en lisière du récit, comme si leur éviction narrative était pour l’écrivain condition d’accès à « la plénitude du sentiment de soi ». La transposition romanesque dans Les Frères Zemganno de « l’extraordinaire binôme charnel, spirituel et littéraire » construit par les frères Goncourt est également hautement révélatrice de la manière dont Edmond concevait sa relation avec Jules. Le décryptage que Claudie Bernard lui consacre est lumineux. Sur la piste de cirque décrite dans le roman se joue le théâtre intérieur du romancier et permet la catharsis. La complicité fusionnelle des deux acrobates traduit ainsi le caractère homophile et incestueux de la relation adelphique. On adhère à l’hypothèse selon laquelle la Tomkins – cette écuyère jalouse de l’amour que se vouent mutuellement les Zemganno et qui provoque l’accident de Nello – est l’allégorie de la syphilis qui a emporté Jules, de même qu’il paraît probable que l’écriture de ce roman cherche à ressusciter le frère perdu.

4Par ailleurs, la représentation littéraire de l’adelphie s’appuie souvent sur des savoirs extralittéraires. Dominique Massonnaud relit ainsi Balzac à la lumière des théories de Geoffroy Saint-Hilaire qui postulent un type unique ayant subi des variations organiques fondamentales au gré du temps, mais qui excluent tout écart de nature au sein des genres et des espèces. Ce principe unitaire informe considérablement la vision du monde et le style de Balzac. En particulier, les frères et sœurs y apparaissent comme des êtres régis par le pouvoir du même. Dans cette perspective aussi, tout relâchement des attaches familiales et sociales – ce qui semble être le cas dans les années 1830 où domine l’individualisme – constitue un parjure aux lois de la nature. A contrario, l’adelphie fournit, contre l’atomisation, une « voie du salut », intime et politique, fondée sur le sentiment de communauté. Le postulat idéologique est tout autre chez Zola, mais non moins fondamental : Marta Caraion montre que Fécondité, ce roman de la progéniture nombreuse, « milite […] contre les doctrines néo-malthusiennes, contre les pratiques anticonceptionnelles ». La prolifération adelphique est garante de prospérité économique tant au niveau familial que national, selon une logique que tend à démontrer le récit. Or la narration des enfantements à répétition induit « une architecture musicale des chapitres », un rythme litanique. Dans l’œuvre de Victor Hugo, ce n’est pas à une doctrine scientifique mais à une philosophie de l’Histoire qu’il faut se référer pour comprendre les enjeux des relations adelphiques. Delphine Gleizes pointe cependant les ambivalences de ces représentations. Si dans la poésie, l’adelphie est dépendante de la figure du père, dans les romans, elle est surtout fruit d’une « adhésion consentie : celle des individus en une communauté politique ».

La deuxième partie, qui traite de l’adelphie à la façon des gender studies (« Sœurs et frères : une mise en question du genre et des rapports sexués »), offre une approche originale et fructueuse des questions de sexuation et de sexe au xixe siècle. En effet, d’une part, le couple frère/sœur témoigne de la suprématie masculine dans la France révolutionnée, d’autre part, les médiations affectives adelphiques s’appuient sur des désirs complexes. Ainsi, Christine Planté, avant même son exposé sur « frère et sœurs dans la poésie de Marceline Desbordes-Valmore », dresse le constat d’une domination des sœurs dans le langage, le droit, la société et la littérature. En matière de poésie, les rôles sont bien marqués : les sœurs sont des muses inspiratrices, au mieux peuvent-elles écrire d’aimables vers, mais, selon la doxa prégnante, les vrais créateurs et les bons lecteurs restent les hommes. On comprend mieux pourquoi la poétesse exprime parfois son sentiment d’exclusion. Dans son œuvre, elle évoque souvent son enfance passée auprès de son frère et de ses sœurs. Elle fait du rapport adelphique une source d’apprentissage, une clef pour se comprendre elle-même mais aussi pour comprendre le monde et décider d’une posture humaniste, notamment en matière de solidarité féminine (« Vous surtout qui souffrez, je vous prends pour mes sœurs », dit-elle).

6Tandis que Lucy Garnier met en évidence les inversions « genrées » dans les romans de Stendhal (frères féminins et sœurs masculines), Marie-Rose Corredor montre que Beyle a joué les mentors autoritaires auprès de sa sœur bien-aimée, Pauline. Mais il finit par la rejeter, en 1825, parce qu’il la jugeait incapable de répondre aux programmes qu’il lui avait fixés. Dans la fiction, il existe aussi de semblables figures oblatives. Ainsi Ève, dans Illusions perdues. La sœur de Lucien est la bonne fée du héros, sage et maternelle. Mais l’ambition sociale de Rubempré se solde par une mise à distance de sa famille : le jeune homme pactise avec les démons de Paris et finit par ne plus entendre son ange gardien d’Angoulême. Le roman s’achève au moment où Ève renonce à cumuler les rôles de sœur et de mère et qu’elle épouse David, en d’autres termes, dès que la verticalité d’une famille à créer évince l’horizontalité d’une relation adelphique hors norme. Xavier Bourdenet énonce cette morale des Illusions perdues et étudie son expression quasi mythographique.

7Évelyne Ender rappelle d’ailleurs que la représentation adelphique se forge souvent au creuset des grands mythes. Antigone sert ainsi de substrat à la réflexion politique de Ballanche qui conçoit la violence révolutionnaire comme une guerre fratricide et aspire à une réconciliation nationale. Elle est utilisée par Nerval dans un sens plus personnel et métaphysique : l’auteur des Filles du feu s’identifierait à Antigone, figure de révolté, personnage clivé entre violence et amour. Cette réflexion sur l’usage du mythe nous invite à sauter plusieurs pages et à évoquer les deux dernières contributions de l’ouvrage, qui portent sur la réécriture de la fable caïnite, pour l’une, dans Pierre et Jean, pour l’autre, dans les Rougon-­Macquart. Le propos de Chantal Massol, remarquable d’érudition et de finesse, met en lumière le détournement par un Maupassant pessimiste des mythèmes de l’histoire biblique : c’est le triomphe d’Abel-Jean, le bourgeois, fade et médiocre, et la défaite de Pierre-Caïn, dont la révolte paraît stérile. Cette déligitimation du modèle fraternel fait alors de Pierre et Jean « un véritable récit de dé-fondation démocratique ». En ce qui concerne le cycle de Zola, Corine Saminadayar-Perrin décèle une logique caïnite sous-jacente dans l’évolution de la famille, commandée par l’économie propre du roman mais répondant aussi à un principe anthropologique, voire une caractéristique politique du second Empire : les forts éliminent les frères rivaux pour capter l’argent ou le pouvoir.

8On pourra trouver surprenant de trouver Proust parmi les écrivains étudiés. Est-ce à dire que les adelphies proustiennes relèvent d’une conception propre au xixe siècle ? Rien n’est moins sûr. Mais il est vrai que La Recherche contient « une multitude de petits romans adelphiques », dont Stéphane Chaudier s’emploie à donner une interprétation fouillée. De sa contribution, on retient notamment l’idée qu’en faisant choix d’un narrateur hétérosexuel et fils unique, Proust semble s’éliminer lui-même et se substituer à son frère. Au sein du roman, les parentés adelphiques sont souvent consubstantielles à des questions de mondanité, de pouvoir et de sexualité. L’homosexualité notamment creuse la différence entre M. de Charlus et son frère, le duc de Guermantes. Chez Zola, en revanche, elle semble facteur de rapprochement, du moins tend-elle à créer des fraternités électives. En effet, dans La Débâcle, Jean et Maurice entretiennent une amitié oscillant entre « homosocialité et fraternité », selon Nicolas White, mais qui ne résiste pas à la césure politique. C’est dans la « guerre fratricide » que se livrent, pour finir, Jean le modéré et Maurice le révolutionnaire que réside l’ultime débâcle.

9La dernière partie considère l’adelphie comme lieu de réflexion de ce qui la dépasse : « politique, société, histoire ». Elle se concentre sur la notion de fraternité héritée de la Révolution et mise à l’épreuve dans la littérature du xixe siècle. À cet égard, la parenté de lait qui unit sous un même sein des enfants d’origine sociale différente apparaît comme un fidèle « baromètre de la solidarité entre les individus occupant le bas et le haut de la hiérarchie ». Julia Przybos, s’appuyant sur l’examen de textes grand public et mélodramatiques, estime que, dans la littérature populaire, persiste l’idée conservatrice d’un peuple doté d’une nature : la fille misérable ne se confond jamais avec la fille aux nobles ascendances. À propos d’œuvres de meilleur aloi (Indiana, On ne badine pas avec l’amour et Sylvie), Jean-Marie Roulin constate, pour sa part, que « la fraternité vient mettre au jour le caractère utopique de l’égalité » : Noun, sœur de lait, est aussi la femme de chambre d’Indiana ; Camille et Perdican adoptent une attitude de domination vis-à-vis de Rosette. Chez Nerval, le déséquilibre entre le narrateur et le Grand Frisé est moins saillant. Il n’en reste pas moins que le retour raté dans le Valois signe un échec autant personnel que politique : l’utopie rousseauiste est « perdue à jamais ».

10Dans « Les Jumeaux littéraires au xixe siècle, entre merveille et monstruosité, l’exemple du Masque de Fer », J. Anselmini rappelle l’histoire et les différentes versions du mythe du Masque de Fer et confronte Les Jumeaux de Hugo, Le Vicomte de Bragelonne de Dumas et La Prison de Vigny. Chez Vigny, le sort du Masque est celui de « l’homme désespéré, confronté à l’injustice des hommes et au silence de Dieu ». Chez Hugo et Dumas, la gémellité, par sa dimension monstrueuse, stimule l’imaginaire créateur. Cependant, si Hugo fait du frère de Louis XIV une figure emblématique des victimes de l’absolutisme, Dumas se montre plus ambigu : le Masque, proche de Fouquet, est aussi coupable d’avoir voulu conspirer contre le roi. Ambiguïté également chez Sue. Aude Déruelle explique ainsi que, dans Les Mystères du Peuple, deux causes de légitimation du peuple s’affrontent, l’une horizontale, l’autre verticale : d’une part, l’affirmation politique d’une fraternité entre le peuple et la bourgeoisie, d’autre part, la référence à une origine ancestrale gauloise sur le modèle de la lignée aristocratique.

11On le voit, la prise en compte de configurations adelphiques variées dans des œuvres d’époques, de styles et de genres très divers permet de mieux cerner une vérité psychologique propre à un type de relation familiale, mais aussi d’approcher le xixe siècle par un biais inusité. Le rapport entre frères et sœurs contient de nombreux enjeux idéologiques, historiques et sociaux que ces Adelphiques contribuent très nettement à mettre au jour.

References

Electronic reference

Stéphane Gougelmann, « Adelphiques, sœurs et frères dans la littérature française du xixe siècle, textes réunis par Claudie Bernard, Chantal Massol et Jean-Marie Roulin »Littératures [Online], 66 | 2012, Online since 26 December 2013, connection on 07 April 2020. URL: http://journals.openedition.org/litteratures/204

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Stéphane Gougelmann

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Vous êtes d’une patience remarquable :) Merci de m’avoir ajouté en contact, ce fut une découverte enchanteresse, comme quoi le monde est beau :)


J’espère de ce fait ne pas vous froisser avec mon opinion.

 

Mes bases sont la foi et cette foi je la supporte à mon humble niveau par la Bible et je comprends que cela puisse tendre au gros mot de nos jours, mais il en est ainsi.


La femme est l’égale de l’homme à sa source. Nous sommes toujours et nous resterons toujours égaux, sauf pour les choses qui nous dépassent. Dans ces choses, pour ne pas vous réduire à la pensée corporelle, je prends pour exemple la situation actuelle :
De nombreuses personnes envisagent, planifient et exécutent des projets de survivalisme. Dans ce monde-là, que feriez-vous et que diriez-vous pour survivre ? Ce « vous » prend en compte le fait que nous soyons sur une plateforme publique. Cette charge je n’y peux rien et vous n’y pouvez rien, mais c’est pourquoi nous pouvons être libre de cette charge en faisant les bons choix comme vous avez certainement fait depuis si longtemps

.
Lorsque vous demandez ce que l’on peut envisager alors vous rentrer dans l’imagination et peu importe le nom que vous donnez à cette imagination, elle est libre et les règles sont simples. Afin de ne toujours froisser personne dans sa foi je tiens à reprendre une citation parmi tant d’autres. « Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel. »


L’histoire à ce sujet remonte à loin et ce point dans le temps dépend de sa propre foi, il en est ainsi à mon humble avis.


D’un avis féminin qui m’a été offert à l’écriture de ce texte ; il existe une envie plus profonde chez la femme en tout cas dans le mélange du corps et de l’être. De mon avis masculin ; s’unir et aller plus haut en partageant une connexion particulièrement profonde. L’envie doit y être tant refoulée elle est, mais l’avis féminin est présenté en paradoxe qui n’en est pas un tout en offrant un contexte. Pour la boite ; ses règles et son fardeau.


Tout dépend de sa boite.


L’épée de Damocles m’interpelle brièvement.

"Il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni mâle, ni femelle : car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus."

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Je vous remercie pour ces précieux liens qui dévoilent bien des choses et qui montrent avant tout votre propre bienveillance en relevant le niveau grâce à vos articles.

Et l'allègement se peint lors de la lecture sur la notion de la dignité humaine tout en rajoutant des notions à de nombreux niveaux de réflexions.

 

Mes profondes amitiés.

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    • 07/04/2020 13:48

 

Et l'allègement se peint lors de la lecture sur la notion de la dignité humaine tout en rajoutant des notions à de nombreux niveaux de réflexions.

...dignité masculine, ,d'abord et avant tout, dignité symbolisée par cette manière de "totem"

Vivre est un village

Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades

Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.
— (Arthur RimbaudLe Bateau ivre)

https://fr.wiktionary.org/wiki/d%C3%A9rade

 

J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants,
Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.
 — (Arthur RimbaudLe Bateau ivre, 1871)

Bienveillance \bjɛ̃.vɛ.jɑ̃s\ féminin

  1. Motivation à respecter autrui et agir pour son bien.
    • La bienveillance consiste, résume Catherine Gueguen, « à porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien, et en y veillant ».— (Christine Legrand, Pour une éducation bienveillante - Journal La Croix, page 13-14, 16 septembre 2015) https://fr.wiktionary.org/wiki/bienveillance

Texte

Quel fut l'apport spécifique des Méthodes de l'éthique de Sidgwick ?

Les "méthodes" : ce sont, selon lui, l'intuitionnisme, l'utilitarisme et l'égoïsme éthique.

Ces méthodes sont tout d'abord l'objet de deux thèses de sa part : d'une part, il affirme les tirer du "sens commun", d'autre part, il soutient qu'elles sont compatibles entre elles (ce qui ne veut pas dire pour autant qu'une synthèse complète soit possible, comme il le précise au début du chapitre conclusif (Sidgwick, ibid., p. 496).

L'argumentation qu'il utilise pour tenter de démontrer cette compatibilité consiste à montrer que, selon lui, elles sont toutes les trois sous-tendues par les mêmes évidences morales que tout individu peut intuitionner à travers le sens commun.

Ces évidences morales sont au nombre de quatre :

Ce que l'on juge bon pour soi doit l'être également pour quiconque se trouve dans la même situation. 

On doit accorder la même importance au futur et au présent.

La satisfaction d'une personne est aussi importante que celle d'une autre, quelle qu'elle soit.

Un être rationnel doit, en général, rechercher le bien (Audard, in Canto-Sperber, 1996, p. 1661).

Ces quatre évidences morales peuvent être ramenées à un seul principe  : celui de la bienveillance (benevolence), commun à la philosophie de Hume et à l'utilitarisme, et, surtout, présent selon Sidgwick dans le sens commun.

La difficulté centrale de la philosophie morale éclate au grand jour, toujours selon Sidgwick, lorsque l'on s'aperçoit que le système général de comptabilité des méthodes éthiques atteint sa limite devant l'apparente incompatibilité de la quatrième évidence morale avec la méthode de l'égoïsme éthique.

D'un côté, la méthode de l'égoïsme relatif à l'argent est parfaitement cohérente lorsqu'elle affirme que pour ce dernier, la seule des raison est son propre bien ; de l'autre, le principe de bienveillance universelle requis par l'utilitarisme est également valide de manière évidente en morale.

Il y a donc là, pour Sidgwick, une contradiction de la raison pratique elle-même, pour la solution de laquelle il n'exclut pas la croyance en un ordre divin assurant une harmonie ultime. 

https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/210320/une-bienveillance

...plus que de dignité, je parle de bienveillance, en l'occurrence d'une bienveillance pour une dame idéale...

coolcoolcool

Je tiens beaucoup à travailler sur 3 types de bienveillance sur le thème unique d'un "Auf dem Wasser zu singen" neutre, c'est à dire sans parole, donc ni par un homme ni par une femme mais par un piano https://youtu.be/8poCTjBuQ4U , et pas n'importe quel piano, puisqu'il s'agit de celui de Bertrand Chamayou https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_Chamayou que nous considérons, mon épouse et moi, Beertrand Chamayou comme une manière de fils puisque nous l'avons entendu jouer, en début de carrière et dans le cadre des activité de l’initiative de Musique Vivante à Vichy

innocentinnocentinnocent

En présence d'Agnès Guoinguenet, j'ai une forte préférence pour la version d'Elisabeth Schwartzkopf https://www.youtube.com/watch?v=Y_OngFeNJJw puisqu'il s'agit d'une voix féminine e Agnès préfère la voix de Dietrich Fischer Diskau https://www.youtube.com/watch?v=srLP11tZ7-4

wink

Tout ça pour dire que, contrairement à Olivier Hammam, je ne crois pas à la notion de sororité et que le participatif sur Mediapart devrait se concevoir, dans l'idéal, comme un dialogue Femme/Homme dialogue relevant de fragments d'un discours bienveillant avec une toile de fond neutre..

cool

Nier le genre me semble relever, souvent, de la cocasserie...

sealed

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Je suis pour l'adelphie: les adelphes sont tous les enfants d'un même parent, ça évite l'exclusion en miroir de “fraternité” et “sororité”.

https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/230810/manifeste-pour-la-vie-philosophique/commentaires#comment-9964364

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