L’Association

Dernier ajout : 30 septembre 2016.

Article 2 des statuts :

"Cette association a pour buts : l’animation sociale, culturelle et sportive du Quartier d’Aligre, la défense de son environnement et de son cadre de vie, la promotion de l’entraide et de la solidarité entre ses habitants."

La Commune Libre d’Aligre a été créée en 1955 par Mr Jeanson,commerçant du marché Beauvau, dans l’élan de solidarité de l’après-guerre pour venir en aide aux population en difficulté du quartier.

La CLA se remonte en 1978 pour fêter le bicentenaire du marché d’Aligre et depuis ponctuent l’année de ses nombreuses fêtes, repas et apéro de quartier, soupes, vide greniers...sur la place d’Aligre.

La CLA, ouverte à tous, a, en effet, pour vocation l’animation du quartier dans un esprit de convivialité et de solidarité.

Depuis 2004, la CLA anime également l’Aligresse, un petit jardin où les habitants, petits et grands, cultivent collectivement. Et en 2007 elle a ouvert un café associatif au 3 rue d’Aligre, haut-lieu de la convivialité dans le quartier.

La Cla met aussi en place des évènements culturels d’envergure : Molière sur la place d’Aligre, les premières Pataphysiques d’Automne, et les huit éditions du festival de films Cinémaligre. En 2012, elle invente le Festiv’Aligre qui transforme le quartier le temps d’un WE jour et nuit.

La CLA est aussi une association militante et n’hésite pas à l’ouvrir quand il le faut.

 

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"Liberté" de M Art'In

http://blogs.mediapart.fr/blog/m-artin/290314/expo-sur-leau

Harmonie 

 

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Le conséquentialisme en morale ne consiste pas à reconnaître que les conséquences de nos actes "ajoutent" à leur volonté ou à leur malice. Il consiste à soutenir que la valeur morale d'un acte est contenue tout entière ou essentiellement dan ses conséquences. En effet, il est important de noter qu'il n'est pas nécessaire au conséquencialisme de faire preuve de purisme en affirmant que seules les conséquences d'un acte entrent en ligne de compte afin d'en déterminer la valeur morale. On peut distinguer ici deux grandes façons de comprendre le sens du concept de conséquencialisme. Il y a  pour commencer le conséquencialisme selon l'acceptation du sens commun, ou encore selon des théories que l'on peut qualifier d'"absolutistes", qui soutient effectivement que la valeur morale d'un acte est contenue tout entière dans les conséquences de celui-ci. Il existe ensuite une seconde forme de conséquencialisme en philosophie morale. Cette dernière ne dit en rien que les conséquences morales sont le seul critère moral de celui-ci. Elle affirme seulement que  nous devons accomplir un acte quelconque de façon à ce qu'il ait les meilleures conséquences prévisibles, afin de maximiser une valeur morale, "toutes choses étant égales par ailleurs", ce qui signifie que d'autres facteurs normatifs peuvent assurément entrer dans l'évaluation morale de l'acte mais que l'examen des conséquences est essentiel à l'évaluation morale, à titre de facteur prioritaire (Kagan, 1998,p.60, même si Kagan https://fr.wikipedia.org/wiki/Elena_Kagan défend finalement la première interprétation). cité dans "Introduction à l 'éthique" de Jean-Cassien Billier http://formation.sciences-po.fr/en/enseignement/2013/chum/1260 : page 8

 http://www.seuil.com/ouvrage/la-deconnomie-jacques-genereux/9782021241198

Penser l'autre en sachant que "Notre cerveau n'est pas fait pour penser mais qu'il est le fruit d'une longue évolution qui a sélectionné des dispositifs mentaux qui présentaient un avantage pour la survie et pour la reproduction d'animaux sociaux vivant en petite bandes, c'est-à-dire principalement des dispositifs qui développent les capacités sensorielles et motrices, permettent d'anticiper un menace, facilitent la communication avec les congénères et la compréhension des intentions et des réactions de ces derniers. Ce qui compte dans le processus de sélection, c'est uniquement le résultat pratique de l'action des individus, et non l'exactitude du raisonnement qui sous-tend cette action. Ce processus sélectionne donc des actions ou des réactions rapides et appropriées pour sauver sa peau, pour séduire un partenaire sexuel, pour consolider sa place dans la bande, autrement dit, des réflexes efficaces, des "trucs qui marchent". La connaissance vraie des phénomènes en jeu (de la psychologie du léopard ou des causes de la foudre, par exemple) ne procure en elle-même aucun avantage pratique pour la survie. En fait, comme l'écrit le biologiste Thomas Durand https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_C._Durand : "Le cerveau, issu d'une longue évolution, sélectionné pour la survie et la reproduction de nos ancêtres, n'a pas été construit, et on peut le déplorer, pour que nous philosophons avec." Entre le cerveau de nos ancêtres rongeurs (au moment de l'extinction des dinosaures) et ce lui d'homo sapiens, il s'est écoulé soixante-dix millions d'années de sélection naturelle commandée par la survie et le reproduction de l'espèce. Nos fonctionnements cérébraux innés, ceux qui déterminent notre façon de raisonner spontanée, automatique, sans réfléchir, sont ceux qui ont assuré le succès évolutif de notre espèce.

Cela dit, notre cerveau n'a pas été fabriqué pour penser, il peut aussi servir à penser. Au sein de l'espèce humaine, l'évolution de la taille du cerveau et du mode d'alimentation, la sophistication des relations sociales et de la communication, le développement du langage, etc..., ont engendré une expansion des capacités cognitives http://dictionnaire.reverso.net/francais-synonymes/capacit%C3%A9%20cognitive et multiplié les occasions d'employer celles-ci à réfléchir pour comprendre les choses et l'environnement. Mais cette capacité au raisonnement intelligent n'implique en rien l'automaticité de ce dernier. Si l'intelligence rationnelle était un réflexe inné, alors la philosophie rationnelle et la science seraient apparues avec l'homme moderne (homo sapiens) voilà deux cent mille à trois cent mille ans. or celles-ci, n'émergent progressivement que depuis deux mille cinq cent ans, ne constituent à l'évidence pas un mode de pensée transmissible par l'hérédité et peinent, aujourd'hui encore, à s'imposer, même dans les nations qui sont à l'avant-garde du progrès scientifique.

Nous avons donc, pour faire simple, un cerveau qui fonctionne à deux vitesses, pour reprendre la formulation de Daniel Kaheman https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Kahneman.

Le système 1, rapide, réflexe, agit et réagit en permanence sans même que nous en ayons conscience. C'est, en quelque sorte, le pilote automatique de notre entendement, celui qui reste aux commandes tant que nous ne faisons pas un effor délibéré pour activer

le système 2.

Ce dernier est le siège de l'analyse rationnelle, de la réflexion bien pesée, du questionnement rigoureux, du raisonnement logique, bref de tout ce que, par simple commodité, je résumerai ci-après sous le terme "intelligence". Cette intelligence, elle, n'est pas rapide, elle exige du temps, de la lenteur, de la concentration ; elle n'est pas un réflexe, mais un acte de la volonté soutenu par un effort exigeant et par le désir de comprendre, de connaître ; enfin, elle a besoin d'une méthode d'analyse pour être efficace, cette méthode que l'on appelle science et dont l'élaboration a elle-même exigé plus de deux mille ans de réflexions préparatoires.

Cette présentation des deux vitesses de la pensée n'est qu'une métaphore comme pur souligner ceci - qui constitue d'ailleurs une première explication de la "bêtise des intelligents" : l'intelligence rationnelle n'es qu'un potentiel de l'esprit humain, ce n'est pas un réflexe qui, lui, n'a absolument pas été conçu pour la recherche rigoureuse de la vérité. Le souci majeur tient au fait que la pensée réflexe n'est pas vraiment assimilable à un système de pilotage automatique qu'il suffirait d'éteindre en appuyant sur un interrupteur pour passer au pilotage intelligent par un "cerveau rationnel".    

Ainsi, même quand nous faisons effort pour réfléchir, notre pensée réflexe n'est pas "éteinte" et, si nous n'en sommes pas avertis et ne nous en défions pas en permanence, cette pensée réflexe induit de multiples biais cognitifs https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif, c'est à dire des formes spontanées de raisonnement qui entrave notre capacité à l'analyse rationnelle.

RENDEZ-VOUS LE MERCREDI 15 FEVRIER A 9H45 AU CAFE JUSTE A COTE DE LA COMMUNE LIBRE D'ALIGRE !!!

A bientôt.

Amitié.

 

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