Linden Blossom https://www.youtube.com/watch?v=NANayylAn-4 !!!

Voyageur, le chemin C'est les traces de tes pas C'est tout; voyageur, il n'y a pas de chemin, Le chemin se fait en marchant Le chemin se fait en marchant Et quand tu regardes en arrière Tu vois le sentier que jamais Tu ne dois à nouveau fouler Voyageur! Il n'y a pas de chemins Rien que des sillages sur la mer. Antonio Machado Source : http://www.poesie.net/macha4.htm

CHINOIS ?  VOUS AVEZ DIT CHINOIS ?

              Tout comme le cosmos a changé de visage à travers le Temps, ou comme «  l’Atome primitif » n’était pas un atome, ni celui de Démocrite, ni celui du boson de Higgs, les Vénitiens ne sont plus Vénitiens. Eh, oui ! Le pain à l’épeautre n’est pas le pain d’épeautre.

Et la redoutable glace Vénitienne qui mit le feu aux neurones des plus mythiques stars du monde entier, n’est plus redoutable même  pour nos papilles. Elle aussi victime du syndrome « Lost In Translation » a perdu son ADN, ce mystère qui faisait qu’elle était ce qu’elle était !

 

Comme l’avait bien vu William James :

«  So Long As No One Asks Us To Definite It »

Aussi longtemps que personne ne nous demande de le définir, ce mystère nous fait courir au bord de l’abime.

Mais alors ? Fidèle au principe « Rien ne se perd rien ne se créer » j’active mes neurones et me mets en quête pour trouver le code.

Mais où est passé ce « Presque rien, ce je ne sais quoi » qui mettait le feu à mes potentiels virtuels depuis mes papilles jusqu’à ce saisissement de l’Être du créateur ?

J’ai beau lécher, relècher et  pourlécher chaque flocon-cristal de ma glace en long et en travers pour, sinon recevoir l’intuition géniale de Kepler avec son flocon de neige révélateur de l’Univers, du moins en extraire la substantifique  moelle, mais… 

Le mystère résiste et fait la sourde oreille.

  Pourtant tout est bien là, tel quel. Le décor un brin désuet mais d’un charme prenant, les cornets et bibelots avec leurs décos baroques, enfin tout.

Sauf les acteurs.

Qui à n’en pas douter de par leurs paupières bridées sont résolument asiatiques. Et plus précisément Chinois.

Et çà change tout !

Alors je sors mon artillerie spécifique pour ouvrir le champ de réflexion.

 Je vais droit au symbole et pique la banderille de choix : Confucius.

Avec l’air de celui qui se croit en terrain conquis !

Mais que nenni !

 Telle une chouette en plein jour, je vois le sourire rituel, ce sourire inoxydable, se tordre et le visage faire place à une face hébétée.

Tout se bouscule. En réponse rétroactive synchrone avec le pic d’une phase de déréalisation, je reçois, introjectée depuis les limbes de mon cerveau limbique un flash en résonance avec l’actualité.

           À la faveur de ces dissonances perceptives, une scène venue d’ailleurs s’invite et je reconnais le Président Américain, Donald « Himself », les mains en corne de brume, l’œil racoleur, caresser d’une voix de célesta  :

 « Hey ! Man ! Can That « Gelato » With  its Gentle Cherry Blossom On Your Balistic Missile Fire Yu ? »

       Suivi dans la foulée de la réplique tout aussi improbable de PyongYang  :

 «  Hey ! Welcome with That Rock’n Roll Compromise !

 Your Nice gelato  Just Shift My Political Winds ! 

Heaven, I’m In Heaven ! »

 

Sur cette réplique ailée « Sampling Discursif »  du « So Crazy » Governator, je me réactualise et…  De coups de langues bien rythmés en  claquettes, reprends ma dégustation « Easy Game »…

 Eux les nouveaux Vénitiens, ils sont là. Ont repris sans état d’âme leur sourire-culte.

 Je sens quelque part à leurs mode d’être, oui, que ces nouveaux Vénitiens aux yeux bridés, gavés aux vestiges de la Rome antique, semblent avoir perdu leur Père. Et leurs repères.

Ils ne font plus sens.

 Ou plutôt, le sens s’échappe… Entre les hoquets des vaporettos.

 Mon regard toujours glouton, un rien pervers, se perd avec complaisance sur les objets de cette gelateria.

Soudain, perché sur les hauteurs voûtées du lieu, je distingue un médaillon. Me sens ciblée, comme un œil de caméra.

Je focalise sur ce passager clandestin et reconnais le portrait de Mao !

Oui ! Il est bien là leur Père !  Cet écouilleur de moines ! Ce fossoyeur de Culture !

 Sauf qu’il se tient presque comme en image subliminale…

Une distance semble brouiller son regard tandis que de ses yeux écarquillés il contemple les croisements grouillants autant que dissolvants des cultures, dessinant les fondements d’un nouveau concept d’identité : multiples.

« Moderato Andantino » Je poursuis précautionneusement ma séance de pourléchage, espérant retrouver les sensations d’antan.

 C’est alors que venant des limbes j’entends ma voix intérieure :

 « Il n’y a pas de bon père, c’est la règle. Qu’on en tienne pas grief aux hommes, mais au lien de paternité qui est  pourri ».

 Ce ton un peu péremptoire, vous l’avez reconnu ?

 Oui ! Le Pape de l’existentialisme, J.P Sartre.

                  Le reste, ma foi, l’insaisissable « Unbewusst », appartient au « Royaume intermédiaire » comme le définissait Freud…

Déjà mon vieux pote Spinoza ricane et me balance son sulfureux corollaire :

« Nul ne sait ce que peut le corps ! »

 

Sauf que là, c’est un ice-berg-cream sous le « Gelato »…

Poésie de Linden Blosom

(blog Mediapart en cours de construction, blog actuel : https://www.youtube.com/watch?v=NANayylAn-4)

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